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La lettre n°74Vie de l'association

Assemblée générale du 24 septembre 2020

 L’assemblée générale devant se prononcer sur l’activité 2019 et les perspectives 2020 de l’association, prévue le 11 juin, annulée en raison du confinement sanitaire, s’est finalement tenue le 24 septembre, en formation réduite, deux jours avant le début d’un nouveau confinement annoncé par le gouvernement. Plus de la moitié des adhérents avait choisi d’envoyer une procuration et la salle du restaurant pédagogique l’Atelier a suffi pour accueillir les présents, tous masqués.

Les bilans 2019 ont été présentés avec le soin et la clarté habituels, accompagnés d’informations sur le fonctionnement des maisons depuis le début de la crise sanitaire, soulignant l’engagement des équipes éducatives pour y faire face.

Rapport moral

Alain Junqua, président du conseil d’administration, souhaite la bienvenue à l’Assemblée Générale de l’association Concorde. La remise des médailles aux quarante garçons et filles qui ont été reçus à des examens est reportée. Elle aura lieu en plusieurs fois et en nombre restreint pour éviter la promiscuité…

L’année de référence qui va nous occuper est 2019 mais il convient d’évoquer l’année en cours…

Elle est très compliquée depuis le début de l’épidémie de covid et il a fallu en permanence s’adapter aux circonstances pour accueillir nos jeunes sur la durée, suppléer les écoles et assurer au mieux le soutien à la scolarité, réorganiser les loisirs et veiller à la bonne santé de tous.

Le président remercie l’ensemble des personnels, des cadres, directeurs et chefs de service, et bien sûr la Direction générale des efforts accomplis. Contrairement à beaucoup d’entreprises qui ont été dans l’obligation de fermer leurs portes, l’association Concorde n’a pas manqué de travail, tous les jeunes étant présents en permanence dans les différents lieux de vie et pris en charge jour et nuit y compris pendant le temps scolaire.

Avant de passer aux travaux proprement dits de notre assemblée, il évoque la mémoire de deux de nos salariés qui nous ont quittés cette année, Sylvain LESUEUR et Peter IVI.

Sylvain était Directeur de la Maison de CHEVREUL. Il s’est éteint le samedi 2 Mai au terme d’une longue maladie qu’il a combattue avec courage et dignité. Concorde, où il ne comptait que des amis et dont il était le plus ancien des directeurs a été très présent malgré le confinement et a entouré sa famille avec tristesse et beaucoup de sympathie.

Le lundi 10 Août, Peter Ivi, surveillant de nuit à GAGNY1, est décédé des suites du covid après cinq mois d’hospitalisation… à quelques mois de sa retraite. Il était très apprécié de ses collègues du foyer et des jeunes qu’il côtoyait quotidiennement. Pour lui aussi, Concorde s’est mobilisé lors de ses obsèques.

L’activité a été soutenue notamment pour les deux dernières structures créées : le SEPAD ou placement à domicile d’Éric BERTHERAT et la Plate-Forme Filles et Garçons du Monde de Philippe ALLARD, qui ont poursuivi leur développement et, aujourd’hui, pratiquement atteint leur vitesse de croisière.

Malgré certaines restrictions budgétaires qui nous ont été imposées par les autorités, la situation financière est saine et globalement excédentaire.

L’assemblée procédera au renouvellement du conseil d’administration avec la nouvelle candidature de deux adhérents.

Un grand merci à tous ceux qui, malgré l’adversité, ont organisé notre assemblée et tout particulièrement Florence MAZERAT, Sandrine BAILLERGEAN et Maryse GERMAIN et bien sûr tous ceux et toutes celles qui ont travaillé sur les rapports qui vont vous être soumis.

Florence Mazerat, directrice générale, constate que l’année 2019 fut très contrastée, avec des évènements heureux : les 50 ans de Concorde, l’ouverture de la plateforme « Filles et garçons du Monde » et d’autres moins bons, tels la fin de la collaboration avec l’association Métabole et le décès du jeune Ali.

Elle invite les directeurs à faire le bilan de leur structure.

Stéphane Martin, directeur de la maison Chevreul rappelle que 2019 fut pour son établissement une année chaotique, marquée par le décès du jeune Mohamed Ali, le congé de longue maladie du directeur Sylvain Lesueur, le départ du chef de service Philippe Allard pour la direction de la plateforme Filles et Garçons du Monde, l’arrivée d’une cheffe de service, Amandine Duffosé sans binôme jusqu’à la nomination d’un directeur en titre le 1er novembre. L’équipe a su faire face. Réorganisée, elle a mené à bien ses missions dans l’accompagnement des jeunes et construit des projets pour une année 2020 plus sereine..

Rachel Emonot, directrice de la maison Marie-Foilaine Desolneux, met un focus sur un partenariat avec le Lions Club qui a permis d’organiser une journée de canicross, un stage catamaran et des baptêmes de l’air. Le potager éco responsable créé en 2018 sur une parcelle dédiée a fonctionné, et les jeunes ont participé à plusieurs nettoyages citoyens de la forêt et de la Dhuis.

Les accompagnements extérieurs se sont développés avec 192 visites médiatisées (rencontre du jeune avec ses parents en présence d’un tiers) et plus de 600 appels médiatisés gérés par les éducateurs. La préparation à l’autonomie se poursuit activement.

En raison des mutations internes nombreuses, l’équipe éducative est renouvelée de moitié en même temps que la moitié des jeunes sont aussi des nouveaux.

Toufik Oukaci, directeur du METADAP (redevenu DAP en 2020), acte, pour des raisons budgétaires, la fin de la collaboration avec l’association Métabole au 31 décembre 2019, qui assurait l’accompagnement psychologique, C’est aussi pour des raisons budgétaires que l’accueil au DAP (dispositif d’accueil personnalisé) passe de 16 jeunes en 2019 à 12 en 2020. Les jeunes en très grandes difficultés (les « TGD ») n’existeraient-ils pas ? Il constate que l’audit concernant l’accueil des TGD, n’a jamais été fait avant de considérer que les sites accueillant les grands ados ne sont pas efficaces !

Le recours à l’intérim a sensiblement diminué et 85% des salariés sont contractualisés. Les mutations de personnels ont été positives. Les jeunes arrivent à acquérir une certaine stabilité dans le contexte que leur propose le METADAP.

Laurence Nominet, directrice des maisons de Gagny est félicitée par le président et vivement applaudie par la salle pour la soutenance avec succès, la veille de notre assemblée, de son mémoire de master 2.

La revisite de l’agrément pour l’accueil de jeunes de 15-18 ans au lieu de 15-21 ans et l’arrivée de jeunes de 14 ans se traduit par un rajeunissement du groupe, ce qui induit de recalibrer les pratiques d’autant que le temps d’accompagnement est raccourci et qu’il y a peu de retours en famille.

Le départ de professionnels, notamment par le fait des mutations internes a pu déstabiliser le groupe à Aristide Briand ou deux anciens éducateurs sont restés sur neuf. Il a fallu faire face à des actes de violence et assurer la sécurité des jeunes et des salariés.

En terme de formation, l’équipe a été soutenue par la mise en place de l’analyse de la pratique qui est un outil très important ; une démarche réflexive poursuivie en 2020.

Éric Bertherat, directeur du SEPAD (service éducatif de protection et d’accompagnement à domicile), établit un bilan chiffré de l’activité 2019, première année complète de fonctionnement.

Sur 101 jeunes suivis à domicile, 24 ont été accueillis en 2018 et 77 en 2019 ; 60 garçons et 41 filles. 41 familles sont concernées avec 25 fratries (2 de 6 enfants, 2 de 5 enfants et 7 de 4 enfants). Avant l’intervention du SEPAD, 27 enfants étaient en établissement ou en famille d’accueil, 72 suivis dans le cadre d’une AEMO (Action Educative en Milieu Ouvert), 2 ne relevaient d’aucune mesure antérieure.

L’équipe constituée à l’origine de 2 éducateurs et d’une psychologue s’est enrichie d’une technicienne d’insertion sociale et familiale (TISF), de deux éducatrices spécialisées, deux monitrices éducatrices, une éducatrice de jeunes enfants (EJE), une conseillère en économie sociale et familiale (CESP), soit dix membres fin 2019.

Parmi les points forts, il souligne la place accordée à la formation de l’équipe et les actions collectives parents-enfants : séjour à la ferme, sorties, jeux de société, séjours aux Clarines et à la base de loisirs de Champs-sur-Marne. Le dispositif ADOPHE (accompagnement à domicile avec possibilité d’hébergement) en usage au SEPAD a permis de disposer de 10 lits de repli dans les maisons de l’AEPC quand il a fallu extraire pour un temps très court un jeune de sa famille.

Catherine Letourdou, directrice de La Caravane, accompagnée de son chien, explique que le dressage avec un éducateur canin, suscite des échanges intéressants sur la violence avec les enfants qui s’étonnent que les erreurs de l’animal ne soient jamais sanctionnées de coups.

