Vie de l’association

La lettre n°66Vie de l'association

Fête du 24 juin 2016

L’association a pour la première fois organisé une fête associative ouverte à l’ensemble des salariés et leurs familles. Celle-ci s’est déroulée le vendredi 24 juin 2016 dans la salle des fêtes de Franceville gracieusement prêtée par la mairie que nous remercions encore. Une fois n’est pas coutume, nos cuisiniers n’ont pas préparé le repas car nous avons fait appel à un traiteur qui a concocté une savoureuse paella sur place. Le comité des fêtes a pu bénéficier de l’aide de nombreux salariés en amont de la soirée pour que tout soit parfait et nous les en remercions !

Un DJ a géré l’ambiance musicale toute la soirée tant au moment du repas que lors de la soirée dansante qui a suivi et qui a mobilisé un grand nombre de participants petits et grands ! Les membres du Conseil d’Administration et la Direction Générale
étaient bien évidemment présents et ont pu échanger avec l’ensemble des salariés au cours de la soirée. Beaucoup de retours positifs ont été reçus et nous songeons, d’ores et déjà, à l’organisation de la version 2017 !!!

Sandrine Baillergeant – Cadre technique

La lettre n°66Vie de l'association

Atelier décoration A LA MAISON Aristide Briand

A fin de donner un nouvel éclat à la maison, les éducateurs et les jeunes se sont mobilisés durant les vacances scolaires de février et d’avril. Deux chantiers ont ainsi pu être réalisés avec succès grâce à l’implication de tous. Le grand dégagement à l’entrée du foyer et la partie haute de la salle télé ont fait peau neuve, le bureau du chef de service a pris des couleurs, les canapés ont été refaits à neuf. Dans la foulée, des rideaux commandés de longue date ont été installés dans toute la maison pour le plus grand bonheur de tous.

Laura Oudin – Educatrice

La lettre n°66Vie de l'association

Gérard Pringault, membre d’honneur de Concorde

Le 9 juin dernier, sur proposition de M. Junqua, président de Concorde, l’assemblée générale unanime a décerné le titre de membre d’honneur de l’association à Gérard Pringault. Engagement , Accueil, Protection, Ecoute, Partage, Convivialité, Solidarité, Justice, Intérêt supérieur de l’enfant : ce sont par ces mots que fut résumée la carrière de G. Pringault, lors de son départ en retraite. Cela méritait bien un titre honorifique des plus légitimes pour celui qui fut co-fondateur de l’association et la dirigea 44 ans avec passion.
Ps : de gauche à droite, G. Pringault, A.Junqua et J.-P .Rosenczveig, le 18 mai 2004, lors de l’inauguration du Service d’Accueil des Mineurs à Montfermeil.
La lettre n°65Vie de l'association

Intervention de Madame Sylvie Croquin

Nous sommes en 1791. La France se dote de nouvelles institutions dont le fonctionnement est organisé dans la Constitution qui sera adoptée le 13 septembre 1791 et s’oriente vers un régime de monarchie constitutionnelle. Dans ce climat d’intense activité des constituants, l’assemblée va voter entre le 25 septembre et le 10 octobre 1791 le premier Code Criminel. Il est important de constater que le titre V est consacré à l’influence de l’âge des condamnés sur la nature et la durée des peines ; que les 4 premiers articles du titre sont en réalité consacrés aux mineurs et qu’il s’agit de la première fois. En effet le texte clarifie la détermination de la minorité pénale qui est fixée à 16 ans ainsi que la notion de discernement ; il offre la possibilité au juge de prononcer des peines atténuées. Dans son article 1er. il est prévu de poser la question suivante : « le coupable a-t-il commis le crime avec discernement ? » Si la réponse est non (article 2), le mineur est acquitté ; il peut aussi être remis à ses parents ou placé dans une maison de correction. Si la réponse est oui (article 3), la peine de mort est commuée en 20 ans de détention dans une maison de correction ; les autres peines peuvent également être atténuées. L’évolution du droit des mineurs ne cessera plus ; en 1814 on construit des prisons d’amendement ; en 1906 la majorité pénale est définitivement fixée à 18 ans. Le 12 juillet 1912, le principe de l’irresponsabilité pénale du mineur de 13 ans va être mis en place ; les mineurs de 13 à 18 ans seront jugés par une formation spéciale à l’origine du tribunal pour enfants ; des enquêtes sociales et familiales pourront être ordonnées ; des mesures de liberté surveillée pourront accompagner le mineur et l’aider jusqu’à sa majorité fixée à l’époque à 21 ans. L’ordonnance du 2 février 1945 constitue le fondement du droit applicable aux mineurs ; nous en connaissons tous les grands principes et, 70 ans après, demeure sa vocation à faire bénéficier le mineur de mesures essentiellement éducatives et destinées à l’ouvrir sur un vrai projet de vie ; cette orientation reste sa marque et sa profonde originalité à l’époque. Elle fait du juge des enfants le juge d’instruction, le juge de jugement, le juge du suivi éducatif ; il préside le tribunal pour enfants ; il devient pour le mineur et nous l’avons tous vécu sa quasi propriété ; il est « son » juge. L’ordonnance de 45 figure au Code pénal ; elle régit l’enfance dite délinquante et le traitement qui doit lui être réservé. L’ordonnance du 23 décembre 1958 régit l’enfance en danger sous tous les aspects qu’elle peut revêtir sachant qu’un même mineur peut souvent relever de deux situations : être délinquant et en danger et que le juge des enfants sera celui qui prendra les mesures éducatives et les mesures de protection. D’autres mesures sont annoncées face aux changements profonds qui se manifestent chez nos plus jeunes et qui légitimement préoccupent tous les professionnels. Les deux principes fondamentaux doivent toujours guider les décisions à prendre : mesures éducatives pour le mineur délinquant ; mesures de protection pour le mineur en danger. La Convention des droits de l’enfant du 20 novembre 1959 a fait de la recherche de l’intérêt supérieur de l’enfant une priorité absolue y compris dans les conflits familiaux parfois douloureux ou dans des instances civiles posant des questions d’éthique et de principe de société. A mon arrivée à Bobigny, le procureur de l’époque m’affectait au Parquet des Mineurs ; j’y suis restée plusieurs années, j’en ai assuré la direction. J’ai donc eu largement la possibilité d’estimer l’importance du rôle de ce Parquet qui était le premier de France tout en souffrant de difficultés liées au particularisme du département, à celles des familles et à nos propres insuffisances de moyens. C’est bien dans la difficulté que précisément se révèlent les talents, les dévouements, les engagements, la pugnacité ; j’ai alors fait la connaissance des Foyers Concorde et je n’ai jamais cessé d’expliquer, chaque fois que j’en avais l’occasion, l’apport de leur contribution, leur richesse dans l’aide à l’accueil des mineurs et à leur accompagnement. Les foyers Concorde savent mettre en œuvre la chaleur dans l’accueil de tous, le dialogue, les projets mais aussi les exigences et la fermeté. Les foyers Concorde, ce sont des équipes soudées et enthousiastes qui jamais ne renoncent à leurs objectifs ; ce sont des éducateurs avec leur personnalité riche d’une expérience et forts de leur engagement ; ce sont également les relations avec les communes et la recherche de vrais partenariats ; ce sont des personnalités qui ont marqué leur implantation ; ce sont des dirigeants qui poursuivent leur action, Mme Mazerat qui a repris avec succès une tâche difficile et tous les autres. Aujourd’hui, je me suis sentie honorée de pouvoir assurer la présidence de cette journée placée sous le signe de la convivialité et du partage. Il n’est pas possible, en ce début d’année, de ne pas avoir à l’esprit les terribles événements que la France a connus et qui, pour les premiers, avaient déjà marqué le début de l’année passée ; ils nous touchent d’autant plus que certains jeunes se trouvent irrésistiblement attirés par ce piège mortel d’adhésion à une idéologie mortifère. Je dois aussi avouer que rien n’arrive à me détacher dans l’immédiat de la justice ; présidence de commissions d’aide juridictionnelle à Nanterre et Bobigny ; CIVI (Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions) à Bobigny ; présidence d’audience du tribunal des Affaires de Sécurité Sociale à Nanterre ; actions de formation à l’ENM Paris (Ecole Nationale de la Magistrature) des juges de proximité ; j’ai la chance d’aimer ce que je peux encore faire et de maintenir les liens avec tous les anciens et surtout ceux de Bobigny. C’est donc avec cette conclusion positive que je vous présente à tous des vœux de réussite, de santé, d’épanouissement et pour les foyers Concorde, une belle 47ème année de développement de leurs activités notamment dans la mise en place de nouveaux types d’accueil.

La lettre n°65Vie de l'association

Le groupe d’expression du module Chevreul s’est réuni le 16 novembre 2015 au soir

Les groupes d’expression instaurés par la loi du 2 janvier 2002sont des instances de représentation qui s’expriment sur la manière dont les jeunes sont accompagnés collectivement et sur le fonctionnement général de chaque structure d’accueil. Ils permettent à chacun, jeunes et adultes, d’évoquer les difficultés rencontrées dans le fonctionnement quotidien et général de la structure dans le but de l’améliorer autant que possible. Ils servent donc de régulateurs mais sont aussi des temps importants qui privilégient l’échange entre jeunes résidents et adultes en engageant la discussion sur le projet de l’association et sa mise en œuvre.

