Décès de notre Président Alain JUNQUA

Le Conseil d’administration, profondément touché par la disparition brutale de son président, salue un magistrat qui a consacré sa vie au service de la justice, avec une attention toute particulière à l’enfance en danger. Pendant vingt ans, il s’est attaché à ce que Concorde, riche de son expérience et de ses savoir-faire, reste fidèle à ses valeurs fondatrices, à ses orientations et à ses engagements, à ce que l’enfant, l’adolescent, le jeune majeur, demeure au centre de ses préoccupations, au cœur de l’action collective et individuelle comme il l’a toujours été depuis l’origine de l’association en 1969. Animé de ces mêmes convictions, le conseil d’administration, impliqué durant toutes ces années à ses côtés, poursuivra son engagement dans cette voie, soutenant le travail des maisons et des services de l’association, de ses personnels qui œuvrent pour accompagner les jeunes qui leur sont confiés.

 

Le mercredi 14 octobre, une messe d’adieu à M. Alain Junqua, président de notre association a été célébrée dans la cathédrale Saint-Louis de La Rochelle. Personnels et administrateurs de Concorde se sont déplacés très nombreux pour partager ce moment de recueillement. Le cercueil a été déposé au chœur de la cathédrale par six porteurs de Concorde exprimant par ce geste l’affection et la reconnaissance de ceux dont il a présidé, la destinée pendant vingt ans.

 

 

Florence Mazerat, directrice générale, a prononcé une allocution.

 

Monsieur le Président,

Cher Président,

Nous voilà tous réunis aujourd’hui pour vous saluer, car vous avez décidé de nous quitter brutalement. Je ne pensais pas avoir à rendre cet hommage un jour.

Il y a 20 ans, quasiment jour pour jour, le 13 octobre 2000, vous preniez la présidence de l’Association Concorde.

Vous avez été un formidable Président, homme de conviction, attentif à tous, fervent défenseur de la cause de la jeunesse, bienveillant et ce n’est pas un vain mot.

L’année 2020 est très éprouvante pour nous tous, salariés, administrateurs, adhérents de l’Association « Concorde », nous avons perdu des êtres chers. Je pense à Sylvain LESUEUR et à Peter IVI.

Lors des obsèques de Sylvain, nous l’avions présenté comme le capitaine du navire « Chevreul ».

Et bien vous, vous étiez l’Amiral du vaisseau « Concorde ».

Le cercueil est porté par des personnels de Concorde

Durant 20 ans, vous vous êtes investi pour que l’Association se développe, et soit reconnue dans le champ de la protection de l’enfance.

Vous n’avez pas été un simple Président, mais un Président courageux, n’hésitant pas à prendre des risques dans certains projets éducatifs, à défendre les causes que d’autres auraient pu croire perdues, à nous soutenir dans les épreuves et ces dernières années, nous avons été servis.

Mais il y a eu des moments de bonheur, de joie, des moments forts.

En juin 2019, nous avons fêté les 50 ans de « Concorde ». Durant 5 mois, vous avez été le chef d’orchestre pour préparer cette belle fête.

Vous connaissiez tous les personnels et aviez une grande complicité avec les cadres. Vous étiez attentif à chacun d’entre eux et je peux parler en leur nom, ils aimaient être avec vous, partager des moments de complicité et discuter de tout et de rien. Vous preniez le temps d’être à leur écoute.

Malgré votre départ anticipé, soyez assuré que nous continuerons l’aventure avec le soutien du Conseil d’Administration et de Claude CHIROUSE, co-fondateur de l’Association.

Mais maintenant, je veux parler de moi, de la relation que nous avions tous les deux. Ça été une belle rencontre. Je tiens à vous dire que vous étiez pour moi, un mentor, un père spirituel.

Avec vous, j’ai appris beaucoup, vous m’avez accordé votre confiance, soutenue, accompagnée.

Vous avez su faire preuve de bienveillance, d’empathie dans les moments difficiles que nous avons traversés. Je veux parler entre autres du jeune Ali qui est décédé en octobre 2019. Ensemble, nous avons surmonté ces épreuves.

Il y a eu aussi, les moments de complicité. Nos missions au Sénégal et plus récemment, il y a quinze jours dans notre chalet « Les Clarines » dans le Jura.

Nous avions encore beaucoup de projets à concrétiser ensemble.

Alors, vous allez nous manquer, me manquer.

La famille « Concorde » perd une nouvelle fois un des siens.

Je pourrais dire encore beaucoup, beaucoup de choses mais le temps m’est compté. En vingt ans de complicité, nous avons toujours eu à nous féliciter de la pertinence de vos jugements et de votre engagement.

Alors, comme l’Amiral que vous étiez, nous vous laissons voguer et vous demandons de veiller sur nous, ici tous réunis avec votre éternelle bienveillance.

Vous pouvez être fier de ce que vous avez donné et accompli.

Maintenant, reposez en paix, Monsieur le Président.