Les 22 enfants accueillis vont plutôt bien. Le passage de 4 groupes à 3 (4,5 ans à 8 ans, 10 à 13 ans, 14 à 16 ans) permet un encadrement avec 3 éducateurs au lieu de 2 ; la répartition des lieux a été repensée.

Les visites médiatisées se multiplient ; les retours en famille se raréfient en raison de situations familiales dégradées. Les enfants peuvent s’aérer ailleurs qu’à La Caravane grâce aux familles relais.

A l’occasion des mouvements de personnels une éducatrice de jeunes enfants (EJE) a été recrutée.

La commission de sécurité multiplie des demandes nouvelles, telles un certificat de résistance au froid de l’escalier de secours…

Enfin, l’attrait de petits enfants pour la sexualité a conduit à des signalements.

Philippe Allard, directeur de plate-forme Filles et Garçons du Monde (PFGM), rappelle que ce service a vu le jour le 1er avril 2019, le premier jeune étant hébergé dans une famille logeuse (ils sont aujourd’hui répartis sans 25 appartements). Le 30 juin, 60 jeunes sont accueillis malgré la grève qui secoue la cellule d’accompagnement des mineurs non accompagnés (CAMNA) de la préfecture en raison de ses sous effectifs. Ils sont 65 en décembre et la fête de Noël est très réussie.

Fin 2019 apparaissent les premières difficultés en préfecture pour obtenir des régularisations et des autorisations de travailler.

Le climat social de Concorde et le soutien du siège, des personnels et des agents d’entretien permettent un travail efficace. Les mutations internes dont la PFGM a profité ont favorisé son développement en même temps qu’elles ont causé du désordre dans les équipes des autres maisons. Les liaisons avec les circonscriptions restent problématiques. Tous les retards de régularisation ont été rattrapés.

En septembre 2020, 85 jeunes dont 5 filles sont accueillis.

Jean-Paul Blanchard, chef de service des Sorbiers, établissement habilité par le ministère de la Justice, tient d’abord à exprimer sa peine après le décès de Sylvain Lesueur qu’il avait revu pendant sa rémission.

La maison accueille 9 jeunes plus 3 en semi autonomie. L’année 2019 s’est bien passée et 4 jeunes ont obtenu leur diplôme : 1 bac, 1 brevet des collèges, 1 BAFA, 1CAP carrosserie.

Pendant les deux mois et demi de confinement, en l’absence du veilleur de nuit, l’équipe a assuré une présence jour et nuit, et aucun jeune n’a fugué.

Des voisins qui signaient autrefois des pétitions contre le foyer ont passé Noël avec nous !

Gilles Barthélmy, administrateur, ancien chef de service éducatif au tribunal de Bobigny, témoigne de la très grande disponibilité de Jean-Paul et de son adjoint Mohamed Abassi, de leurs qualités humaines et professionnelles.

Le rapport moral est adopté à l’unanimité.

 

Rapport de gestion

Bernard Moulin, vice-président, et Yann Chatelin directeur général adjoint présentent le rapport de gestion.

Comme l’année dernière, l’Association connaît une sous-activité, à savoir que le taux d’occupation (autrement dit, le nombre de journées réalisées par rapport au nombre de places allouées) s’élève à 94,08 % (contre 87,49 % l’année dernière).

Autrement dit, nous avons réalisé 84.646 journées alors que les lettres de décisions budgétaires indiquaient 89.974 journées.

Ce phénomène s’explique principalement par la création de la « PFGM » (montée en charge progressive).

Durant cette année, notre Institution a accueilli en moyenne 232 jeunes contre 157 jeunes l’année dernière.

A la clôture des comptes de l’exercice 2019, l’Association employait 240 salariés (172 ETP).

Le résultat comptable des établissements s’élève à + 844 641,88 €, le résultat économique (compte administratif) à + 1.002.918,10 €.

Le résultat comptable « combiné » (ou consolidé) de l’Association s’élève à + 839 285,17 €.

Les financements sont assurés pour 86% par le CD 93, 2% par d’autres départements et 12% par le Ministère de la Justice.

Le total des investissements s’élève à 435.977 euros (dont 60.981 euros d’apport lié à la maison du Jura).

Les mesures exceptionnelles décidées par le gouvernement dans le cadre de la crise sanitaire liée au COVID risquent d’avoir des conséquences importantes sur nos comptes 2020.

Après la clôture des comptes, nous avons engagé des recours auprès du CD 93 concernant des dépenses rejetées principalement liées au « METADAP » pour l’exercice 2018 et des relances pour les exercices antérieurs. Ces dépenses prévues validées budgétairement ont été refusées partiellement.

Des pourparlers sont engagés avec le département pour créer un établissement dédié aux grands mineurs et jeunes majeurs pouvant accueillir 30 places, et ce dans le cadre de la semi-autonomie.

Le Commissaire aux comptes certifie les comptes.

Le rapport gestion est adopté à l’unanimité.

Le projet de budget 2021 est adopté à l’unanimité.

Renouvellement du conseil d’administration

Sur les six sortants, deux ne se représentent pas et quatre souhaitent poursuivre. Deux candidatures nouvelles ont été reçues : Kader Abdel, ancien chef de service de Concorde en retraite depuis deux ans et Vincent Olive, président de l’association La Passerelle.

Les six candidats sont élus à l’unanimité.

A suite du décès de Monsieur Alain Junqua, le conseil d’administration de l’association Concorde réuni le 21 octobre dernier a élu Monsieur Claude Chirouse Président

 

 

 

 

La lettre n°74Vie des maisons

La nouvelle saison de la série « Les aventures des jeunes de Gagny 1 »

Brandon, Nick, Brian, Christofreddy, William, Waesley et Hicham  étaient les acteurs de la série G1 réalisée par Loic et Rodney.

 

 

 

Après cette année obscure en lien avec le virus COVID 19, il était indispensable pour les jeunes de se couper de leur quotidien en y mettant un peu de gaîté. C’est pour cela que la réalisation de la nouvelle saison de la série s’est déroulée en juillet à La Rochelle. Nos jeunes ont pu établir des liens chaleureux avec le public familial du camping, tout en respectant les règles sanitaires. Belle ambiance du groupe qui a su évoluer en harmonie, chacun respectant les règles fixées au préalable.

Les jeunes ont apprécié les décors de Boyard ville, l’ile de Ré, l’ile d’Oléron. Dans le script également, bronzette, jeux aquatiques, randonnée pédestre et découverte de la ville de La Rochelle, sans oublier le spectacle du Puy du Fou.

Losange Loic et d’Almeida Rodney

La lettre n°74Vie de l'association

Du nouveau au restaurant pédagogique

Des travaux…

Nous avons mis à profit la fermeture estivale de notre cher restaurant pour rafraîchir les peintures. Fini le plafond vert et moche. Grâce à l’intervention de nos techniciens de maintenance, il est désormais blanc et lumineux.

Fini les néons et vive les spots à « LED », plus modernes.

Dès le 1er septembre, venez nous rendre une petite visite et déguster un bon repas avec Sophie, Philippe et nos jeunes

A vos papilles

 

Une exposition 

Julie Jjabat, artiste photographe expose ses photos à « l’Atelier » depuis sa réouverture.

Cette jeune femme talentueuse travaille en argentique et en numérique des photos « Street art » et  « Glitch art » (Le glitch art est un style visuel caractérisé par l’utilisation d’erreurs numériques ou analogiques dans le but de créer une esthétique bien particulière. Ce style peut être conçu de manière intentionnelle (« fake glitch ») en créant un design de toutes pièces, ou bien de manière complètement accidentelle).

 

Cette exposition photos sera renouvelée tous les deux mois.

Nous avons le plaisir de vous inviter à venir l’admirer tout en déjeunant.

(Réservation nécessaire auprès de Sophie 07 69 96 39 02)

Florence MAZERAT – Directrice Générale

La lettre n°74Vie de l'association

Coup de jeune pour la maison et nouveau projet au SAM !

Les éducateurs et les jeunes ont œuvré à l’embellissement de la maison durant le mois de juillet ; les peintures des chambres et de la salle à manger sont refaites. Suivront dès que possible les autres pièces. Car tous les travaux d’entretien de la maison sont réalisés par les jeunes avec les éducateurs (jardin, intérieur de la maison…). On peut les remercier et les féliciter !

Des travaux, notamment la salle de bain, ont été réalisés en août par la ville de Montfermeil qui nous loue la maison depuis 2003.

Par ailleurs, le projet de service de la structure va être réactualisé dans les mois à venir. Nous disposons déjà d’un outil éducatif nouveau, un appartement à Coubron, qui nous permet de travailler sur l’autonomisation des jeunes accueillis par notre service depuis février 2020. Ils y séjournent ponctuellement chaque semaine en fonction de leur degré d’autonomie. Néanmoins, le confinement nous a retardés dans notre travail notamment en raison des absences pour arrêt maladie et congés à prendre de l’équipe éducative.

Ce service de semi autonomie rattaché au module Chevreul accueille actuellement 6 jeunes de 16 à 18 ans. A 18 ans, ils doivent être orientés vers un autre service (FJT*, Essor 93….). Nous avons pu, pour la première fois, travailler sur l’orientation de l’un de nos jeunes ayant eu 18 ans pendant le confinement vers le nouveau service interne de l’association, le DAE**, en collaboration avec son équipe. Un autre jeune a été orienté lui à ESSOR 93.

