Le rapports d’activités et de gestion 2014 adoptés à l’unanimité

C’est un document d’une soixantaine de pages, attaché à donner du sens au bilan de l’année, l’inscrivant dans le prolongement des actions antérieures et traçant déjà celles de 2015, préparé très collectivement par les cadres des maisons d’enfants et la direction générale, qui a été soumis à l’assemblée générale. Il souligne le travail conséquent de tous, toutes catégories socioprofessionnelles confondues, insiste sur celui considérable des cadres et des équipes autour de la formalisation des pratiques et de l’émergence de nouveaux protocoles correspondants aux exigences du cadre légal de travail. L’insertion scolaire et professionnelle sont les deux axes incontournables du développement de l’autonomie et des compétences. Ils se déclinent avec rigueur dans chaque maison et se diversifient pour que l’accompagnement de chaque jeune soit effectif, adapté à sa situation : 54% d’entre eux suivent une scolarité traditionnelle en collège, lycée, lycée professionnel, 15% fréquentent un atelier scolaire en interne permettant de proposer une alternative et un sas avant une éventuelle scolarisation, 20% sont en apprentissage et 11% relèvent d’un enseignement spécialisé. L’accès à l’autonomie se concrétise dans le partenariat avec les foyers de jeunes travailleurs et l’association Essor 93, avec le développement de gestion d’appartements par les jeunes, l’adhésion à l’association Interlogement 93. Le rapport souligne la volonté d’améliorer le travail avec la famille, quelle que soit la diversité des situations, de mener des actions concrètes pour accompagner les parents. Un partenariat avec l’association Culture de Cœur y aide. Il s’agit d’impliquer les parents dans la vie quotidienne de leur enfant, les faire participer au projet du mineur, construire avec eux les solutions permettant de résoudre les problèmes ayant conduit à une mesure de placement. Les séjours éducatifs nombreux, une vingtaine dans dix-sept départements à l’exception de la région parisienne, concernent tous les modules. Ils représentent 2 038 journées, tous services confondus. Chaque foyer conduit des actions particulières, en fonction des besoins exprimés ou du contexte local : réécriture des projets de service, soutien scolaire, ateliers dessin, peinture, participation aux forums des associations, projets santé, rencontres sportives, préparation de spectacles, séjours culturels, marché de Noël… Au sein des équipes, la psychologue participe à l’accompagnement du placement de chaque jeune ; elle est présente dans de multiples initiatives, aide les équipes dans l’analyse des pratiques. En 2014, la Direction Générale a maintenu l’élan impulsé en faveur des actions de formation des salariés, ce qui a été considéré comme une force par les évaluateurs externes. 45 personnes soit 35% des personnels ont été concernées. En 2014, le DAP (Dispositif d’Accueil Personnalisé) a limité son effectif d’accueil à vingt jeunes. La formule hôtelière initiale est désormais remplacée par un hébergement en appartement, plus satisfaisant. Si les premiers temps sont aléatoires, les nouveaux arrivants finissent pas « se poser », ce qui n’exclut pas des crises parfois très violentes qui rendent complexe la relation duelle avec le personnel éducatif. L’équipe dirigeante a été renforcée, avec un chef de service épaulé par trois coordinateurs. La prise en charge demande beaucoup d’énergie ; seuls deux jeunes n’ont pas pu s’inscrire dans un dispositif de scolarisation ou de Mission Locale, ou encore d’intégration en institution spécialisée. Un bilan prometteur pour l’avenir. Le CPI « Les Sorbiers » accueille des mineurs placés en application des dispositions de l’ordonnance de 1945, sur décision du juge des enfants. En dépit des risques d’échecs de ces mineurs en extrême difficulté, nombre d’entre eux ont pu faire aboutir leur projet. Sur dix-neuf jeunes sortis, sept ont intégré une autre structure, dix sont retournés en famille, deux ont fugué. La direction générale soutient l’équipe dans l’effort de formation.