Le directeur Sylvain Lesueur, le chef de service Philippe Allard, 5 éducateurs et 24 jeunes dont leurs 3 délégués élus se sont donc retrouvés pour débattre dans la soirée du lundi 16 novembre. Une réunion à laquelle j’avais été conviée en tant qu’élue du Conseil d’administration. Après un échange sur la vie au sein de leur module et les propositions des uns et des autres visant à réguler son fonctionnement quotidien, l’ordre du jour prévu a été quelque peu bouleversé, ce soir-là, par le besoin pressant des jeunes à s’exprimer au sujet des récents attentats survenus à Paris trois jours auparavant. La discussion et les échanges engagés ont permis aux adultes de rebondir sur le principe de laïcité, de l’expliciter et de rassurer les jeunes de confession musulmane sur leur devenir et la stigmatisation dont ils craignaient d’être l’objet. La réunion s’est achevée dans la sérénité et chacun a pu mesurer combien ces temps d’échanges au sein de nos modules sont importants, fructueux et enrichissants.

Maïté Melchior-Griffé – Administratrice

La lettre n°64Vie de l'association

LES RENCONTRES DE L’ANMECS – Le point de vue d’un participant

Les 5èmes rencontres nationales des professionnels des Maisons d’Enfants à Caractère Social se sont déroulées à Marseille sur le thème de « l’acte éducatif en mutation » les 19 et 20 mars 2015. Ces journées étaient organisées par l’ANMECS et l’Andési (Association Nationale des Cadres du Social) Un groupe d’une dizaine de professionnels de l’AEPC, aux fonctions diverses : éducateurs, chefs de service, directeurs, directeur général, y participait. Ces rencontres ont été pour moi tout à la fois l’occasion de rencontrer des collègues, de mieux cerner la dynamique de notre association, sa volonté formatrice, son implication envers ses salariés mais aussi partager un moment agréable de réflexion professionnelle. Les différentes interventions des sociologues, psychologues, psychanalystes, professeurs d’universités, ont permis de soulever des questions complexes sur le travail des différents professionnels en MECS au quotidien, sur le rôle de la famille et des pairs, l’utilisation des nouvelles technologies par les jeunes ou par les professionnels dans leur travail éducatif mais surtout de se remettre en question dans ses pratiques grâce à des exemples concrets. Finalement, ces journées ont été pour moi très productives, entre rencontres de collègues et réflexion professionnelle. Elles m’ont permis de découvrir Marseille, de mieux connaître l’association et d’étayer mon positionnement professionnel.

Guillaume Bertrand – Educateur spécialisé

La lettre n°63Vie de l'association

Les lutins du père Noël sont de retour

Afin de participer à nouveau au traditionnel marché de Noël de Montfermeil, l’équipe de lutins du foyer Chevreul s’est remise au travail pour confectionner de magnifiques cartes de vœux, pochettes cadeau, boules de Noël, porte-clés, rejointe cette année par l’équipe de lutins du foyer Marie-Foilaine Desolneux de Coubron. Le week-end du 13 et 14 Décembre, les lutins Chevreul et MFD n’ont formé qu’une seule équipe : la team Concorde. Le mot d’ordre était joie, bonne humeur, rencontre avec les habitants. Des apiculteurs de « Montfer’miel » ovaient choisi Concorde pour vendre leurs pots de miel. Un beau succès pour notre association qui a répondu une nouvelle fois présente à une manifestation au sein de notre commune. Encore une occasion de faire connaître notre travail auprès des jeunes et de vendre leur création.

Sonia Azzouz – Educatrice et Lutin

La lettre n°63Vie de l'association

Soixante-dixième anniversaire de l’Ordonnance du 2 Février 1945 relative à l’enfance délinquante

Le 2 février 2015 a été célébré à PARIS, à la Mutualité, le soixante-dixième anniversaire de l’Ordonnance du 2 Février 1945 relative à l’enfance délinquante.

Alors que la France émergeait à peine d’un conflit mondial qui n’était pas encore achevé, la laissant exsangue, le Gouvernement provisoire du Général de Gaulle se préoccupait du sort de la jeunesse. Il est intéressant, à cet égard, de rappeler l’exposé des motifs de l’Ordonnance : « Il est peu de problèmes aussi graves que ceux qui concernent la protection de l’enfance et, parmi eux, ceux qui ont trait au sort de l’enfance traduite en justice. La France n’est pas assez riche d’enfants pour qu’elle ait le droit de négliger tout ce qui peut en faire des êtres sains. » Déjà, la Loi du 22 Juillet 1912 avait créé une juridiction spécialisée, le tribunal pour enfants, et une mesure à la fois éducative et de contrôle, la liberté surveillée. L’Ordonnance du 2 Février 1945 va renforcer la spécificité du tribunal pour enfants en instituant le juge des enfants, véritable pierre angulaire de la justice des mineurs, ainsi qu’en développant une procédure largement dérogatoire de celle prévue pour les adultes ; elle va surtout poser le postulat de la primauté de l’éducatif sur le répressif. A cette fin, sera créée, toujours par ordonnance, celle du 1 er septembre 1945, la Direction de l’Education Surveillée devenue le 21 Février 1990 la Direction de la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Modifiée à maintes reprises, notamment par les Lois dites PERBEN 1 et 2 de 2002 et 2004, de nombreuses entorses ont été apportées au caractère dérogatoire du droit commun de l’Ordonnance du 2 Février 1945 qui permettait de distinguer le tribunal pour enfants des juridictions pour majeurs. Il est indispensable qu’une grande réforme de la Justice des mineurs, promise mais qui tarde à arriver, en conformité avec la Convention Internationale des Droits de l’Enfant et la jurisprudence du Conseil Constitutionnel, tout en sauvegardant les grands principes sus énoncés de spécialisation et de primauté de l’éducatif, soit enfin adoptée par le Parlement pour rendre la législation des mineurs plus claire, plus moderne et plus efficiente.
Les évènements du mois de janvier, dans leurs répercussions sur le comportement de certains mineurs, montrent plus que jamais que c’est par la prévention et l’éducation que les jeunes en conflit avec la Loi, selon l’expression consacrée aujourd’hui, pourront trouver ou retrouver leur place dans la société française et y construir pacifiquement leur avenir.

Alain JUNQUA – Président

La lettre n°63Vie de l'association

Forum des associations

Comme l’an passé, le foyer Chevreul a participé au Forum des Associations de la ville de Montfermeil. Une journée placée sous le signe de la convivialité mais aussi riche en nouvelles rencontres. L’occasion pour nous de faire connaître l’association Concorde, ses valeurs et missions auprès des habitants de la ville. Une quinzaine d’entre eux nous ont apporté leur soutien en adhérant à l’association. Nous les remercions pour cette marque de confiance dans notre travail auprès des jeunes et cet encouragement dans nos efforts pour obtenir la reconnaissance d’utilité publique qui nous permettrait de disposer de moyens nouveaux pour nos actions éducatives.

Sonia Azzouz – Educatrice

La lettre n°63Vie de l'association

Les ateliers scolaires investissent l’ancien SAG

Depuis le mois d’octobre, les ateliers scolaires ont déménagé et sont tous regroupés rue Delagarde dans l’ancien SAG. Ils accueillent environ 25 jeunes répartis en 3 groupes. Patricia Lenechet, chargée d’insertion professionnelle, y dispose d’un bureau. Les jeunes et les intervenants apprécient ce regroupement, les locaux et le mode de fonctionnement étant désormais quasiment semblables à ceux d’une école.

La lettre n°63Vie de l'association

Un nouveau Siège Administratif Général (SAG)

Le jeudi 9 octobre, Florence Mazerat, Directrice Générale, accueillait adhérents et partenaires dans le tout nouveau Siège Administratif Général au 67 avenue des Primevères à Montfermeil, commune siège historique de notre implantation, au sein de laquelle nous avons su créer du lien social et que nous ne souhaitions pas quitter. Elle remerciait très vivement Monsieur Lemoine, Maire de Montfermeil, ainsi que Madame Dufosse, Directrice Générale Adjointe de la Communauté d’Agglomération et ses services pour les avoir soutenus et accompagnés dans ce changement. Si l’ancien SAG était très chaleureux, il était devenu inapproprié au regard de l’accroissement de notre activité. Nos nouveaux locaux, spacieux et confortables, ont permis à chaque salarié de trouver un espace correspondant à ses besoins. Parallèlement, nous disposons d’une salle de réunion modulable et d’un espace d’accueil qui nous permet au quotidien d’être le plus efficient possible. Le 8 septembre, le déménagement et l’installation s’étaient déroulés sur une seule journée grâce à la mobilisation de l’ensemble du service administratif, des ouvriers et des cadres venus leur prêter main forte. Un mois plus tard, les ateliers scolaires prenaient possession de l’ancien SAG pour une phase test afin de vérifier l’opportunité de ce regroupement.
Tout le personnel administratif prêt… à fêter l’événement ! L’inauguration des nouveaux locaux, bien qu’encore en travaux, fut aussi l’occasion de se retrouver autour d’un apéritif déjeunatoire après une rentrée bousculée.