Enfin pour terminer sur une belle note, félicitations à nos jeunes qui ont tous obtenu leur diplôme, pour l’un d’entre eux un BAC STMG avec mention assez bien et pour les deux autres le BEP, avant de poursuivre vers le BAC dès la rentrée !

 

Romain GUEHO

Coordinateur du service semi autonomie du module Chevreul

* FJT : Foyer de Jeunes Travailleurs

** Dispositif d’Accompagnement Externalisé

La lettre n°74Vie des maisons

SEPAD* : quand déménagement et confinement vont de pair, où presque…

Youpi, le service déménage…Et oui, après un an et six mois, les locaux de Pavillons-sous-Bois étaient devenus trop exigus au regard de la montée en charge du nombre de situations (60) et de l’effectif croissant de l’équipe (12 personnes à ce jour).

Aussi, après de multiples visites de bureaux, de pavillons, le SEPAD s’est trouvé un nouveau lieu à Villemomble : un pavillon plus spacieux, donc plus accueillant pour l’équipe, les familles et nos actions collectives. Petit plus : y’a un bout de jardin !

Le déménagement s’est déroulé sur la dernière semaine de février, juste 15 jours avant le confinement. De fait, à ce jour, nous n’avons pas encore pu totalement investir les nouveaux locaux et démarrer réellement nos missions au sein de ce nouveau lieu. Par chance, deux rendez-vous avec des parents et une activité « expression collage » avec quelques enfants avaient été programmés sur la semaine du 09 février. Le mercredi 11 février, nous avons eu également le plaisir d’accueillir le président de l’Association Monsieur JUNQUA et Florence MAZERAT pour leur faire découvrir le nouveau pavillon.

Puis patatras, crise sanitaire et confinement… Situation brutale et inédite qui, du jour au lendemain a suspendu le temps, a suspendu les visites à domicile dans toutes les familles, a suspendu la dynamique du déménagement et du réaménagement du service.

Alors s’est posée la question : comment continuer à soutenir et accompagner intensivement les enfants et leurs parents sans qu’aucune visite à domicile – le terrain de l’équipe – ne soit possible ? C’est-à-dire sans aucun contact humain, physique, avec eux, quand le cœur même de notre métier, c’est être dans la relation.

Du jour au lendemain, l’équipe a dû composer différemment pour que « les appels aux familles deviennent les visites ». Pas toujours simple de faire passer l’attention et l’empathie au travers de l’écran du téléphone lorsque l’on a un enfant, une maman, un papa, des parents plongés dans l’inconnu de cette crise sanitaire et dépassés par ce climat anxiogène.

Et puis, il y a l’échange au téléphone avec les adolescents. Habituellement leurs réponses sont brèves, même sur des questions ouvertes et bien là, nous vous rassurons, rien ne change, les adolescents restent les mêmes, même en confinement : « Ouais » ; « Non » ; « J’sais pas » ; « Peut-être » ; « La flemme ».

Est venue l’idée des interventions avec Skype, quand cela est possible… et depuis quelques jours seulement, des sorties « temps de répit », organisées par une éducatrice à l’intention de jeunes pour lesquels le confinement dans une situation familiale difficile risque de provoquer un mélange « explosif ».

Soyez rassurés, la mise en place de ce travail s’effectue avec les précautions sanitaires et gestes barrières exigés. Nous ne vous cachons pas que, percevoir le sourire, la peur, la joie d’un enfant derrière un masque, c’est loin d’être gagné ! ! Mais revoir en rendez-vous, certains jeunes en bonne santé physique et mentale pour lesquels nous étions inquiets après 3 semaines de confinement, est venu rassurer l’équipe toute entière. Il est certain qu’à la sortie de cette épreuve, nous aurons acquis de nouvelles compétences et un relationnel différent.

Enfin, puisque le confinement dure et que le SEPAD met en place des actions collectives avec les familles, la cheffe de service et l’équipe ont eu l’idée d’un « groupe d’expression en confinement » : une action collective à distance qui maintient le lien différemment.

Il a donc été demandé aux familles de profiter de ce moment pour laisser leur créativité s’exprimer à travers un dessin, une poésie, un tag, une peinture, un collage, une phrase, un texte, une photo, une BD : comment est vécu le confinement ? De quelle manière peut être combattu le Coronavirus (idée d’un super héros) ? Ou bien encore en montrant son soutien au personnel médical ou autre…

Il n’y aura pas de jury, pas de premier, pas de dernier. Quand, de nouveau, nous pourrons réunir l’équipe et les familles, toutes les œuvres des enfants, petits et grands, des mamans, des papas et celles de l’équipe du SEPAD seront exposées et présentées autour d’un goûter dans le nouveau pavillon.

Au plaisir de vous revoir prochainement, soit lors du vernissage avec les familles, soit lors de la porte ouverte « crémaillère » du nouveau service.

Prenez tous bien soin de vous et de vos proches.

Éric Bertherat, directeur du SEPAD, le 9 avril 2020

 

* Service éducatif de protection et d’accompagnement à domicile

La lettre n°74Vie des maisons

Les jeunes de Gagny 1 dans le Jura

La dernière quinzaine d’août sept jeunes et deux éducateurs ont investi la maison de vacances d’Entre Deux Monts. De G1, comme on appelle Gagny1, à 4G, il n’y a qu’un pas, mais sans connexion, il a été nécessaire de connecter les jeunes avec la nature.

C’est un pic, c’est un aigle, c’est au Pic de l’Aigle que nos muscles ont été mis à rude épreuve dans un véritable parcours commando.

La cascade du hérisson était à sec, pas d’eau cette année, mais le catamaran sur le lac a étanché notre soif de liberté.

Le lendemain de la canirando

Où chacun est entrainé par un chien de traineaux,

Malgré nos maux,

Le paysage reste beau.

Ce séjour fut cadeau

La lettre n°74Vie des maisons

Histoire et loisirs en Normandie pour la maison des Sorbiers

Du 1er au 22 août, 7 jeunes encadrés par deux éducateurs et le chef de service adjoint ont élu domicile dans le moulin d’une ferme, en pleine campagne, à 25 kilomètres de Caen. Pendant trois semaines ils ont sillonné la région, mêlant étroitement les activités de loisirs, sportives et culturelles avec la découverte du très riche patrimoine local. Du Mont Saint-Michel, aux plages du débarquement du 6 juin 1944, ces retours sur un passé souvent ignoré ne les a pas laissés indifférents. Au fil des jours, ils ont été impressionnés par les visites du musée du débarquement d’Arromanches  qui rappelle comment fut construit le port artificiel du débarquement, du mémorial de Caen où l’histoire de la Bataille de Normandie s’articule avec celle du xxe siècle, de la pointe du Hoc, falaise fortifiée par les Allemands, du cimetière américain de Colleville-sur-Mer, du village de Sainte-Mère-Eglise…

Mais les activités ludiques n’ont pas été négligées pour autant : accrobranche, équitation, canoé-bouée, marche, vélo, foot… et baignade bien entendu !

Au fil des jours, les liens se sont resserrés entre les membres du groupe, jeunes et éducateurs. Tous gardent un excellent souvenir de ces vacances riches de découvertes.

La lettre n°74Vie des maisons

Bol d’air pour le DAP *

Cet été, le DAP a choisi de prendre un grand bol d’air pur dans la Nièvre ! Sur ce vaste massif au cœur de la Bourgogne, le temps semble ralenti. Tels des explorateurs, du 15 au 29 août, au fil d’activités variées, bateau, canoë, équitation, piscine, vélo, parcours aventure, vélo rail, nos quatre jeunes accompagnés de deux éducateurs ont pris du plaisir à contempler la splendeur des paysages, à s’imprégner des senteurs des forêts verdoyantes, à vivre des sensations fortes, à partager des moments de convivialité au sein de la maison louée par l’association.

Faouzi BEN MIRA, Chef de service éducatif

 

*DAP : Dispositif d’Accueil Personnalisé

La lettre n°74Vie des maisons

Un mini-séjour imprévu

Du 29 juillet au 2 août, six jeunes ont bénéficié d’un mini séjour imprévu aux Clarines. Une chance après les deux excellentes semaines de début juillet.

Malgré un laps de temps réduit pour organiser les activités, nous avons profité d’une base de loisirs avec des jeux gonflables. De même, nous avons passé une journée au bord d’un lac aux eaux turquoises. Afin de célébrer l’aïd avec les jeunes nous avons fait un barbecue et nous avons profité du beau jardin de la maison.

La joie et l’enthousiasme des jeunes ont suffi pour faire de ces quelques jours un moment agréable.

Nous remercions Florence Mazerat qui a permis ce retour aux Clarines pour un nouveau souffle.

Ancienne stagiaire, j’ai eu l’opportunité d’être en CDD pendant ces vacances. Béatrice Bouras m’a alors proposé de participer à ce séjour, ce que j’ai accepté volontiers. C’était une première pour moi et cela a été bénéfique, tant pour ma formation d’éducatrice spécialisée que personnellement.

