Découverte gastronomique du Gers du 12 au 18 septembre 2026

Tout le monde est à l’heure devant le Café Capone pour notre départ vers le Gers. Taoufiq nous conduit jusqu’à Saran où nous retrouvons Jacques qui sera notre chauffeur pendant tout le séjour.
Un accident sur l’autoroute provoque un embouteillage qui nous retarde de 20 minutes sans grande conséquence.
Après le déjeuner à l’Auberge de Puytren (Pierre- Buffière) nous reprenons la route vers Castéra-Verduzan. Dans le Gers nous faisons connaissance avec les routes (sinueuses).
A l’arrivée du car (19h15 juste pour le diner) nous attend Chantal qui sera notre guide pendant le séjour.
A l’hôtel des Thermes, le patron Edouard Bon étant absent jusqu’au lendemain, nous sommes accueillis chaleureusement par Sandrine.
C’est dans cet hôtel que nous prendrons tous nos repas.
Dimanche 13/09
-Domaine de l’Airial / Lagraulet du Gers / Vinaigrier : Cécile (et Rémy) cultive ses vignes, vinifie ses raisins puis les transforme elle-même en vinaigre avant de les élever longuement en barriques d’acacias, de cerisier, de châtaignier ou de chêne.
-Bastide de Bassoues : le donjon (43m de haut), la halle-rue, l’église Ste Marie avec son bénitier des Cagots (lépreux).
-Lupiac : musée d’Artagnan (Charles de Batz de Castelmore d’Artagnan – 1611/15-1673).
Soirée Loto à l’hôtel avec des produits régionaux pour lots.
Lundi 14/09
-Condom : Statue des 4 mousquetaires, du sculpteur russe géorgien Zourab Tsereteli. Il a offert la statue à la ville en remerciement de son intronisation dans la confrérie des mousquetaires d’Armagnac qui organise son chapitre annuel dans le cloître de Condom.
-Ferme L’Bufala / Caussens / Élevage de bufflonnes : Lucile (Fabien et Matéo) élève des bufflonnes pour le lait qu’elle transforme en divers produits (fromages, yaourts…).
Les vaches de race Jersey servent de nourrices aux veaux.
La petite dernière-née bufflone – Ariel – est âgée de 10 jours.
-Auch : Nous visitons la Cathédrale Ste Marie où se trouvent 18 vitraux d’Arnaud de Moles ainsi que 113 stalles en bois dans le chœur.
Nous poursuivons par une promenade dans la ville en passant dans les Pousterles : ce sont des rues médiévales étroites en escalier qui permettaient (surtout aux femmes !) de remonter l’eau des rives du Gers vers la ville haute.
Nous terminons en passant devant la maison à colombage où Henri IV aurait séjourné.
-Ferme du Hitton / Biran / Élevage d’ânesses : Cécile et Manu élèvent des ânes des Pyrénées et participent ainsi à la préservation de cette race locale.
Les ânesses sont gardées une quinzaine d’années pour la reproduction et le lait. Elles sont ensuite vendues à des particuliers qui possèdent souvent de grandes surfaces à entretenir : ce sont d’excellentes tondeuses !
Les mâles sont vendus ou échangés avec d’autres élevages soit pour la reproduction soit pour être dressés comme animal de bât pour les randonneurs.
En complément du lait qui permet la fabrication de produits cosmétiques, Cécile et Manu distillent des plantes aromatiques afin d’obtenir de l’huile essentielle et de l’eau florale.
Mardi 15/09
-Lectoure : Visite de la cathédrale St Gervais-St Protais avec son clocher-tour de 45m de haut.
Nous visitons ensuite le musée qui consacre une salle au Maréchal d’Empire Lannes et à l’amiral Boue de Lapeyrère.
La ville ayant été occupée dès la préhistoire pour devenir un oppidum et une cité gallo-romaine, le musée (un des plus anciens de France) possède des ensembles d’archéologie et surtout une collection de 12 autels de culte dits « taurobolique » du IIème et IIIème siècle. Cette collection est la plus importante après celle de Rome.
La visite se termine par une pharmacie de la Belle Époque avec des boiseries style Directoire, des pots en verre soufflé à la canne et divers appareils médicaux.
-Chocolaterie Ethiquable / Fleurance : la chocolaterie travaille avec 35 000 producteurs de 24 pays. La découverte de la transformation de la fève de cacao à la tablette se fait à travers un parcours immersif. La visite se termine par une dégustation.
-Domaine d’Embidoure / Réjaumont / Le Floc de Gascogne : Nathalie (viticultrice et ancienne sportive de haut niveau en basket) et sa sœur Sandrine (œnologue) ont repris l’exploitation familiale qui existe depuis 3 générations (1955). Elles produisent des vins IGP Côtes de Gascogne, du Floc de Gascogne et de l’Armagnac.
Le Floc répond à un cahier des charges très précis et a le label AOC depuis 1990.
Le Floc c’est 1/3 d’Armagnac et 2/3 de vin blanc (Ugni, Colombard, Gros Manseng) ou vin rouge (Cabernet franc, Cabernet Sauvignon, Merlot, Tannat).