La lettre n°63Vie de l'association

Solidarité, tolérance, respect mutuel, écoute, exigence éducative au cœur des choix de Concorde.

Pour la seconde année, le foyer Marie-Foilaine Desolneux de Coubron accueillait plus de trois cents invités, adhérents toujours plus nombreux, amis, multiples partenaires et fournisseurs aux côtés des autorités publiques qui nous soutiennent et nous assurent de leur confiance et, bien sûr, les personnels et les jeunes. Placée sous la présidence de Madame Madeleine Mathieu, ancien juge des enfants de Bobigny, présidente de cours d’assises à la cour d’appel de Paris, cette réception a été portée par la conviction d’intervenants en phase avec un public attentif et conscient de la grande qualité de l’action éducative de Concorde. Après les discours, les discussions se sont poursuivies autour des buffets. Les cadres au grand complet, de nombreux éducateurs, personnels techniques et administratifs, des jeunes, s’étaient rendus disponibles pour accueillir les invités et témoigner de la cohésion et des valeurs que défend l’association. Nous publions de larges extraits des allocutions prononcées. Alain Junqua, Président de Concorde : « L’Association Concorde qui entre dans sa quarante sixième année d’existence vous remercie d’avoir bien voulu répondre à notre invitation. J’y vois une reconnaissance du travail accompli, une envie de la part de tous de poursuivre le chemin tracé ensemble depuis aussi longtemps. Je vous adresse à toutes et à tous mes vœux les plus sincères et très chaleureux d’heureuse nouvelle année. Je souhaite que nous sachions tous, et tout particulièrement ceux et celles qui sont investis de missions éducatives, y œuvrer dans la solidarité, la tolérance et le respect mutuel. Je souhaite, aussi, à tous nos jeunes, qu’avec l’accompagnement attentif et vigilant et la patience de leurs éducateurs, ils tirent le meilleur profit pour eux de leur séjour dans les foyers Concorde et les quittent plus forts et déterminés, maîtres de leur vie, c’est-à-dire libres, responsables, utiles à une société qui
sache leur faire une juste place à la mesure de leur capacité et de leur volonté à s’y intégrer. C’est la vocation de l’association Concorde de les y aider et de les préparer, c’est, je le sais, l’engagement de tous nos salariés d’y parvenir. Je veux, cette année plus que jamais, dire la difficulté de la tâche des éducateurs d’être à l’écoute permanente des garçons et des filles qui vivent auprès d’eux, de demeurer quoi qu’il arrive dans un dialogue constant et constructif notamment dans les périodes troublées comme celles que nous venons
de vivre, de rappeler sans cesse les valeurs qui doivent nous unir et, s’il y a lieu, avec la fermeté qui convient, les règles qui confortent les institutions publiques ou privées et permettent ce « vivre ensemble » dont il a été tant question et à juste titre ces dernières semaines. Au cours de l’année 2014, ce ne sont pas moins de dix-huit nationalités qui se sont côtoyées dans nos établissements, et beaucoup de ces jeunes, parfois fracassés par la misère, la guerre, de longs périples dangereux, nous étonnent par leur extraordinaire capacité d’adaptation et d’apprentissage de la langue française. « Vivre ensemble » Concorde peut s’enorgueillir d’en avoir fait depuis longtemps l’une de ses valeurs fondatrices.
L’année 2014 a été marquée, comme toutes les autres, par de nombreuses satisfactions, des difficultés de tous ordres, des projets, des rencontres. Au nombre des satisfactions, celle de voir des jeunes quitter l’institution au terme d’un parcours favorable, souvent de plusieurs années, qui parfois de façon très émouvante disent merci, d’en voir qui réussissent leurs examens et construisent des projets d’avenir, d’en revoir qui sont partis mais reviennent et ne se décident pas à couper le lien…

Les difficultés vous les imaginez sans peine mais certains moments sont plus durs que d’autres :  des accidents, des deuils, des échecs, des critiques injustes qui mobilisent la communauté éducative et aussi les jeunes, comme une façon de resserrer les rangs, de se rassurer… Les projets, il y a ceux qui aboutissent et ceux qui se préparent toujours : le changement de notre siège administratif au profit de locaux modernes au mois de septembre grâce à la communauté d’agglomération de Clichy-Montfermeil dont je tiens à remercier le Président, Monsieur le Maire de Montfermeil ; le regroupement sur un même site de nos ateliers scolaires et autres activités de jour, fréquentés par ceux de nos jeunes non encore scolarisés ; la concrétisation du dispositif d’accueil personnalisé, toujours expérimental depuis cinq ans, en véritable service autonome, bénéficiant de son propre agrément, pour lequel nous nous préparons, forts de notre expérience, à
répondre au futur appel d’offres du département, dispositif qui nous a créé bien des soucis mais qui aujourd’hui a trouvé son équilibre, notamment financier…
Les projets à venir, bien sûr, nous en avons en commençant par la création d’un appartement familial permettant à des parents qui ne disposent pas de conditions suffisamment satisfaisantes au plan matériel pour accueillir leurs enfants en visite, de le faire. Bien sûr, nous poursuivons notre idée de créer un restaurant pédagogique d’insertion qui répondrait aux attentes de bon nombre de nos jeunes qui souhaitent s’orienter vers les métiers de la restauration. Un projet, institutionnel celui-là, nous tient spécialement à cœur : obtenir la reconnaissance d’utilité publique. Nous y travaillons et comptons déposer cette année notre candidature auprès des services de l’Etat. Enfin, les rencontres, c’est d’abord celle de l’Association Métabole qui s’est concrétisée en présentant un projet commun concernant l’accueil personnalisé, c’est aussi l’association Vivre Ensemble du Mans avec laquelle nous avons monté un séjour de rupture au Sénégal. C’est, enfin, la découverte d’un établissement très spécialisé en Belgique qui accueille depuis quelques mois un de nos jeunes pour lequel nous ne répondions plus à ses besoins très spécifiques… Souvent, trop souvent même, les structures et donc le siège administratif et la direction générale, sont en surchauffe. Cela m’inquiète légitimement mais la conscience professionnelle des uns et des autres et leur enthousiasme sont tels qu’il est vain de les rappeler à la raison. Sans doute se sont–ils
appropriés ce qu’affirmait une poétesse chilienne, Gabriella Mistral : « L’enfance ne peut pas attendre, son nom est aujourd’hui. »

Pour Florence Mazerat, Directrice générale,

« L’année 2014, a été riche en actions et entièrement tournée vers le service des jeunes. Elle a été marquée par le déménagement du Service Administratif Général. Au regard de notre activité, il était incontournable de s’agrandir. L’évaluation interne qui s’était déroulée tout au long de l’année 2013 a permis de vérifier la qualité du travail éducatif, de s’inscrire dans une dynamique institutionnelle, de travailler ensemble. Le pré-rapport de l’évaluation externe que nous venons de recevoir nous situe dans la fourchette haute pour notre qualité d’accompagnement. Il nous est parvenu au moment où les événements dramatiques survenus le 7 janvier dernier nous rappellent que, plus que jamais, les valeurs de notre association doivent être réaffirmées. Vous les jeunes, avez témoigné de votre satisfaction lors des deux périodes d’évaluation tant au regard de votre quotidien que de l’accompagnement des adultes qui vous entourent. Cela témoigne bien du fait que nos valeurs, notre conception du Vivre Ensemble correspondent à vos besoins. 2015 sera, je l’espère, l’année des projets malgré les contraintes financières. La transformation du DAP en groupement METADAP avec l’association Métabole nous permettra de répondre à l’appel à projet, qui ne devrait plus se faire attendre. 18 jeunes sont accompagnés sur ce service. La Reconnaissance d’Utilité Publique nous permettrait de déposer des dossiers de demandes de subventions auprès de différentes fondations afin de financer des actions éducatives dont le permis de conduire des jeunes, outil indispensable pour l’accès à l’emploi et impératif pour certains. Je voudrais adresser mes remerciements à mes proches collaborateurs, Yann Chatelin et Sandrine Baillergeant qui tout au long de l’année m’ont supportée dans les deux sens du terme ; à l’équipe des cadres, qui m’a épaulée en fournissant un travail de qualité tout à fait remarquable ; à l’ensemble des personnels éducatifs, administratifs et généraux, sans qui l’association ne fonctionnerait pas et qui chaque jour témoignent de leur engagement. Un immense merci au Président et au conseil d’administration pour leur implication sans faille et leur soutien indéfectible. Je tiens particulièrement à saluer et remercier l’équipe des cuisiniers, qui une fois de plus saura vous surprendre par la qualité et la nouveauté du buffet. Un grand merci aux techniciens de maintenance qui travaillent tout au long de l’année à l’embellissement des établissements. »