Malgré l’inquiétude au départ, de me retrouver dans un accompagnement 24h/24, j’ai apprécié le contexte inhabituel qui a permis de renforcer le lien avec les jeunes.

Ce fut un moment de partage, de bonne humeur et de vie.

Lourenço Jessica – Monitrice adjointe animation

avec Bouras Béatrice – Educatrice spécialisée

La lettre n°74Vie de l'association

Bol d’air pour le DAP *

Cet été, le DAP a choisi de prendre un grand bol d’air pur dans la Nièvre ! Sur ce vaste massif au cœur de la Bourgogne, le temps semble ralenti. Tels des explorateurs, du 15 au 29 août, au fil d’activités variées, bateau, canoë, équitation, piscine, vélo, parcours aventure, vélo rail, nos quatre jeunes accompagnés de deux éducateurs ont pris du plaisir à contempler la splendeur des paysages, à s’imprégner des senteurs des forêts verdoyantes, à vivre des sensations fortes, à partager des moments de convivialité au sein de la maison louée par l’association.

Faouzi BEN MIRA, Chef de service éducatif

 

*DAP : Dispositif d’Accueil Personnalisé

La lettre n°74Vie des maisons

La maison La Caravane a choisi la Bretagne en juillet… Les Clarines et le Pas-de Calais en août.

Nous en 68 on n’y était pas mais cet été, après les cailloux, on a trouvé la plage.

 

 

 

Alors c’est vrai, parfois, il ne fait pas beau en Bretagne…….. Alors on court et on est des champions.

 

Et le soir, c’est les vacances, alors on danse.

 

En août, un p’tit séjour aux Clarines mais vous connaissez, alors en voici un autre dans le Pas de Calais et c’était bien aussi.

La lettre n°74Vie de l'association

Peter, surveillant de nuit de la maison Gagny 1, victime de la COVID 19, nous a quittés le 10 août

Ecrire pour te rendre hommage signifie que tu n’es plus….. et accepter cette réalité ! Réaliser que tu ne franchiras plus la porte d’entrée de la maison Gagny 1 avec ta bonne humeur, ton rire communicatif, tes anecdotes, ton expérience de vie, tes nombreux débats et tellement d’autres aspects….

Un immense vide s’est immiscé dans notre quotidien, nous apprenons à faire sans ta présence même si très régulièrement un souvenir avec toi est évoqué…

Un grand Homme est parti. C’est un honneur d’avoir partagé ce chemin à tes côtés. Un cœur énorme, une gentillesse hors du commun, un rire exceptionnel… tant de qualités, tant d’humanité…

Tu vas nous manquer Peter.

 

Jeunes et professionnels de la maison Gagny 1

La lettre n°74Vie des maisons

La maison Chevreul choisit la Normandie

Bonjour chers lecteurs,

Chaque année durant les vacances scolaires d’été, nous organisons des séjours éducatifs. Je suis un habitué de ces longs séjours et nous partons souvent sur la Côte d’Azur. Mais cette année, en raison de la COVID 19, nous avons dû changer de destination, en restant à proximité de nos établissements. Mais pas de panique… ! Avec nos jeunes, nous avons choisi la Normandie, une région riche de son histoire et de ses superbes paysages ! Du 08 au 22 août 2020, notre groupe, constitué de deux éducateurs et de 7 jeunes a séjourné dans la commune de Maizières, dans le Calvados.

Ce fut l’occasion de pratiquer des activités sportives et ludiques : char à voile, tir à l’arc, foot, atelier créatif cerfs-volants avec la plage pour piste d’envol ; de profiter de ces belles plages normandes, du beau temps et de l’eau chaude de la Manche… Nous avons également visité une exposition consacrée aux ânes et aux produits de beauté faits à partir de lait d’ânesse. Les jeunes ont découvert l’architecture normande dans les villes et villages traversés et dégusté plusieurs spécialités régionales. Ils ont adoré et ont également acheté des petits souvenirs pour leur famille.

Au fil de toutes ces activités nous avons passé du bon temps, consolidé les liens de confiance, la relation avec et entre jeunes, la qualité du vivre ensemble. Un travail éducatif a été mis en place, que nous espérons poursuivre sur le long terme.

Maintenant nous préparons la rentrée scolaire avec de nouveaux objectifs, de nouvelles attentes et une nouvelle force pour évoluer ensemble!

 

Samuil CACUCI

moniteur-éducateur

La lettre n°74Vie des maisons

Le Jura aussi pour la maison Aristide Briand de Gagny

Un séjour s’est déroulé du 19 au 26 juillet et les jeunes de la maison Aristide Briand ont pu profiter de l’environnement exceptionnel de la maison du Jura. Cette dernière est située en pleine nature ce qui rompt radicalement avec le cadre de notre banlieue. Pour autant, le confort de la maison pourrait être amélioré ce qui augmenterait son attrait.

Si la canicule était de rigueur en région parisienne cela n’a pas été notre cas et nous avons pu en profiter pour faire des activités inhabituelles.

Ainsi, comme les photos en attestent, les jeunes ont pu faire de la « cani rando », grand moment de découverte des chiens de traineau et ainsi éprouver leurs capacités à les suivre dans les chemins de randonnée.

Les activités nautiques telles que le paddle (où ils ont testé leur équilibre et leur résistance), et le catamaran ont été au programme sur les lacs de la région. Les jeunes ont ainsi pu souffler et enfin prendre l’air après ces mois si particuliers de confinement.

La semaine a donc été bien remplie et l’ambiance entre les jeunes et avec les éducatrices a été, comme le temps, au beau fixe !

Lauréline et Cassandra, éducatrices

La lettre n°74Vie des maisons

Juillet 2020, cap sur la Vendée pour Chevreul

Après ce long épisode de confinement, nous avons saisi l’opportunité qui nous était offerte de partir. Direction la Vendée !! Trois éducateurs un peu survoltés, un groupe de dix jeunes exceptionnels, nous voilà prêts… Cap sur le village de Saint-Vincent-sur-Jard, entre les Sables d’Olonne et La Tranche-sur-Mer, au camping « la Bolée d’air »!

Après un début d’année émotionnellement riche, nous avons décidé de placer ce séjour sous le signe de la « positive attitude ». Entre tournois de foot, sport, natation et bains de soleil, nous avons pu nous découvrir, ou nous redécouvrir, nous rapprocher, et souder notre groupe de jeunes. Nous avons plongé au cœur de l’époque médiévale en visitant le Puy du Fou, nous nous sommes immergés dans les fonds marins à l’aquarium de la Rochelle, et nous avons connu des montées d’adrénaline au parc O’Gliss.

S’ajoutent à cela la visite des villes environnantes, la fête foraine, les soirées dansantes au camping et les escapades nocturnes à la plage. Ce séjour a permis, aux jeunes comme aux éducateurs de souffler, de nous détacher du quotidien et de partager des souvenirs inoubliables… Un voyage qui s’est achevé, non sans un petit pincement au cœur… A l’année prochaine, nouveau groupe, nouveaux éducs, nouvelles aventures…

 

Stéphanie Dos Santos, Mamadi Diakité, Harouna Sidibé, éducateurs

La lettre n°74Vie des maisons

Les jeunes de la maison Marie-Foilaine Desolneux dans le Jura

Du 6 au 19 juillet, sept Coubronnais se sont installés dans le chalet des Clarines du Jura. Nous avons commencé notre séjour en compagnie de Florence Mazerat, directrice générale, Nordine et Christophe, autour d’un barbecue et de jeux de cartes. Nous sommes tous ravis de cette journée agréable.

Pendant ces deux semaines, nous avons multiplié les activités. Sportives bien sûr avec la via ferata, un sport articulant randonnée et escalade, le saut dans le vide, le canyoning… mais aussi découvertes avec une journée à la ferme et visite d’une fromagerie suivie d’une dégustation des spécialités locales. Dans une pisciculture, nous avons mangé sur place le poisson que nous avions pêché. Sans oublier la partie de pétanque, la randonnée aux cascades du Hérisson, la baignade aux lacs, …

Ces quatorze jours de rires, de dépassement de soi, d’émerveillement, resteront de très bons souvenirs pour tous.

                        BEC Benjamin, BOURAS Béatrice, éducateurs

La lettre n°74Vie de l'association

Obsèques de Sylvain Lesueur, directeur de la maison Chevreul

Lundi 11 mai 2020, se sont déroulées les obsèques de Sylvain Lesueur, directeur de la maison Chevreul. Autour de la famille, confinement oblige, seuls quelques représentants de Concorde ont pu assister à l’église Notre-Dame de Lourdes des Coudreaux à la bénédiction conduite par Bernard Moulin, diacre et vice-président de Concorde. Alain Junqua, président du Conseil d’administration, dans l’impossibilité d’être présent en raison de son éloignement de Montfermeil et des règles actuelles de circulation avait rédigé une intervention lue par Pierre Girault, vice-président. Florence Mazerat, Directrice générale a porté la parole des personnels de l’association.

