Escapade dans l’Orne (14 et 15 avril 2026)

 Mardi 14 avril nous avons rendez-vous devant l’église Ste Jeanne de Chantal Porte de St Cloud à 08h00. Nous y retrouvons notre car conduit par Arnaud que certains d’entre vous connaissent.

Premier jour

        Nous prenons la direction de Camembert (180 km), petit village du Pays d’Auge de 168 habitants. Il est le berceau du célèbre fromage inventé par Marie Harel en 1791, AOC depuis 1983 et  AOP (Camembert de Normandie) depuis 1996.

Nous visitons le musée du Camembert qui retrace toutes les étapes de la fabrication et qui propose une riche collection de machines et de boites françaises et étrangères (!).

A la fromagerie Beaumoncel, nous pouvons voir les ouvriers à l’œuvre.

Ensuite nous sommes accueillis à la maison du Camembert pour une dégustation de 3 fromages à différents niveaux d’affinage, accompagnée par un verre de cidre normand.

Un passage à la boutique a permis de faire des achats de divers produits et de constater par la suite que la soute du car était étanche aux odeurs !

        Nous reprenons la route pour un court trajet (5 km) jusqu’à Vimoutiers. 

S’y trouve une statue de Marie Harel décapitée lors des bombardements américains de 1944. Sur la place de l’Hôtel de Ville se tient une nouvelle statue offerte par les ouvriers d’une fromagerie américaine en 1953, en excuse des dégâts de 1944.

Nous déjeunons au « Soleil d’Or » qui nous accueille avec une pancarte de bienvenue sur le trottoir. 

        Une fois restaurés, nous nous dirigeons à 22 km (pas le temps d’une sieste digestive !) vers le Haras du Pin, le « Versailles du Cheval ».

En 1665, Colbert crée l’administration des haras royaux pour pallier le manque de chevaux de l’armée de Louis XIV.

D’abord implanté à St Léger en Yvelines, le premier des haras royaux est déplacé en 1714 sur le site actuel choisi par François Gédéon de Garsault (grand écuyer de Louis XIV).  

Vers 1790 le haras devient un lieu privilégié pour l’amélioration des races françaises.

Haras national jusqu’en 2013, il est transféré au secteur privé. Ses fonctions actuelles sont l’organisation de compétitions sportives et de spectacles équestres, des formations en sellerie et maréchalerie, de cavaliers, de jeunes chevaux et d’attelage.

Depuis 2017 le haras accueille le centre de valorisation des races normandes (chevaux et ânes).

En compagnie de notre guide (et de la chatte Henriette) nous visitons la sellerie d’honneur, les écuries, les voitures hippomobiles en passant devant un marronnier planté vers 1863 et la tombe de Furioso, pur-sang anglais, père de plus de 300 chevaux. Il est enterré debout, la tête tournée vers le champ de course.

         Nous reprenons la route pour 40 km vers l’Aigle où nous dinons et passons la nuit à l’hôtel du Dauphin.

Marie-Hélène CHARAU

Second jour

Après un petit déjeuner copieux, nous nous sommes dirigés vers Saint Sulpice sur Risle pour la visite de la Manufacture BOHIN. Créée en 1833 pour la fabrication d’objets en bois, c’est en 1868 que Benjamin BOHIN se lance dans la fabrication d’aiguilles à coudre et d’épingles. Cette manufacture est la seule en France. 27 étapes sont indispensables sur une période de 2 mois pour transformer le fil d’acier (reçu de Chine car cette activité n’existe plus sur notre territoire) en aiguille inoxydable. Pendant la période de l’âge d’or de la couture, 500 personnes étaient en activité, actuellement 6 personnes sont suffisantes pour donner naissance aux aiguilles BOHIN.

Déjeuner au restaurant Le Comptoir du Paradis à la Ferté en Ouche où nous avons découvert le camembert grillé, un délice pour qui aime le fromage.

A quelques enjambées du restaurant nous attendait un mini train pour nous transporter vers le Château des Rêves, Château La Ferté-Fresnel. Le guide, Pierre-Henri, habillé en fraque, nous a promenés dans les pièces du rez-de-chaussée en nous expliquant les us et coutumes de la grande bourgeoisie sous Napoléon III. Un petit goûter a été servi au bar. Puis un dernier petit tour en mini train dans la propriété où nous pouvons admirer diverses sculptures avant de reprendre la route en direction de Paris.

Monique Meunier

Diaporama
(mot de passe si demandé: urclparisidf)

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