Exprimant sa joie de célébrer ici, sous le signe de l’espoir en la jeunesse, la nouvelle année qui s’ouvre, après les tragédies qui en ont marqué le début, Madame Mathieu déclarait notamment :

« Le préambule de l’ordonnance du 2 février 1945 affirme la primauté de l’éducatif et l’engagement de notre société pour la protection de la jeunesse. Comme j’ai pu le vérifier depuis de nombreuses années, d’abord en tant que juge des enfants en Seine-Saint-Denis à partir de 1990 puis au sein de la direction de la protection judiciaire de la jeunesse, votre action s’inscrit dans cette conviction et vous avez toujours répondu présents lorsqu’un jeune en difficulté avait besoin d’un accueil et d’un soutien. Lorsque j’ai quitté la DPJJ, nous venions d’engager, entre autres, des démarches d’évaluation et de partage des bonnes pratiques ainsi que des actions afin de mieux coordonner les services, afin de répondre plus efficacement et plus rapidement aux demandes de prise en charge. Mais elles ne seraient rien sans l’engagement des professionnels de terrain que vous êtes. Mes nouvelles fonctions de présidente de cours d’assises me permettent de mesurer combien l’enjeu est important, à quel point l’enfance et l’adolescence ont besoin d’être soutenues lorsqu’elles sont en grande difficulté dans leur environnement familial ou social, mais aussi que la notion de résilience est bien réelle et que des évolutions spectaculaires que l’on n’espérait pas ou plus, y compris chez des adultes, peuvent se produire. J’espère que les dramatiques évènements de janvier ne feront pas oublier que l’autorité ne se décrète pas, qu’elle est légitime ou qu’elle n’est tout simplement pas. Votre association est l’une des réponses à la souffrance adolescente. Je tiens à saluer son Président, M. Junqua qui était président du tribunal pour enfants de Bobigny lorsque j’y ai pris mes fonctions, M. Pringault, son ancien directeur, avec lequel j’ai eu le plaisir de travailler ainsi que Mme Florence Mazerat qui a repris le flambeau avec talent et que je remercie de son accueil. La seconde raison de l’émotion et du plaisir que j’ai d’être parmi vous aujourd’hui, est le nom même du foyer dans lequel nous nous trouvons. Marie-Foilaine Desolneux fut ma collègue et amie. Je tiens aussi à saluer sa mémoire. Je terminerai en vous souhaitant à tous une belle année 2015, et en remerciant également tous les jeunes ici présents pour leur contribution à la préparation de cette rencontre. »

Monsieur Ludovic Toro, Maire de Coubron, a tenu à exprimer sa satisfaction de la présence d’un foyer de l’Association Concorde sur sa commune :

« Je voulais par ma présence aujourd’hui, saluer le travail délivré par tous les acteurs qui contribuent et qui ont contribué à la réussite des foyers Concorde et tout particulièrement sur la ville de Coubron. Au-delà de votre belle et noble mission, votre engagement à tous les niveaux est exemplaire. Après mon élection, vous avez été une des premières structures que j’ai souhaité visiter en présence de votre Président et de votre nouvelle Directrice pour vous signifier mon attachement et mon engagement à vos côtés. Comme vous le savez par ma profession de médecin, je reçois régulièrement des jeunes de votre foyer et je peux témoigner du sérieux de votre établissement et surtout du passé de ces jeunes venant de tous pays qui méritent cette main tendue et cette aide pour construire un nouvel avenir. Leurs souffrances ont souvent été lourdes et c’est un vrai plaisir de voir leur réussite. D’ailleurs, je tiens à souligner que la municipalité a engagé des jeunes du foyer concorde de Coubron et que nous sommes entièrement satisfaits de ces personnes. Le passé peut être cruel, vous construisez à ces jeunes un présent et surtout un avenir. »

La lettre n°65Vie de l'association

Efficace et innovante, une association sur de bons rails

Extraits du rapport moral du Président Alain Junqua, lors de l’assemblée générale du 11 juin 2015

L’association a connu en 2014 un taux d’activité légèrement moindre que celui des années précédentes de 112 %, au lieu de 121 l’an dernier, ce qui a permis de tourner tous foyers confondus, Dispositif d’Accueil Personnalisé compris, autour de 145 jeunes de dix-huit nationalités différentes issues de tous les continents, pris en charge de façon permanente. Le fonctionnement des établissements n’en a pas été, pour autant, facilité en raison du mode le plus fréquent d’accueil, en urgence, et de l’extrême complexité des problématiques des jeunes ainsi accueillis. Nous ne sommes que plus satisfaits des réussites scolaires ou professionnelles de beaucoup d’entre eux et de l’intégration d’un certain nombre à l’environnement social des foyers par leur participation à diverses activités culturelles ou sportives. Nous avons recouru à des solutions alternatives : accueil en foyers de jeunes travailleurs, appartements partagés, familles relais, voire logements individuels, notamment pour les enfants relevant du Dispositif d’Accueil Personnalisé (D.A.P.). Cette diversité des modes de prise en charge, avec un accompagnement adapté à chacun, permet d’apporter des solutions sur mesure qui prennent mieux en compte l’évolution personnelle de nos jeunes, les préparent à accéder à une autonomie qui correspond à leur attente et répond à notre mission éducative. S’agissant des salariés, depuis deux ans tous les emplois sont pourvus. Le climat social me parait excellent, les instances représentatives du personnel fonctionnent harmonieusement, dans le dialogue et la confiance. L’évaluation externe a été diligentée et s’est avérée dans l’ensemble extrêmement positive. Le déménagement du siège administratif dans de nouveaux locaux à Montfermeil est chose faite depuis l’automne dernier grâce à la communauté d’agglomération. L’immeuble de la rue Delagarde était devenu trop petit et vétuste. Il a été mis en vente mais en attendant de trouver un acquéreur, nous continuons de l’utiliser pour y organiser nos activités dites de jour et, particulièrement, nos ateliers scolaires qui y ont tous été regroupés. L’expérience s’avère intéressante, notamment pour les jeunes qui les fréquentent et nous recherchons d’autres locaux pour les installer de façon plus pérenne. Nous avons évoqué, lors de la dernière assemblée générale, de sérieuses difficultés de trésorerie résultant du financement du D.A.P. dont le prix de revient était largement supérieur au prix de journée perçu. Nous avons négocié avec les services départementaux la résorption de la dette qui ne nous était pas imputable et à la fin de l’année 2014, tout était rentré dans l’ordre. Nous avons limité les admissions au D.A.P. à vingt jeunes maximum. Les foyers, pour leur part, ont parfaitement fonctionné tant en ce qui concerne l’accueil et l’accompagnement de jeunes trop souvent perturbés qu’en celui de leur gestion proprement dite puisque les résultats comptables sont partout excédentaires. Des travaux de rénovation ou de remise en conformité ont pourtant été réalisés dans tous les établissements qu’il s’agisse aussi bien des cuisines, salles d’eau, lingeries et parties communes que des chambres et bureaux. Nos statuts ont été réformés lors d’une assemblée générale extraordinaire réunie le 11 mars dernier pour être actualisés. Ce fut un important chantier qui devrait introduire l’instruction d’un dossier de demande de reconnaissance d’utilité publique que nous espérons voir aboutir d’ici l’année prochaine. Notre institution s’ouvre de plus en plus sur l’extérieur, outre des partenariats avec des associations comme Métabole et Vivre Ensemble, elle participe à la réflexion de divers organismes représentatifs et prend part à des congrès nationaux et à des colloques sur thème. Cela demande beaucoup de disponibilité de la part de ceux qui s’y investissent et je tiens à les en remercier bien vivement. Permettez-moi de saluer la présence à notre assemblée de la Présidente de l’Association La Caravane de Villemomble et de sa directrice. Nous travaillons ensemble sur un projet de rapprochement de nos deux associations. Nos deux bureaux se sont rencontrés le 21 mai dernier pour une première prise de contact, la réunion a été chaleureuse et conviviale. Nous partageons des valeurs communes et au-delà de nos spécificités propres, nous pouvons témoigner des mêmes conceptions du travail éducatif et de l’intérêt de l’enfant. Je voudrais remercier les membres du Conseil d’Administration pour leur forte implication. Tout au long de l’année, le Conseil a accompagné la Direction Générale avec une grande écoute et beaucoup de sympathie. Le Bureau et le Conseil se sont réunis cinq fois chacun, parfois dans des foyers ce qui a permis aux cadres de ces derniers de présenter eux-mêmes leur activité. Il a été décidé que les trois directeurs de module, Chevreul, Gagny et Coubron participeraient avec voix consultatives à nos réunions de conseil. J’ai pour ma part, outre des visites régulières dans les foyers et des participations à de nombreuses réunions et manifestations, rencontré les maires de Montfermeil et Coubron ainsi que celui de Meaux, les représentants de la Direction de l’Enfance et de la Famille et du service de l’Aide Sociale à l’Enfance de Seine-Saint-Denis, particulièrement Madame Simon, ainsi que des Juges des Enfants. Une fois encore, je veux, au nom du Conseil d’Administration, remercier très chaleureusement et avec beaucoup de conviction et d’estime l’ensemble des personnels de l’association : de direction, d’encadrement, éducatifs, administratifs et de service, qui chacun dans leur domaine contribue au bien être des jeunes que nous recevons et permet à Concorde de répondre à sa vocation d’éduquer et de protéger sans exclusive. En accueillant tous les jeunes qui nous sont confiés par les autorités de tutelle, nous répondons à cette exhortation de Léon Gambetta : « l’avenir n’est interdit à personne ».