La lettre n°74Vie de l'association

Intervention de M. Alain Junqua, président du conseil d’administration

Sylvain nous a quittés samedi 2 mai, entouré des siens, après une ultime visite de Florence, Yann et Philippe* comme un dernier au-revoir douloureux mais affectueux.

Il est parti après un long, digne et courageux combat contre la maladie, dont nous osions croire, même si l’espoir pouvait apparaître raisonnablement illusoire, qu’il parviendrait une fois encore à la surmonter.

C’est avec une infinie tristesse que tous ceux qui l’ont côtoyé à Concorde, qui ont travaillé avec lui, depuis septembre 1993, date de son entrée dans l’association, ont aussitôt ressenti l’absence de celui qui était le plus ancien de nos directeurs.

Sylvain a fait l’essentiel de sa carrière au sein de la Maison Chevreul à Montfermeil jusqu’à en devenir son directeur. Sa délicatesse et sa douceur envers les enfants qui lui étaient confiés, sa constante bonne humeur, sa jovialité communicative, son sens de l’humour n’excluaient pas l’autorité nécessaire dont il savait faire preuve avec mesure et discernement.

J’ai pu personnellement constater combien il aimait son métier et, au-delà de cet aspect, l’attachement qu’il portait aux jeunes sans exclusive.

Il était reconnu par tous comme un professionnel de qualité, disponible et attentif, solidaire et complaisant.

Il avait toute ma confiance et celle du conseil d’administration de l’AEPC. J’en veux pour preuve les nombreux messages que les administrateurs ont adressés ces derniers jours à Florence. Tous y ont exprimé leur peine.

« Rien de grand ne se fait sans passion » disait le philosophe allemand HEGEL.

Sylvain était précisément un passionné et nous l’aimions ainsi.

En cet instant, nos pensées communes à tous vont vers lui et nous l’accompagnons avec son épouse et ses enfants dans la solitude et la tristesse du départ mais aussi pour certains d’entre nous dans l’espérance.

 

* Florence Mazerat, directrice générale, Yann Chatelin, directeur général adjoint, Philippe Allard, longtemps coéquipier de Sylvain à Chevreul.

La lettre n°74Vie de l'association

Intervention de Florence Mazerat, directrice Générale

Oh capitaine, mon capitaine,

C’est bien comme capitaine du navire Chevreul que le bulletin municipal de février 2011 traçait de toi un portrait juste, sensible et chaleureux.

Assemblée générale de Concorde, le 22 mai 2017

Oui, Sylvain tu as bien été le capitaine du navire Chevreul mais aussi capitaine d’une équipe de football, une autre de tes passions.

Retracer ton parcours professionnel, depuis 27 ans que tu es dans la flotte de Concorde, n’est pas une mince affaire,

Le 1er septembre 1993 tu es arrivé à Chevreul en qualité d’éducateur, mais en juillet 1998, tu fugues deux ans et demi, prendre l’air à Nice.

De retour au bercail en janvier 2001,  tu rejoins le foyer Perdrigé jusqu’au 1er avril 2006.

Gérard Pringault, alors Directeur Général, te nomme chef de service de la maison mère Chevreul où tu resteras jusqu’à aujourd’hui, tout en y prenant de nouvelles responsabilités, puisque tu seras successivement directeur-adjoint en 2010 et directeur le 1er  septembre 2012.

Durant 14 ans après avoir été matelot, puis quartier maître, tu as bien été depuis 8 ans le capitaine du navire Chevreul.

Dans ton interview au bulletin municipal, tu disais et je te cite : « nous ne sommes que de passage… » et c’est tellement vrai.

La réalité nous a rattrapés.

Mais dans ce long passage de 25 ans cumulés, tu as œuvré corps et âme au service des jeunes et des personnels, toujours avec la même passion, l’éducation des jeunes ; très engagé, militant pour servir cette juste cause.

Tous les jeunes ne peuvent être présents aujourd’hui avec toi, car l’église serait trop petite pour tous les accueillir et pour le coup, en cette période d’urgence sanitaire, les distances ne seraient pas respectées.

Mais revenons à toi.

Tu as fait énormément pour que les jeunes qui nous sont confiés puissent avoir les mêmes chances que tous les autres et qu’ils soient finalement considérés comme n’importe quel autre jeune.

Je ne vais pas faire ici l’inventaire de toutes tes initiatives, car nous y serions encore demain matin, mais je vais en citer deux.

Tu as mis en place le permis de conduire pour les jeunes, car pour toi c’était essentiel pour leur devenir. Leur permettre de sortir de la maison honorablement avec un travail, un toit, un permis de conduire pour qu’ils deviennent des citoyens, des hommes libres de penser et capables de faire des choix. Telle était ton ambition pour eux.

Tu as accueilli la fête des voisins car pour toi, nous y avions une place. Chevreul a remporté plusieurs années consécutives le prix de l’organisation de cette fête. C’est à toi que cela revient, c’est toi qui as œuvré pour ouvrir les portes de la maison vers l’extérieur. Et tu as eu raison, puisque les autres maisons ont suivi cette belle initiative les années suivantes.

Tu as exercé ton métier avec passion, une douce autorité, une bonhomie et une bonne humeur légendaires.

Tous nos partenaires du secteur associatif reconnaissent ces traits de caractère. Ta présence au GRESA*, à l’ADC** fut l’occasion de vrais moments de complicité et d’éclats de rire. Tous s’en souviennent à lire les témoignages de ces derniers jours.

Avec tes collègues, ton équipe, tu as été un formidable collaborateur. Tu as toujours été attentionné, prêt à te mettre en quatre pour rendre service.

Au début de la semaine dernière, tes collègues directeurs et chefs de service me faisaient part de leur ressenti, en te perdant. Vous aviez formé un noyau, je dirai un noyau d’abricot eu égard à ton côté jovial, rieur. Et bien aujourd’hui, ce noyau dans lequel je m’inscris s’est fissuré et nous en avons perdu un bel éclat.

Alors je compte sur toi, de là où tu es, pour leur donner, pour nous donner, un petit coup de main pour que nous puissions traverser cette épreuve et nous donner l’envie, la force de continuer, toutes voiles dehors.

Nous avons été largement éprouvés ces derniers temps, et sans toi, ce sera plus difficile.

La famille Concorde perd une nouvelle fois un des siens.

Je pourrais encore et encore dire beaucoup de choses mais le temps m’est compté.

Alors sache que ton navire résiste à la tempête car tu l’as confié à Stéphane Martin, qui a été ton matelot et qui sera à la hauteur de la mission que tu lui as confiée,  j’en suis sûre.

Nous pensons très fort aussi à Sandrine ton épouse, tes enfants Mathis, Bastien, et Enzo à qui il faudra beaucoup de courage, mais ils en ont, et font face, pour surmonter ton absence. Je suis sûre que tu veilleras sur eux avec tout ton amour.

En nous quittant en pleine crise sanitaire, pensais-tu, avec ton imperturbable sens de l’humour,  partir à la cloche de bois ou filer à l’anglaise ?

Et bien c’est loupé. Tous réunis ici, famille, amis, famille de Concorde, nous sommes là, fidèles à l’homme que tu étais pour te rendre un hommage si mérité.

Mon Sylvain, tu t’es battu contre la maladie durant onze mois et nous espérons que maintenant tu es en paix. Ton rire si communicatif et si reconnaissable résonnera encore longtemps dans nos esprits et dans nos cœurs.

Alors comme le capitaine que tu étais, nous te laissons voguer et te demandons de veiller sur nous, ici tous réunis, avec ton éternelle bienveillance.

Bon voyage nous t’embrassons très très fort.

 

* Groupement de Recherche et d’Etudes du Secteur Associatif

** Association de Directeurs, cadres de direction du secteur social, médico-social et sanitaire

La lattre n°73Vie des maisons

Le confinement dans la maison Aristide Briand

Ce qu’en disent Ceux qui restent de l’équipe d’Aristide Briand

C   comme confinement mais aussi comme pas cool car pas facile tous les jours.

O   comme oisiveté mais aussi comme obèse à la fin du confinement.

V   comme virus mais aussi comme vie face à la mort.

I    comme inconnu mais aussi comme interdit de sortir

D   comme danger mais aussi comme déconfinement

19 comme le nombre de nos jeunes qui « jouent le jeu » jusqu’à présent et que nous remercions.


Ce qu’en disent les jeunes

Le confinement c’est très dur, on ne peut pas sortir, les photos nous manquent pas, c’est les meufs.

On respecte la consigne du foyer on est confiné mais on est une famille pour la vie.

Je viens vous faire part de ma journée au quotidien durant le confinement. Pour moi il est très ennuyant de rester sur place ou à la maison. Parce qu’on aime sortir et se balader. Je dors plus qu’avant et je prends du poids. Je ne suis pas vraiment fier de rester à la maison car j’aurais voulu aller à l’école. J’ai plus de temps pour jouer que pour apprendre mes leçons…

Pas grand-chose à dire à part que ça devient chiant le confinement. Ce confinement est magnifique, il serait encore mieux si j’avais un panier de basket.