Il est commercialisé après 3 ans de mise en cuve.
Il se conserve 3 ans bouteille fermée, 3 mois bouteille ouverte.
Soirée dansante à l’hôtel.
Mercredi 16/09
-Ferme Roques / Montesquieu / Les Pruneaux : Pascal, avec énormément d’humour, nous fait part de sa passion pour la prune d’Ente indispensable pour réaliser le pruneau d’Agen, de la culture à l’élaboration d’environ 40 produits (crèmes, confitures, barres énergétiques, jus…) en passant par les vertus de ce fruit (allié minceur, magnésium, potassium, antioxydant, bienfait sur les os…).
Il peut donc être consommé sous différentes formes, même chaud, mais il faut alors rester chez soi… effet assuré ! Il est cependant déconseillé aux personnes diabétiques.
-Domaine de Pouypardin / Condom / Les vins de Gascogne : Stéphane, récemment installé cultive 7 hectares de vignes. Après la visite des chais, il nous convie à une dégustation de ses différents vins.
-Domaine Le Courrejot / Condom / L’Armagnac : Vincent (3ème génération) perpétue la tradition de la production d’un armagnac d’exception, de la vigne (Ugni blanc, Baco blanc, Meslier st François) au chai à barriques (fûts de chêne) en passant par l’alambic en cuivre.
La visite se termine bien entendu par une dégustation.
Après le dîner, le patron de l’hôtel nous propose quelques énigmes dont certaines réponses, il faut le reconnaître, nous laissent un peu perplexes.
Puis certains d’entre nous font un passage au casino… avec diverses fortunes !
Jeudi 17/09
-La maison Ramajo / Demu / Le foie gras : nous sommes accueillis par Patricia (et Ikrane, une stagiaire) et par un concert de bienvenue de la part des oies.
Les oies et les canards sont élevés, tués et transformés sur place. La maison Ramajo assure de bout en bout la continuité de la chaine, du poussin aux produits finis. Cette conserverie est une des rares à posséder un couloir de visite dans le laboratoire de transformation. Cela permet de bien voir toutes les étapes.
Avant de recevoir les poussins (uniquement des canards mâles pour le foie gras), le sexage des œufs est assuré par une société possédant un robot (I.A.) pouvant trier 20 000 œufs par heure. C’est par la couleur des yeux, visible par l’I.A. entre 9 et 13 jours après la ponte, que se fait la sélection. Les mâles (yeux sombres) sont menés à l’éclosion. Pour les femelles (yeux clairs), l’incubation est stoppée et l’œuf valorisé dans l’alimentation animale et la transformation industrielle.
A l’âge de 12 semaines pour les canards et 14 pour les oies, après une vie en plein air, le gavage se fait 2 fois par jour pendant 12 jours pour les canards et 3 fois par jour pendant 20 jours pour les oies. Pendant cette période, ils sont enfermés dans un enclos pour éviter qu’ils ne se déplacent de trop.
Il est à signaler que les animaux que nous avons vus sont très bien traités, car un cahier des charges impose des normes très strictes pour pouvoir bénéficier des labels de qualité qui récompensent la maison Ramajo.
La dégustation a été fort appréciée !
-Château de Lavardens : il est construit au XVIIème siècle sur l’emplacement d’une ancienne forteresse médiévale établie au point culminant de la commune (emplacement attesté en 1140).
Nous y retrouvons d’Artagnan, une exposition lui est actuellement consacrée.
-Abbaye de Flaran / Valence sur Baïse : fondée en 1151, cette ancienne abbaye cistercienne est l’un des ensembles monastiques du XIIème siècle les mieux préservés du sud-ouest.
Après le cloitre, la salle capitulaire et la cuisine, nous terminons la visite par le jardin des simples.
Après le dîner, dernière intervention d’Edouard Bon avec de nouvelles énigmes.
Vendredi 18/09
Comme d’habitude, tout le monde est à l’heure pour le retour vers Paris.
Tout au long du séjour nous avons apprécié la convivialité et la bonne humeur de tout le personnel y compris le patron de l’hôtel : une mention particulière pour le chef cuisinier qui nous a régalés à chaque repas. Le midi nous trouvions sur les tables un résumé des évènements qui s’étaient passés à la date du jour des années antérieures.
Tous les producteurs que nous avons rencontrés sont passionnés et passionnants. Pour beaucoup, ils avaient quitté le Gers mais sont revenus pour reprendre une exploitation familiale.
Tous privilégient le local, la qualité à la quantité, prennent le temps pour élaborer leurs produits, et prennent plaisir à transmettre leurs connaissances.
Quant à Chantal, qui nous a guidés de main de maître, nous avons apprécié ses explications et anecdotes, sa bonne humeur et son humour.
Elle a félicité notre groupe pour la ponctualité et la bonne ambiance générale.
Jacques nous a conduits avec beaucoup de dextérité sur les routes du Gers pas toujours adaptées à un car.
Nous prenons un dernier repas à Montauban Chez Ernest, sous la surveillance du chat Bouboule.
Nous arrivons à Paris à 21h30.
Marie-Hélène Charau, accompagnatrice
Diaporama
(mot de passe si demandé: urclparisidf)