La lettre n°64Vie de l'association

Efficace et innovante, une association sur de bons rails

(Extraits du rapport moral du Président Alain Junqua, lors de l’assemblée générale du 11 juin 2015)

L ’association a connu en 2014 un taux d’activité légèrement moindre que celui des années précédentes de 112 %, au lieu de 121 l’an dernier, ce qui a permis de tourner tous foyers confondus, Dispositif d’Accueil Personnalisé compris, autoL ’association a connu en 2014 un taux d’activité légèrement moindre que celui des années précédentes de 112 %, au lieu de 121 l’an dernier, ce qui a permis de tourner tous foyers confondus, Dispositif d’Accueil Personnalisé compris, autour de 145 jeunes de dix-huit nationalités différentes issues de tous les continents, pris en charge de façon permanente. Le fonctionnement des établissements n’en a pas été, pour autant, facilité en raison du mode le plus fréquent d’accueil, en urgence, et de l’extrême complexité des problématiques des jeunes ainsi accueillis. Nous ne sommes que plus satisfaits des réussites scolaires ou professionnelles de beaucoup d’entre eux et de l’intégration d’un certain nombre à l’environnement social des foyers par leur participation à diverses activités culturelles ou sportives. Nous avons recouru à des solutions alternatives : accueil en foyers de jeunes travailleurs, appartements partagés, familles relais, voire logements individuels, notamment pour les enfants relevant du Dispositif d’Accueil Personnalisé (D.A.P.). Cette diversité des modes de prise en charge, avec un accompagnement adapté à chacun, permet d’apporter des solutions sur mesure qui prennent mieux en compte l’évolution personnelle de nos jeunes, les préparent à accéder à une autonomie qui correspond à leur attente et répond à notre mission éducative. S’agissant des salariés, depuis deux ans tous les emplois sont pourvus. Le climat social me parait excellent, les instances représentatives du personnel fonctionnent harmonieusement, dans le dialogue et la confiance. L’évaluation externe a été diligentée et s’est avérée dans l’ensemble extrêmement positive. Le déménagement du siège administratif dans de nouveaux locaux à Montfermeil est chose faite depuis l’automne dernier grâce à la communauté d’agglomération. L’immeuble de la rue Delagarde était devenu trop petit et vétuste. Il a été mis en vente mais en attendant de trouver un acquéreur, nous continuons de l’utiliser pour y organiser nos activités dites de jour et, particulièrement, nos ateliers scolaires qui y ont tous été regroupés. L’expérience s’avère intéressante, notamment pour les jeunes qui les fréquentent et nous recherchons d’autres locaux pour les installer de façon plus pérenne.
Nous avons évoqué, lors de la dernière assemblée générale, de sérieuses difficultés de trésorerie résultant du financement du D.A.P. dont le prix de revient était largement supérieur au prix de journée perçu. Nous avons négocié avec les services départementaux la résorption de la dette qui ne nous était pas imputable et à la fin de l’année 2014, tout était rentré dans l’ordre. Nous avons limité les admissions au D.A.P. à vingt jeunes maximum. Les foyers, pour leur part, ont parfaitement fonctionné tant en ce qui concerne l’accueil et l’accompagnement de jeunes trop souvent perturbés qu’en celui de leur gestion proprement dite puisque les résultats comptables sont partout excédentaires. Des travaux de rénovation ou de remise en conformité ont pourtant été réalisés dans tous les établissements qu’il s’agisse aussi bien des cuisines, salles d’eau, lingeries et parties communes que des chambres et bureaux. Nos statuts ont été réformés lors d’une assemblée générale extraordinaire réunie le 11 mars dernier pour être actualisés. Ce fut un important chantier qui devrait introduire l’instruction d’un dossier de demande de reconnaissance d’utilité publique que nous espérons voir aboutir d’ici l’année prochaine. Notre institution s’ouvre de plus en plus sur l’extérieur, outre des partenariats avec des associations comme Métabole et Vivre Ensemble, elle participe à la réflexion de divers organismes représentatifs et prend part à des congrès nationaux et à des colloques sur thème. Cela demande beaucoup de disponibilité de la part de ceux qui s’y investissent et je tiens à les en remercier bien vivement.ur de 145 jeunes de dix-huit nationalités différentes issues de tous les continents, pris en charge de façon permanente. Le fonctionnement des établissements n’en a pas été, pour autant, facilité en raison du mode le plus fréquent d’accueil, en urgence, et de l’extrême complexité des problématiques des jeunes ainsi accueillis. Nous ne sommes que plus satisfaits des réussites scolaires ou professionnelles de beaucoup d’entre eux et de l’intégration d’un certain nombre à l’environnement social des foyers par leur participation à diverses activités culturelles ou sportives. Nous avons recouru à des solutions alternatives : accueil en foyers de jeunes travailleurs, appartements partagés, familles relais, voire logements individuels, notamment pour les enfants relevant du Dispositif d’Accueil Personnalisé (D.A.P.). Cette diversité des modes de prise en charge, avec un accompagnement adapté à chacun, permet d’apporter des solutions sur mesure qui prennent mieux en compte l’évolution personnelle de nos jeunes, les préparent à accéder à une autonomie qui correspond à leur attente et répond à notre mission éducative. S’agissant des salariés, depuis deux ans tous les emplois sont pourvus. Le climat social me parait excellent, les instances représentatives du personnel fonctionnent harmonieusement, dans le dialogue et la confiance. L’évaluation externe a été diligentée et s’est avérée dans l’ensemble extrêmement positive.
Le déménagement du siège administratif dans de nouveaux locaux à Montfermeil est chose faite depuis l’automne dernier grâce à la communauté d’agglomération. L’immeuble de la rue Delagarde était devenu trop petit et vétuste. Il a été mis en vente mais en attendant de trouver un acquéreur, nous continuons de l’utiliser pour y organiser nos activités dites de jour et, particulièrement, nos ateliers scolaires qui y ont tous été regroupés. L’expérience s’avère intéressante, notamment pour les jeunes qui les fréquentent et nous recherchons d’autres locaux pour les installer de façon plus pérenne. Nous avons évoqué, lors de la dernière assemblée générale, de sérieuses difficultés de trésorerie résultant du financement du D.A.P. dont le prix de revient était largement supérieur au prix de journée perçu. Nous avons négocié avec les services départementaux la résorption de la dette qui ne nous était pas imputable et à la fin de l’année 2014, tout était rentré dans l’ordre. Nous avons limité les admissions au D.A.P. à vingt jeunes maximum. Les foyers, pour leur part, ont parfaitement fonctionné tant en ce qui concerne l’accueil et l’accompagnement de jeunes trop souvent perturbés qu’en celui de leur gestion proprement dite puisque les résultats comptables sont partout excédentaires. Des travaux de rénovation ou de remise en conformité ont pourtant été réalisés dans tous les établissements qu’il s’agisse aussi bien des cuisines, salles d’eau, lingeries et parties communes que des chambres et bureaux. Nos statuts ont été réformés lors d’une assemblée générale extraordinaire réunie le 11 mars dernier pour être actualisés. Ce fut un important chantier qui devrait introduire l’instruction d’un dossier de demande de reconnaissance d’utilité publique que nous espérons voir aboutir d’ici l’année prochaine. Notre institution s’ouvre de plus en plus sur l’extérieur, outre des partenariats avec des associations comme Métabole et Vivre Ensemble, elle participe à la réflexion de divers organismes représentatifs et prend part à des congrès nationaux et à des colloques sur thème. Cela demande beaucoup de disponibilité de la part de ceux qui s’y investissent et je tiens à les en remercier bien vivement. Permettez-moi de saluer la présence à notre assemblée de la Présidente de l’Association La Caravane de Villemomble et de sa directrice. Nous travaillons ensemble sur un projet de rapprochement de nos deux associations. Nos deux bureaux se sont rencontrés le 21 mai dernier pour une première prise de contact, la réunion a été chaleureuse et conviviale. Nous partageons des valeurs communes et au-delà de nos spécificités propres, nous pouvons témoigner des mêmes conceptions du travail éducatif et de l’intérêt de l’enfant. Je voudrais remercier les membres du Conseil d’Administration pour leur forte implication. Tout au long de l’année, le Conseil a accompagné la Direction Générale avec une grande écoute et beaucoup de sympathie. Le Bureau et le Conseil se sont réunis cinq fois chacun, parfois dans des foyers ce qui a permis aux cadres de ces derniers de présenter eux-mêmes leur activité. Il a été décidé que les trois directeurs de module, Chevreul, Gagny et Coubron participeraient avec voix consultatives à nos réunions de conseil. J’ai pour ma part, outre des visites régulières dans les foyers et des participations à de nombreuses réunions et manifestations, rencontré les maires de Montfermeil et Coubron ainsi que celui de Meaux, les représentants de la Direction de l’Enfance et de la Famille et du service de l’Aide Sociale à l’Enfance de Seine-Saint-Denis, particulièrement Madame Simon, ainsi que des Juges des Enfants. Une fois encore, je veux, au nom du Conseil d’Administration, remercier très chaleureusement et avec beaucoup de conviction et d’estime l’ensemble des personnels de l’association : de direction, d’encadrement, éducatifs, administratifs et de service, qui chacun dans leur domaine contribue au bien être des jeunes que nous recevons et permet à Concorde de répondre à sa vocation d’éduquer et de protéger sans exclusive. En accueillant tous les jeunes qui nous sont confiés par les autorités de tutelle, nous répondons à cette exhortation de Léon Gambetta : « l’avenir n’est interdit à personne ».