Le 9 avril

La lattre n°73Vie des maisons

A La Caravane, jusque-là, tout va bien !!!

Trois semaines de confinement à La Caravane, on a travaillé comme jamais et il ne s’agissait pas juste de répondre aux profs et aux instits, non, non, les éducs en plus !!! Et des maths, et du français, et les leçons, et les exercices, et qu’a-t-on a compris, et comment on peut le formuler autrement… Certains en redemandent, ils disent que c’est plus facile de travailler à La Caravane qu’à l’école. Les fayots !!! A moins que ce soit vrai.

Heureusement, dans notre emploi du temps de ministre, on a aussi des temps de jeux ; alors attention, là aussi les éducs veillent ! Confinement oblige, un groupe à l’extérieur, un groupe à l’intérieur. Finalement, c’était pas mal pour avoir accès aux vélos, patinettes et rollers. C’est bizarre, un éduc, ça pense à tout. Enfin sauf que de temps en temps, on a agrémenté leurs journées de quelques blessures, disputes, pleurs. Alors oui, sur le moment, ils ont pu se fâcher mais, vous savez quoi, ils ont quand même gardé leur bonne humeur. C’est bizarre je vous dis un éduc, c’est bizarre. Vous ne me croyez pas et si je vous dis que maintenant que c’est les vacances, certains d’entre eux restent toute la semaine H24. Alors, c’est pas bizarre un éduc ? Vous imaginez s’il y avait encore du travail scolaire, ils nous rendraient fous, le jour, la nuit. Enfin ça, c’est ce que je pensais en apprenant qu’ils restaient sur place. En réalité, depuis lundi c’est trop bien. Vous voyez ce que c’est une colonie de vacances ? Bah vous y êtes ! Depuis lundi, La Caravane « c’est comme une colonie de vacances mais sur place » et ça je l’ai dit à mes parents. Et oui, ils s’inquiètent nos parents, ils nous manquent, on leur manque. C’est marrant, on dirait qu’ils échangent plus avec les éducs, chacun demande des nouvelles de l’autre. Bref, jusque-là, tout va bien à La Caravane et si vous en doutez, regardez notre banderole.

Mais bien que nous ne soyons que des enfants, on sait pourquoi on est confiné, que tout le monde est confiné. On a bien compris qu’il s’agissait d’un virus pas sympa du tout et, si difficile à combattre, que tous ceux qui soignent sont un peu plus épuisés chaque jour. Alors, tous ensemble, on a concocté la « recette du confinement », il ne faut oublier aucun ingrédient.

A bientôt tout le monde, on retourne à notre colonie confinée.

Lundi 7 avril

Catherine Letourdu, directrice

La lattre n°73Vie des maisons

A la maison de Coubron : un confinement très organisé

Le confinement a été effectif dès le lundi 16 mars dans la maison Marie Foilaine Desolneux. Le soutien scolaire est organisé chaque matin de 9h à 12h. Les collèges, écoles primaires et lycée envoient le travail ; les éducateurs vont sur les sites dédiés afin que le lendemain matin  le siège imprime les devoirs à faire. La vie est rythmée comme lors de l’école. Le collège Henri IV de Vaujours nous a bien aidés en mettant à notre disposition six tablettes afin que les jeunes puissent se connecter sur les logiciels Pronote des établissements scolaires.

Si au départ, les jeunes trouvaient cela amusant, il convient de dire que maintenant ils trouvent le temps long, malgré des activités sur place avec les éducateurs présents. Néanmoins, la vie suit son cours dans la bonne humeur.

Le manque de relations avec l’extérieur pèse sur certains jeunes. Certains préféreraient être à l’école pour revoir leur camarade de classe ; d’autres en famille, pour être avec leurs parents. Dans l’ensemble, ils considèrent que c’est nul de rester à la maison toute la journée, qu’il n’y a pas assez d’activités….

Mais quand on voit les photos, on peut se poser la question : est-ce vraiment si nul ?

Beaucoup sont désappointés par l’annulation d’un séjour au Futuroscope de Poitiers pour un groupe de dix jeunes et trois éducateurs. Effectivement, les vacances à Coubron ont une autre saveur. Mais ce n’est que partie remise, puisque les éducateurs, si le déconfinement a lieu, organiseront des mini séjours afin que les jeunes puissent souffler.

Nous tenions Denis et moi-même, à remercier l’équipe éducative pour son engagement et son implication, ainsi que les jeunes pour leur patience et leur joie de vivre.

Le 6 avril 2020

Rachel Emonot, directrice

La lattre n°73Vie de l'association

COVID 19 : CONCORDE fait face

Lors des vœux du 22 janvier, je disais dans mon intervention « que 2020 soit une année plus douce pour faire une pause… » C’était sans compter sur le CODIV 19.

Depuis le 16 mars, toute la France est confinée mais aussi les 301 jeunes de nos maisons et services.

Dès le premier jour, la Direction Générale et tous les directeurs des maisons se réunissent afin d’organiser le confinement et d’élaborer un plan d’action pour structurer la vie des jeunes et limiter ainsi les angoisses de toutes sortes.

Depuis 15 jours maintenant nous observons, contre toute attente, des jeunes courageux et redoublant d’imagination pour accepter pareille situation.

Pour chacune des maisons, un planning de travail a été élaboré.

7 h 30            Réveil, petit déjeuner, toilette et rangement des chambres.

9 h – 12 h 30    Travail scolaire avec les éducateurs grâce aux supports de cours donnés par les écoles. Chaque matin dès 8h30, le service général tire les photocopies des devoirs à effectuer.

12 h 45        Repas.

14 h    Participation des jeunes à l’entretien de la maison, en l’absence des agents de service. Nettoyage des parties communes, désinfection des poignées de portes, tables, etc…

Une fois cette « besogne » achevée, des activités sportives ou manuelles sont proposées par petits groupes. Dans notre malheur, nous avons beaucoup de chance d’avoir un temps clément et de beaux jardins pour permettre aux jeunes de respirer et souffler.

Avant le dîner, temps libre pour jouer ou rejoindre sa chambre.

Dîner et soirée avec des jeux de société ou programme télévision, films.

Coucher aux heures habituelles.

Le confinement nous oblige finalement à bouger nos pratiques éducatives, à stimuler l’initiative. Les jeux de société reviennent en force ainsi que les jeux collectifs tels que la marelle ,1 2 3 soleil, …

Du côté des personnels, nous avons comme partout des arrêts pour maladies, garde d’enfants ou sujet à risque. Au total nous recensons une soixantaine d’absents sur 256 salariés.

Actuellement, nous assurons sans trop de difficultés la continuité du service grâce à la mutualisation. Une formidable solidarité existe entre tous, mais ce n’est pas nouveau.

Nous avons aussi et il faut le dire, le soutien indéfectible de notre Président et plus largement du conseil d’administration. Ce soutien est important tant pour les équipes que pour les directions.

Les vacances scolaires se profilent dans quelques jours. Pas de séjours en régions mais des séjours « à la maison ». En effet, des éducateurs ont proposé de faire « comme si… », c’est-à-dire de fonctionner en mode vacances, de rester sur place pendant 4 ou 5 jours, nuits comprises, et de construire un programme d’activités ludiques avec barbecue, pique-nique… Ce fonctionnement permettra de « casser le rythme », de ponctuer le temps.

Mais la route est encore longue. Il faut encore tenir plusieurs semaines encore avant de reprendre une vie ordinaire.

Je fais confiance aux jeunes, aux équipes, pour s’armer de patience, redoubler d’imagination afin de passer ce confinement le plus tranquillement possible….

Florence MAZERAT,

Directrice générale

La lattre n°73Vie de l'association

2020, Concorde, toujours et résolument au service de la protection de l’Enfance

Tels sont les messages d’Alain Junqua, président du Conseil d’administration et de Florence Mazerat, directrice générale, lors de notre traditionnelle cérémonie des vœux, le 22 janvier dernier, dans la maison Marie–Foilaine Desolneux de Coubron.

Mesdames, Messieurs, Chers Amis,

Permettez-moi de commencer mon bref propos en vous adressant à toutes et à tous mes vœux les plus sincères et très chaleureux d’heureuse année nouvelle, pour vous et tous les vôtres, dans un monde que nous souhaiterions bien plus pacifique et fraternel. Je souhaite que nous sachions tous, et tout particulièrement ceux et celles qui sont investis de missions éducatives, y œuvrer dans la solidarité, la tolérance et le respect mutuel. Mes vœux, bien sûr, s’adressent principalement à tous nos jeunes pour lesquels nous espérons, qu’avec l’accompagnement attentif et vigilent et la patience de leurs éducateurs, ils sachent tirer le meilleur profit pour eux de leur séjour dans les foyers Concorde et les quittent plus forts et déterminés, maîtres de leur vie, c’est-à-dire libres, responsables, utiles à une société qui leur fasse une juste place à la mesure de leur capacité et de leur volonté à s’y intégrer.

L’association Concorde a beaucoup évolué ces dernières années, élargissant ses modes d’action, mettant en œuvre de nouveaux moyens plus diversifiés répondant à de nouvelles attentes. Ce faisant ses effectifs ont sensiblement augmenté ainsi que le nombre de ses personnels. Je veux y voir la marque de notre directrice générale et de son équipe qui font preuve quotidiennement d’esprit créatif et entendent répondre à toutes les problématiques aussi nouvelles soient-elles pour mieux prendre en charge tous les jeunes, de toutes origines, malmenés par la vie et souvent laissés pour compte.

L’année écoulée a été marquée par la célébration de notre cinquantième anniversaire. Beaucoup d’entre vous étaient présents le 28 juin dans les jardins de notre maison de Gagny. Ce fut une belle journée dans tous les sens du terme, ensoleillée, conviviale et amicale.

Les jeunes, entourés de leurs éducateurs très investis, ont participé par diverses activités, fort réussies, contribuant ainsi à en faire une véritable fête qui s’est achevée tard dans la nuit à la salle des fêtes de Montfermeil. Je renouvelle à tous un grand merci pour leur investissement et leur imagination.

Mais l’année 2019 fut aussi une année difficile, voire éprouvante pour la direction de l’association et pour plusieurs équipes éducatives. La solidarité de tous a été remarquable. Le décès violent d’un jeune confié au Foyer Chevreul nous a bouleversés et a constitué une épreuve pour tous. L’interpellation, totalement inattendue pour nous, d’un autre garçon dans une structure individualisée et dans des conditions très particulières auxquelles une institution comme Concorde n’est pas habituée, a été aussi source d’inquiétudes, de perturbations et d’interrogations. Enfin, un incendie volontaire dans une de nos maisons par un jeune de dix ans, s’il a montré les capacités d’intervention et de réactivité des adultes présents, n’appelle pas à la sérénité et, là aussi, laisse interrogatif.

Oui, l’année 2019 laissera un souvenir mitigé et nous avions hâte de passer à 2020. Une fois de plus je rends hommage à tous nos cadres et à l’ensemble des personnels de l’association Concorde sans lesquels, je le répète, rien ne serait possible.

Je connais l’investissement professionnel et l’engagement associatif de notre directrice générale. Elle l’a encore démontré, si besoin était, tout au long de l’année écoulée dans des circonstances parfois dramatiques auxquelles elle a fait face avec détermination et compétence mais aussi, et peut-être surtout, beaucoup d’humanité.

Avant de lui laisser la parole, je voudrais dire un merci tout particulier à la Maison Marie-Foilaine DESOLNEUX qui nous accueille aujourd’hui, à sa directrice et l’ensemble de ses collaborateurs ainsi qu’aux jeunes qui ont contribué à la bonne organisation de cette réception.

Et, bien sûr, je ne saurais terminer sans un grand merci à tous nos cuisiniers qui, ensemble, ont préparé le buffet qui nous attend dans quelques instants.

A son tour, Florence Mazerat prend la parole :

Je voudrais saluer la présence des aumôniers musulmans auprès du chef d’état-major des armées de terre et de mer, avec lesquels nous avons un partenariat pour l’un de nos dispositifs. Je suis très touchée par votre présence.

L’année écoulée a été dense, difficile, chahutée et ponctuée d’évènements parfois dramatiques.

Je voudrais en premier lieu saluer la mémoire de Gérard PRINGAULT, décédé le 16 mai dernier et qui était l’un des co-fondateurs de Concorde, avec Claude CHIROUSE ici parmi nous et remercier Monique GUITTON toujours présente, qui a tant œuvré au sein de l’association….

Récemment, la Protection de l’Enfance, dont l’Aide Sociale à l’Enfance, a été mise à rude épreuve avec la diffusion récurrente d’émissions à sensations dont la dernière, zone interdite, diffusée dimanche dernier 19 janvier tend à laisser penser que la cause est perdue, que les éducateurs sont dépassés et que, finalement, on ne fait que colmater les brèches.

Je déplore que les juges des enfants aient été les grands absents de ce reportage, car c’est bien eux, qui pour un grand nombre ordonnent les mesures de placements.

Tout n’est pas faux. Il peut y avoir de la maltraitance dans les institutions, mais à la marge, et il faut que celle-ci soit dénoncée.

Mais, chers collègues, à Concorde, la bienveillance est omniprésente, c’est une valeur au quotidien.  Je vous réaffirme ici toute ma confiance.

C’est vrai qu’il y a des difficultés.

Comme l’a illustré PAVO, notre dessinateur qui nous a accompagnés tout au long de la préparation des 50 ans, les temps ont changé : nous sommes dans les années zéro fric et confrontés aux difficultés de recrutement des éducateurs, du personnel technique, pénurie souvent liée à la question de la rémunération mais pas que….

Au-delà de la question des salaires, il faut se montrer imaginatif pour donner l’envie d’avoir envie de rejoindre nos équipes, afin accompagner nos jeunes.

Tout cela n’est pas insurmontable.

Comme je le disais au début de mon propos, 2019 a été une année très particulière, empreinte de joie et de tristesse.

Nous avons été frappés de plein fouet, le dernier semestre par des évènements douloureux :

  • Le décès d’un de nos jeunes le 2 octobre dernier, Ali Mohamed, à qui nous pensons fortement aujourd’hui.
  • Les décès successifs de famille très proches de nos salariés (maris, père, mère, frères, sœurs) ;
  • La maladie touchant particulièrement Sylvain LESUEUR qui lutte avec force, courage et ténacité. J’ai une pensée spéciale pour lui, aujourd’hui.

Nous avons accompagné tous ces évènements et soutenu nos salariés du mieux possible dans ces douloureuses étapes de la vie.

A l’occasion de ces épreuves, je peux affirmer qu’il y a au sein de notre Association une formidable solidarité, une entraide, une écoute, qui font que chaque salarié se sent considéré, soutenu et épaulé.

Nous avons connu aussi, et heureusement, des moments de joie, de fêtes avec les 50 ans de l’association le 28 juin dernier, événement qui a été un réel succès.

Le 1er avril, et ce n’est pas un poisson, l’association s’est agrandie avec l’ouverture du dispositif pour les mineurs et jeunes majeurs non accompagnés.

Philippe ALLARD en a été nommé Directeur, secondé par Touria MAVUMBU, cheffe de service qui a une longue expérience des mineurs non accompagnés.

En lien, nous avons procédé à des changements au niveau des cadres :

  • Monsieur Stéphane MARTIN, qui était chef de service à la maison MFD a été nommé Directeur de Chevreul le 4 novembre,
  • Denis BARON a été nommé Chef de service avec la lourde tâche de succéder à Stéphane,
  • Sabrina MAUBERT a été nommée cheffe de service à la Caravane,
  • Amandine DUFOSSE a été nommée Cheffe de service à Chevreul.

A toutes et tous, je vous souhaite de la réussite dans vos nouvelles fonctions.

Je désire, avant de conclure, adresser mes plus profonds remerciements au Président, au conseil d’administration, aux directeurs, aux chefs de service, aux éducateurs, à l’ensemble des personnels techniques, notamment nos techniciens qui interviennent sans relâche pour maintenir et améliorer le cadre de vie des jeunes et des personnels, pour leur soutien indéfectible dans les moments difficiles sans oublier mon fidèle lieutenant Yann Chatelin et ma fidèle et précieuse directrice technique Sandrine Baillergeant.

Au seuil de cette nouvelle année, je vous présente mes meilleurs vœux. Que l’année 2020 soit plus apaisée et plus douce.

La lattre n°73Vie de l'association

Administrateur de Concorde depuis 50 ans !

Durant la réception annuelle des vœux de l’association, la directrice générale Florence Mazerat a rendu un hommage mérité à Claude Chirouse, son co-fondateur avec Gérard Pringault.

« Claude, c’est bien grâce à toi, grâce à des gens militants, qui ont donné de leur temps sans jamais compter, que Concorde existe et résiste à toutes les tempêtes. Vous pouvez être fiers ; tu peux être fier de votre œuvre.

Claude, sois certain, qu’il y a encore des militants au sein de Concorde. Je veux parler de, notre Président, des membres du conseil d’administration, des salariés et des cadres qui nous l’ont prouvé durant les évènements de 2019, sur lesquels je reviendrai.

Depuis 1969, Gérard avait été successivement  directeur puis directeur général jusqu’au 1er janvier 2013, date de son départ à la retraite. Durant 44 ans grâce à sa pugnacité, son audace, ses valeurs, ce sont plus de 3 500 jeunes qui ont bénéficié d’une prise en charge éducative de qualité et à qui l’association a permis de devenir des hommes et des femmes libres de faire des choix.

Alors oui, Claude, aujourd’hui l’occasion m’est donnée au nom de tous et en mon nom, de te remercier très vivement pour tes 50 années passées à Concorde au service des jeunes, des salariés, de la vie associative, et j’espère que tu seras encore des nôtres durant de longues années. »

La lattre n°73Vie de l'association

Le SEPAD* a soufflé sa première bougie !