La lettre n°64Vie de l'association

Le rapports d’activités et de gestion 2014 adoptés à l’unanimité

C’est un document d’une soixantaine de pages, attaché à donner du sens au bilan de l’année, l’inscrivant dans le prolongement des actions antérieures et traçant déjà celles de 2015, préparé très collectivement par les cadres des maisons d’enfants et la direction générale, qui a été soumis à l’assemblée générale. Il souligne le travail conséquent de tous, toutes catégories socioprofessionnelles confondues, insiste sur celui considérable des cadres et des équipes autour de la formalisation des pratiques et de l’émergence de nouveaux protocoles correspondants aux exigences du cadre légal de travail. L’insertion scolaire et professionnelle sont les deux axes incontournables du développement de l’autonomie et des compétences. Ils se déclinent avec rigueur dans chaque maison et se diversifient pour que l’accompagnement de chaque jeune soit effectif, adapté à sa situation : 54% d’entre eux suivent une scolarité traditionnelle en collège, lycée, lycée professionnel, 15% fréquentent un atelier scolaire en interne permettant de proposer une alternative et un sas avant une éventuelle scolarisation, 20% sont en apprentissage et 11% relèvent d’un enseignement spécialisé. L’accès à l’autonomie se concrétise dans le partenariat avec les foyers de jeunes travailleurs et l’association Essor 93, avec le développement de gestion d’appartements par les jeunes, l’adhésion à l’association Interlogement 93. Le rapport souligne la volonté d’améliorer le travail avec la famille, quelle que soit la diversité des situations, de mener des actions concrètes pour accompagner les parents. Un partenariat avec l’association Culture de Cœur y aide. Il s’agit d’impliquer les parents dans la vie quotidienne de leur enfant, les faire participer au projet du mineur, construire avec eux les solutions permettant de résoudre les problèmes ayant conduit à une mesure de placement. Les séjours éducatifs nombreux, une vingtaine dans dix-sept départements à l’exception de la région parisienne, concernent tous les modules. Ils représentent 2 038 journées, tous services confondus. Chaque foyer conduit des actions particulières, en fonction des besoins exprimés ou du contexte local : réécriture des projets de service, soutien scolaire, ateliers dessin, peinture, participation aux forums des associations, projets santé, rencontres sportives, préparation de spectacles, séjours culturels, marché de Noël… Au sein des équipes, la psychologue participe à l’accompagnement du placement de chaque jeune ; elle est présente dans de multiples initiatives, aide les équipes dans l’analyse des pratiques. En 2014, la Direction Générale a maintenu l’élan impulsé en faveur des actions de formation des salariés, ce qui a été considéré comme une force par les évaluateurs externes. 45 personnes soit 35% des personnels ont été concernées. En 2014, le DAP (Dispositif d’Accueil Personnalisé) a limité son effectif d’accueil à vingt jeunes. La formule hôtelière initiale est désormais remplacée par un hébergement en appartement, plus satisfaisant. Si les premiers temps sont aléatoires, les nouveaux arrivants finissent pas « se poser », ce qui n’exclut pas des crises parfois très violentes qui rendent complexe la relation duelle avec le personnel éducatif. L’équipe dirigeante a été renforcée, avec un chef de service épaulé par trois coordinateurs. La prise en charge demande beaucoup d’énergie ; seuls deux jeunes n’ont pas pu s’inscrire dans un dispositif de scolarisation ou de Mission Locale, ou encore d’intégration en institution spécialisée. Un bilan prometteur pour l’avenir. Le CPI « Les Sorbiers » accueille des mineurs placés en application des dispositions de l’ordonnance de 1945, sur décision du juge des enfants. En dépit des risques d’échecs de ces mineurs en extrême difficulté, nombre d’entre eux ont pu faire aboutir leur projet. Sur dix-neuf jeunes sortis, sept ont intégré une autre structure, dix sont retournés en famille, deux ont fugué. La direction générale soutient l’équipe dans l’effort de formation.

La lettre n°62Vie de l'association

Accueil de M. TORO, Maire de Coubron

Le 24 juin dernier, nous avons eu le plaisir de recevoir M. Ludovic TORO, maire de Coubron au foyer Marie-Foilaine Desolneux. Etaient présents : MM. Alain JUNQUA et Claude CHIROUSE, respectivement président et secrétaire général de l’AEPC, Mme Florence MAZERAT, directrice générale, M. Yann CHATELIN, directeur général adjoint, Mme Sylvie DOUDET, assistante de direction et Coubronnaise, les cadres et éducateurs de la structure.

C’est avec simplicité et enthousiasme que M. TORO a répondu favorablement à notre invitation.

Cette rencontre a permis d’échanger sur le mode de fonctionnement du foyer, sur son implication au sein de la commune et d’éventuelles participations à des manifestions locales.

M. TORO a conclu cette rencontre en exprimant son envie que les jeunes accueillis dans notre structure soient considérés comme tous les autres jeunes de sa commune, c’est-à-dire comme des Coubronnais à part entière.

La lettre n°62Vie de l'association

Rencontre Aide Sociale à l’Enfance / Education Nationale

C’est la deuxième année que le foyer Marie-Foilaine Desolneux organise un barbecue auquel il invite l’ASE et l’éducation nationale afin que ces partenaires disposent d’un moment convivial d’échanges pour mieux cerner le travail de chacun et discuter sur ce qui nous motive tous : l’avenir des jeunes qui nous sont confiés.

Cette rencontre s’est déroulée le mercredi 14 mai 2014 à midi, plus tôt que l’année passée pour que les établissements scolaires puissent être présents car, on le sait bien, la fin d’année est toujours très chargée pour eux.

Si le collège Henri IV, représenté par M. BEYLOT et ses collaborateurs, le collège Pablo Picasso, représenté par une CPE, Mme BAGNOL et ses collègues, étaient là, il est dommageable que les circonscriptions ne se soient pas plus mobilisées. En effet, 3 seulement ont répondu présentes pour ce moment de partage entre professionnels et jeunes.

Nous renouvellerons cette manifestation l’année prochaine et espérons que tous les professionnels gravitant autour de nos jeunes seront au rendez-vous.

Un grand merci à tout le personnel du Foyer, que ce soit l’équipe éducative pour son investissement, le cuisinier et les services généraux pour la confection du repas et la mise en place, les jeunes pour leur participation : ils ont fait de cette journée un moment riche et agréable.

La lettre n°62Vie de l'association

Dynamisme, enthousiasme, efficacité !

C’est ainsi qu’il faudrait résumer le bilan de l’association établi lors de l’assemblée générale du 24 juin 2014
au foyer Aristide Briand à Gagny.

Chacun pourra en juger à travers ces extraits du rapport moral du Président Alain JUNQUA :

« Ce temps fort de la vie associative est d’autant plus important cette année qu’il s’agit du premier exercice dont rend compte la nouvelle direction générale depuis sa prise de fonction le 1er janvier 2013.

Je tiens à lui rendre un hommage particulier car il s’agissait bien de relever un défi. La directrice générale, Florence MAZERAT et son adjoint, Yann CHATELIN, ont su y faire face avec une grande détermination et beaucoup de persévérance malgré des difficultés nombreuses auxquelles il leur a fallu apporter des solutions. Ils les ont l’un et l’autre assumées au mieux des intérêts de l’association mais aussi des jeunes qui lui sont confiés. Ils n’ont ménagé ni leur peine, ni leur temps et ont su insuffler un travail d’équipe, privilégiant la concertation et la cohésion, tant avec le personnel administratif du siège qu’avec l’ensemble des cadres dont le travail a été valorisé. Tous ont trouvé, dans son exercice quotidien, de véritables responsabilités à la mesure de leurs talents et de leur engagement au sein de l’association. Une véritable synergie s’est progressivement mise en place et des équipes se sont constituées rendant plus efficace et plus réactive l’action de chacun.

Cette évolution remarquable a porté des fruits prometteurs dans un climat social détendu, voire apaisé, et pour le plus grand plaisir de tous.

L’association a connu en 2013 un taux d’activité de 121 % – qui ne cesse d’augmenter – et a accueilli plus de cent cinquante jeunes dans ses différentes structures. Les foyers ont tous été, à certains moments, en sureffectif et cela a pu se réaliser dans de bonnes conditions grâce au recours plus important à des solutions alternatives : accueil en foyers de jeunes travailleurs, appartements partagés, familles relais, association La Passerelle…

Corollaire de cette suractivité, tous les postes budgétaires de salariés ont été occupés par des recrutements en proportion des vacances constatées, recrutements auxquels les cadres ont été étroitement associés.

Le dispositif d’accueil personnalisé a connu un développement important en raison de la forte demande des services de l’Aide Sociale à l’Enfance du Département. Créé à l’origine à titre expérimental et pour neuf jeunes en totale déshérence, il en a compté jusqu’à trente trois, tous bien sûr, confiés par l’ASE. Malheureusement, le financement de ces mesures, particulièrement coûteuses, n’a pas immédiatement suivi mettant l’association dans l’obligation de faire une avance de trésorerie qui, en fin d’année, a dépassé ses possibilités. Je peux vous rassurer sur l’issue positive de cette dérive, le département s’attachant à financer le DAP au coût réel et connu tant pour l’année écoulée que pour celle à venir. Le nombre de jeunes accueillis dans ce dispositif particulier sera désormais limité à vingt.

Ce dispositif a été conçu pour des jeunes en très grandes difficultés d’insertion sociale, ne supportant plus d’être maintenus en collectivité, pour la plupart en situation de marginalité aggravée avec de graves troubles de la personnalité rendant indispensables un accompagnement individualisé constant et des soins adaptés de type psychologique voire médico-psychiatrique. Concorde a dû une fois encore s’adapter, ce n’est pas la première fois de son histoire…

Aussi, je tiens à nouveau à rendre hommage à Florence MAZERAT et à Yann CHATELIN mais aussi à Kader AKBAL, chef de service, qui s’impliquent personnellement auprès de chacun de ces jeunes très au-delà de ce que la seule conscience professionnelle exigerait. Qu’ils en soient remerciés.

Nous avons signé en 2013 une convention de partenariat avec l’Association METABOLE qui a une expérience particulière en ce domaine et une expertise clinique éprouvée, assurée du concours d’un réseau de psychologues cliniciens-psychothérapeutes.

Les foyers, pour leur part, ont bien fonctionné tant en ce qui concerne leur gestion proprement dite que l’accueil et l’accompagnement des jeunes.

Les cadres et leurs équipes ont eu à se livrer en 2013 et pour la première fois à un exercice délicat, celui de l’évaluation interne, obligation née de la Loi du 2 Janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale, les plaçant dans la nécessité d’analyser leurs pratiques, d’en tirer les conséquences sous forme de préconisations ou de recommandations à s’imposer pour l’avenir. Ce fut une très lourde tâche et j’ai pu me porter garant de la qualité de leur travail.

Nous demandons beaucoup à l’ensemble de nos personnels, non seulement éducatifs mais aussi administratifs et de service. Je salue leur disponibilité et leur bonne humeur.

L’année 2013 a vu, également, se concrétiser plusieurs projets dont la finalisation aura lieu cette année : une cuisine centrale, au sein d’un groupement de coopération sociale avec deux autres associations, pour se substituer à la cuisine de notre foyer de GAGNY 1 qui n’est plus aux normes, et la conclusion d’un bail locatif avec la communauté d’agglomération de Montfermeil-Clichy qui met à notre disposition pour loger notre siège administratif, des locaux situés à MONTFERMEIL plus vastes et plus fonctionnels que ceux dont nous disposons actuellement. Ce ne sera pas sans une certaine nostalgie que les personnels quitteront l’immeuble de la rue Delagarde, chaleureux et convivial, mais devenu au fil du temps insuffisant et vétuste.

Notre Maison de VERTAULT, aux confins de la Bourgogne et de la Champagne, est très sollicitée et souvent occupée. Des travaux d’entretien et de nettoyage, accomplis par une équipe de volontaires, l’ont rendu encore plus accueillante.

Je vous disais, l’an dernier, que l’association était à une étape charnière de son histoire, je me réjouis de vous dire que cette étape a été franchie dans la sérénité et l’harmonie, avec un esprit affirmé de continuité mais aussi une franche volonté de renouveau et de créativité ainsi qu’avec la confiance renouvelée des autorités publiques du Conseil Général comme de l’Etat et des municipalités de Montfermeil, Gagny et Coubron.

Permettez-moi de souligner la forte implication des membres du Conseil d’Administration qui ont accompagné la Direction Générale avec vigilance mais aussi beaucoup de sympathie. Le Conseil s’est réuni cinq fois et le Bureau, également, cinq fois, à plusieurs reprises dans des foyers ce qui a permis aux cadres de ces derniers de présenter eux-mêmes leur activité.

J’ai, pour ma part, outre des visites régulières dans les foyers, rencontré le Maire de Montfermeil, le Président du Tribunal de Grande Instance, les représentants de la Direction de l’Enfance et de la Famille et de l’Aide Sociale à l’Enfance ainsi que ceux de la Protection Judiciaire de la Jeunesse et plusieurs juges des enfants de Bobigny.Enfin, je veux, au nom du Conseil d’Administration, remercier chaleureusement l’ensemble des personnels de l’association sans lesquels rien ne serait possible. Sous la direction de Florence MAZERAT, Yann CHATELIN et de leurs cadres, ils accomplissent un travail remarquable qui mérite d’être spécialement souligné.

Je veux remercier nos cuisiniers qui ont préparé la réception qui suivra l’assemblée générale malgré leurs nombreuses contraintes professionnelles de ces derniers jours et de ces dernières semaines. Je suis sûr que vous saurez leur manifester votre satisfaction.

La lettre n°62Vie de l'association

UN RAPPORT D’ACTIVITÉ A MULTIPLES VOIX

Ouvrant le rapport d’activité, Florence MAZERAT exprimait sa satisfaction du travail accompli avec le conseil d’administration, les cadres et l’ensemble du personnel de l’association, qui ont permis d’assurer au mieux la transition au cours de sa première année d’exercice en qualité de directrice générale.

Rachel EMONOT, au nom des cadres, a témoigné de la reconnaissance de tous ses collègues pour la bienveillance du Président Alain JUNQUA, la confiance du Conseil d’Administration à leur égard, le plaisir du travail collectif animé par Florence MAZERAT et Yann CHATELIN, la patience de Sandrine BALLERGEANT, cheville ouvrière de l’évaluation interne. Ce chaleureux message s’achevait sur « un grand merci aux jeunes d’être ce qu’ils sont ».

La mise en forme du rapport d’activité a fait l’objet d’un travail rigoureux de l’ensemble des cadres des foyers. Le CPI « les sorbiers » qui bénéficie d’un financement de la PJJ et le DAP, dont le rapport moral a souligné le caractère novateur et particulièrement complexe, ont fait l’objet d’un rapport spécifique. Pour tous les autres foyers, les cadres avaient choisi de mutualiser leurs bilans, chacun déclinant la mise en œuvre dans les différents foyers de l’association d’un domaine d’activité. Cette méthode originale a mis en relief la cohérence et l’unité des projets éducatifs illustrant, de manière éclatante, la réalité d’un travail d’équipe dans lequel chaque foyer profite de l’expérience de tous.

 

Le bilan scolaire 2013 met en évidence le souci d’innover pour proposer des accompagnements adaptés aux jeunes accueillis, d’établir des relations suivies avec les établissements scolaires, écoles, collèges, SGPA, lycées et les structures spécifiques : RASED, Programme Personnalisé de réussite éducative…. 30 jeunes, tous secteurs confondus ont réussi leurs examens. Parallèlement l’atelier scolaire de l’association prend en charge les primo arrivants, prépare la scolarisation ou la rescolarisation des jeunes en rupture avec le système éducatif. 19 d’entre eux ont rejoint une formation. Enfin, 55 jeunes ont bénéficié des différentes structures d’insertion professionnelle.

Le travail avec la famille vise chaque fois que cela est possible de s’associer au projet de vie des parents. Face à des situations de plus en plus compliquées, dégradées, les équipes s’interrogent en permanence pour offrir des réponses adaptées et mobiliser les familles.

Les séjours éducatifs préparés et encadrés par les équipes éducatives de tous les modules représentent 2147 journées pour 2013.

Il convient encore de signaler les actions particulières des foyers : ateliers hygiène et graff sur toile, peinture de locaux à Marie-Foilaine Desolneux, actions sociales et citoyennes pour Chevreul, ateliers dessin et peinture, atelier chocolat sur le module de Gagny…

Et déjà de nouveaux projets sont en cours de réalisation, mais ils relèvent du prochain rapport d’activité.

Des équipes mobilisées, qui réfléchissent beaucoup, agissent de façon pertinente, échangent beaucoup, manifestent un réel enthousiasme pour mener à bien leur mission, des jeunes responsabilisés, tels sont les ingrédients d’un rapport d’activité adopté à l’unanimité.

RAPPORT FINANCIER présenté par François ARDONCEAU, vice président du Conseil d’administration

La situation financière est saine mais difficile. Comme l’indique le rapport moral, la mise en place du DAP ne s’est pas accompagnée du financement en temps réel de ce nouveau dispositif. En conséquence, au 31 décembre 2013, le résultat comptable accusait un déficit de 3 millions d’euros. Le département ayant pris les dispositions nécessaires, le règlement de cette situation est en bonne voie. La rigueur et la vigilance de Yann CHATELIN, directeur général adjoint chargé des finances, ont permis à l’association de développer son activité sans avoir à souffrir de cette situation.
Le rapporte financier a été adopté à l’unanimité.
Enfin, à l’issue de l’Assemblée générale, les six administrateurs sortants ont été réélus.

La lettre n°62Vie de l'association

Ce n’est qu’un au revoir, Jean-Pierre Rosenczveig !

Jean-Pierre Rosenczveig sera resté plus de 21 ans Président du Tribunal pour Enfants de Seine-Saint-Denis à Bobigny. Une longévité remarquable dans un poste exposé et une fonction passionnante mais éreintante au service de la jeunesse la plus en difficulté. S’il a quitté la juridiction qu’il aura marquée de son empreinte, pour cause de retraite, il n’a pas abandonné, pour autant, la protection de l’enfance à laquelle il a voué sa vie. Issu de l’Ecole Nationale de la Magistrature, il a fait le choix, dès le début, d’un poste de Juge des Enfants à Versailles où il a exercé de 1974 à 1981 avant d’être nommé Conseiller auprès du Secrétaire d’Etat chargé de la famille de 1981 à 1984. Il crée, ensuite, l’Institut de l’Enfance et de la Famille qu’il dirigera de 1984 à 1992. Jean-Pierre Rosenczveig restera très investi dans tout ce qui a trait à la protection de l’enfance et à la défense des droits des mineurs à travers divers engagements associatifs, notamment à l’association pour la promotion de la citoyenneté des enfants et des jeunes qu’il a fondée en 1995. Auteur de plusieurs ouvrages, il commet régulièrement des articles dans l’excellent « Journal du Droit des Jeunes ». L’Association Concorde qu’il a toujours soutenue et avec laquelle il n’a cessé de travailler, tient à lui rendre hommage dans sa lettre trimestrielle en lui souhaitant, à défaut de poursuivre sa carrière judiciaire, de continuer longtemps de servir et de défendre avec le talent qu’on lui connaît, la cause des enfants qui en a tant besoin. Qu’il sache que Concorde sera à ses côtés dans cette belle aventure et que nous sommes appelés à nous revoir.

Alain JunquaMagistrat honoraire – Président de l’Association d’Education Populaire Concorde

La lettre n°62Vie de l'association

Colloque de Tours

 

Quelle idée !! Quelle idée de faire partir, les 5 et 6 juin derniers, tous les cadres de l’association en colloque à Tours pour analyser l’évolution des rôles et postures des cadres, et de les loger dans un gîte !!!

Ce colloque a permis à tous de prendre la pleine mesure des enjeux économiques, juridiques et éthiques de notre secteur. En effet, le secteur social et médico-social s’est trouvé confronté depuis le début des années 2000 à de multiples contraintes et à de nouvelles injonctions réglementaires. Des changements économiques, juridiques et éthiques ont marqué les questions relatives au management des établissements et services. La contrainte économique avec les restrictions budgétaires a un impact sur les restructurations des établissements et des associations. La contrainte juridique en mettant l’accent sur les questions de droit a des conséquences sur la façon de penser les pratiques d’accompagnement des usagers et de les transformer. La contrainte éthique interroge les pratiques au regard du statut d’acteur que devraient avoir les personnes accompagnées.

L’objectif premier de ces rencontres était d’associer les cadres à une réflexion nationale sur les questions relatives au changement organisationnel et la place de chacun d’eux. Car les observations montrent que tous les acteurs d’un même établissement ne sont pas impliqués au même niveau par la réflexion et la mise en place de ces différents types de changements. Notre investissement de cadres auprès de nos équipes éducatives stimule le leur auprès des jeunes. A nous avec l’implication du conseil d’administration et de la direction générale d’insuffler cette énergie, cette motivation et cet engagement.

Mais ce colloque a également été l’occasion d’apprendre à mieux se connaître. Le fait d’être logés en gîte a facilité l’échange entre nous. Ce travail de collaboration, déjà engagé l’année dernière, continue de s’approfondir. Le mot « équipe » prend tout son sens aujourd’hui et acte la naissance d’une véritable coopération. Ce moment de partage entre nous a également permis à Laurence Nominet, directrice du module de Gagny, arrivée en septembre dernier, de s’imprégner de l’ambiance existante.

En un mot, nous avons pris du PLAISIR à être ensemble.

Rachel Emonot – Directrice du foyer MFD

La lettre n°62Vie de l'association

L’association est avant tout une grande famille qui a son lot de joies et de peines

Le 10 avril dernier, le foyer Gagny 1 a perdu un de ses veilleurs de nuit.
Les jeunes et l’équipe lui rendent hommage.

ABDOULAYE

Quelques lignes pour t’évoquer, quelques mots pour te décrire. Est-ce suffisant ?

Abdoulaye : un homme grand avec un sourire éclatant !

Abdoulaye : un homme avenant autant pour les jeunes que pour l’équipe !

Toujours soucieux du bien-être des personnes tout en exprimant ton point de vue, quitte à bousculer les habitudes.

Toujours les mots appropriés pour les uns et les autres.

Ton sourire illuminait nos débuts de journée ou nos fins de soirée ; ton rire communicatif qui était si agréable à entendre, tes appels à 22h45 qui nous faisaient stresser et tu en rigolais……. Ton côté blagueur !

Abdoulaye, une belle rencontre pour l’équipe du foyer Gagny 1.

Une belle personne pour les jeunes, ils t’attendaient avec impatience et s’inquiétaient lorsque ton absence était trop longue.

Tous ces jeunes que tu as rencontrés, depuis ton embauche il y a 7 ans, qui se sont confiés à Toi, que tu as aidés, soutenus par ta présence, tes paroles rassurantes.

La triste annonce de ton départ nous a plongés dans le désarroi, le silence. Certains jeunes ont pleuré, d’autres se sont isolés, tous ont eu ces mêmes paroles :

« C’est injuste ! Abdoulaye va nous manquer ! »

Une belle rencontre avec une belle personne ne s’oublie pas.

Tu restes près de nous.

Repose en paix.

Les jeunes et l’équipe de Gagny 1

La lettre n°62Vie de l'association

ANMECS (Association Nationale des Maisons d’Enfants à Caractère Social)

L’AEPC s’est inscrite, pour la seconde fois, aux rencontres nationales des professionnels des Maisons d’Enfants à Caractère Social (les 4ème de l’ANMECS) les 20 et 21 mars 2014, à Nantes. Seize personnels, cadres et éducateurs, représentant chacun des foyers, ont participé aux travaux sur un thème, très actuel : « Trop de gestion, tue-t-elle les MECS ? » Face au bouleversement du paysage social, des appels à la résistance se font insistants pour remettre en cause le vocabulaire entrepreneurial, l’emprise gestionnaire, la marchandisation du social ou sa discrète chalandisation. La gestion n’est sûrement pas singulière et financière, elle est même plurielle : administrateurs, cadres, travailleurs sociaux et bénéficiaires déclinent, au quotidien, des actes de gestion : – gestion de projets – gestion des richesses (humaines, financières) – gestion d’émotion – gestion des crises… Ces « gestions » peuvent rendre possible l’avènement d’un accompagnement au plus près des besoins des personnes comme, tout aussi bien, les asservir. Affirmer la gestion dans ces aspects pluriels, au service des projets et des pratiques éducatives, tel était le cœur des débats. Ces journées ont permis de faire un état des lieux du secteur social, d’en identifier les nouveaux organisateurs, d’en mesurer les impacts sur le fonctionnement du MECS et l’accompagnement des bénéficiaires. Ces journées sont aussi des temps de rencontre institutionnelle qui permettent de mieux se connaître et de partager des moments forts. Les participants de Concorde se sont inscrits dans les différents ateliers pour en être les rapporteurs auprès des équipes éducatives. Tous ont été impressionnés par la qualité des débats.Les prochaines rencontres auront lieu les 19 et 20 mars 2015 à Biarritz sur le thème : « L’acte éducatif en mutation » – Valoriser et construire nos pratiques au MECS.

Florence MazeratDirectrice Générale

La lettre n°62Vie de l'association

« COUP DE NEUF ! » pour « Les Sorbiers » et « COUP DE CHAPEAU ! » pour la réalisation

 

62_603

Plusieurs chantiers ont été réalisés sur la structure « Les Sorbiers » (CPI de Villemomble). Réfection du bâtiment annexe pour en faire une jardinerie et une salle informatique. Quatre mois de chantier ont été nécessaires aux techniciens de maintenance et à l’éducatrice technique pour cette belle réalisation.

La cuisine, lieu central du foyer, a été entièrement refaite par nos techniciens, aménagée et décorée par la maîtresse de maison et l’éducatrice technique.

Les jeunes sont fiers d’avoir une cuisine digne de ce nom !…

Florence MazeratDirectrice Générale