 

 

 

a fêté son premier anniversaire le 1e septembre 2019

 

Durant cette première année, l’équipe éducative composée de moniteurs éducateurs, d’éducateurs spécialisés, d’une éducatrice de jeunes enfants, d’une conseillère en économie sociale et familiale, d’une psychologue, a accompagné au total cent deux enfants de un à dix-sept ans au sein de quarante familles de dix communes du département.

 

Le placement à domicile a permis, grâce à un accompagnement intensif hebdomadaire, de ne pas séparer les fratries et de travailler avec vingt-deux fratries, dont les plus grandes comptaient cinq ou six enfants.

 

Sur les cent deux enfants, certains ont pu participer avec leurs parents à plusieurs actions collectives organisées par l’équipe :

  • Séjours Educatifs dans le Jura et à la base de loisirs de Champs sur Marne, suivis d’un vernissage à l’occasion de la présentation des photos prises dans ces occasions. Etaient invitées les familles qu’elles aient participé ou pas aux séjours.
  • « Café des Parents » à l’initiative de la psychologue et d’un éducateur sur différents thèmes : savoir poser le cadre, les limites, la sexualité à l’adolescence, vie de maman (être mère au quotidien)…
  • Repas multiculturel avec des plats préparés par les familles.
  • Atelier cuisine : « Top chef » avec plusieurs équipes de parents/enfants.
  • Goûter de Noël.

 

Durant cette première année, l’équipe du SEPAD a pu faire appel aux différentes maisons de Concorde pour disposer de lits de repli pour un temps de 72h maximum. Cet accueil a été nécessaire pour certains jeunes afin de faire retomber les tensions, les conflits rencontrés par les enfants et parfois par les parents.

 

Du SEPAD, nous pouvons dire que le placement de type ADOPHE** a toute sa place au sein du département. Les neuf dispositifs ADOPHE qui existent actuellement sur la Seine-Saint-Denis s’inscrivent bien dans une démarche de protection des mineurs, de soutien et d’accompagnement à la parentalité au domicile. Ils permettent de préserver le lien familial et de maintenir l’enfant dans son milieu naturel.

Directeur

Eric BERTHERAT

 

* Service Educatif de Protection et d’Accompagnement à Domicile

** Accompagnement à DOmicile avec Possibilité d’HEbergement

La lattre n°73Vie de l'association

Colloque de l’ADC sur l’E-directeur

Le colloque de l’ADC (Association de Directeurs, Cadres de direction du secteur social, médico-social et sanitaire) s’est déroulé les 26,27 et 28 Septembre à Nantes. L’ensemble des directeurs des structures ont pu profiter de ce colloque national et se mettre au travail à travers un programme dense et intéressant autour du thème de « l’être connecté ou l’E-directeur ».

Exposés, échanges, tables rondes et démonstration de robotique ont ponctué ces journées. Outre un apport théorique autour de thématiques en devenir, le colloque de l’ADC permet un travail de cohésion et liens entre les directeurs qui tout au long de l’année œuvrent souvent chacun de leur côté vers le même objectif : la réussite des jeunes que nous accompagnons.

Ce déplacement géographique permet aussi bien sûr des moments de détente, de découvertes dont chacun a pu profiter à sa manière. Ainsi, nous avons pu visiter « la fabrique de l’ile » et assister à une déambulation de leur éléphant, marionnette tractée géante, connue sur tout le territoire et donner du sens à une citation d’Aristote «  Le plaisir dans le travail met la perfection dans le travail. » !

Sandrine BAILLERGEANT

Cadre Technique

La lattre n°73Vie de l'association

Filles et Garçons du Monde, un dispositif de prise en charge des mineurs et jeunes majeurs étrangers

Rencontre avec Philippe Allard, directeur et Touria Mavambu, cheffe de service éducatif.

Le 1er avril 2019, s’ouvrait la « Plateforme Filles et Garçons du Monde » prévue pour accueillir à terme 100 mineurs et jeunes majeurs étrangers adressés par la CAMNA. Où en êtes-vous dix mois plus tard ?

Notre habilitation nous autorise à prendre en charge des jeunes de 15 à 18 ans, et par dérogation des 18 – 21 ans. A à ce jour nous accueillons 75 jeunes, surtout des 17 – 18 ans. Nous avons une référente à la CAMNA qui travaille très bien. Nos jeunes sont hébergés en appartements diffus de 2 à 6 places, loués par l’association. Les huit éducateurs actuellement en fonction travaillent en binômes qui assurent le suivi d’environ 25 jeunes. Deux chargés d’insertion mettent en place les projets professionnels, préparent les sorties de la structure. Une infirmière, trois veilleurs de nuit, dont un à mi-temps, et trois intervenants scolaires titulaires d’un diplôme FLE, deux à plein temps et un enseignant retraité à temps partiel, complètent l’équipe.

Avez-vous rencontré des difficultés pour recruter des personnels ?

Avec une montée en charge progressive nous étoffons notre structure au fur et à mesure des arrivées. La moitié des éducateurs actuellement en poste vient de maisons d’enfants de l’association. C’est pour nous un atout car ils connaissent nos structures et sont en situation d’accueillir leurs nouveaux collègues. Disons que nous sommes épargnés, mais que nous avons mis en difficulté les autres services.

Comment se déroulent les journées de vos jeunes ?

Dès leur arrivée ils passent des tests de connaissance au CIO de Clichy-sous-Bois. Ceux qui n’ont jamais été, ou très peu, scolarisés sont dirigés vers notre atelier scolaire qui fonctionne  toute l’année, y compris pendant les congés scolaires, de 9 h à 16 h. Les prises en charge sont personnalisées. Certains sont orientés vers une structure scolaire adaptée, telle une « UPE2A » ou une « Remob FLE » classe d’une vingtaine d’élèves. Ces classes existent au collège Jean Jaurès de Montfermeil. Il existe aussi une classe « NSA » au collège Romain Rolland de Clichy Sous-Bois. Nous nous mobilisons pour que tous aient accès à des structures de formation professionnelle telles les masterclass (préparatoires à l’apprentissage) du campus des métiers de Bobigny par exemple.

Quelles sont les principales difficultés auxquelles vous vous heurtez ?

Nous avons quelques soucis d’aménagement des logements mais nous déplorons surtout que les jeunes aient tant de difficultés à obtenir des rendez-vous à la préfecture pour régulariser leur situation administrative. Les prises en charge des jeunes majeurs doivent être d’au moins six mois pour permettre cette régularisation. Il nous faut faire respecter le droit du travail car certains employeurs ont tendance à abuser de la précarité de ces jeunes. Théoriquement, nous pouvons les garder un an et demi, mais pour que l’accueil que nous assurons soit vraiment profitable il faut que celui qui nous quitte ait un emploi et un logement. Ce qui est problématique si les prises en charge sont courtes et de fait les formations non terminées.

Au plan culturel, nous avons des liens avec les Ateliers Médicis et le Chapiteau de Clichy. Les ateliers scolaires organisent des sorties éducatives. Il faut du temps pour installer une relation éducative.

Actuellement, nous concentrons tous nos efforts dans la qualité de l’accueil, l’hébergement, la formation, pour construire l’avenir.

Propos recueillis par Pierre Girault, administrateur de Concorde.

La lattre n°73Vie de l'association

Formation « Gestion de la violence » niveau 2

Mai 2018 : un groupe (éducateurs, secrétaires, comptables, cadres) est constitué pour participer à une formation se déroulant dans une salle à Montfermeil. Il faut y venir en jogging et nous ne savons pas à quoi nous attendre ! Comment ça va se passer et puis nous ne nous connaissons pas… il y aura des tatamis… « Il faut se rouler par terre ! », pas envie d’y aller finalement !

Atmosphère détendue, la connexion se fait dans le groupe sans compter la bienveillance de notre formatrice, Nathalie ! Nous rencontrons des difficultés à nous quitter ! Nous ne parvenons pas à mettre des mots sur ce que nous venons de vivre…. Nous sommes heureux !

Novembre 2019 : niveau 2 de cette même formation ! Une joie immense de nous retrouver et nous « blottir » dans notre bulle durant 4 jours. Des apprentissages, des échanges, du partage, des rires, une intensité que nous ne parvenons toujours pas à nous expliquer mais on s’en moque car nous sommes tellement bien tous ensembles ! Un principe, ce qui se passe dans la salle reste dans la salle.

Une seule hâte, nous retrouver en 2021 pour le niveau 3…..

Cécile JOUBAIRE

Cheffe de Service Educatif Gagny 1

La lattre n°73Vie de l'association

Un plan de formations diversifiées

L’Association a depuis plusieurs années orienté sa politique de formation vers des actions collectives transversales visant un développement des compétences d’un plus grand nombre de salariés ainsi que vers la favorisation des accompagnements VAE (Validation des Acquis et des Compétences) permettant aux salariés une reconnaissance de leur expérience par la sanction d’un diplôme d’état.

De fait, nous avons créé un partenariat actif avec différents organismes de formation :

  • « Bienveillance » : Organisme avec lequel nous mettons en place une formation autour de la gestion de la violence. Ce programme s’adresse  à l’ensemble des catégories socio professionnelles confondues et forme à chaque session 16 salariés. Les retours des groupes sont systématiquement au-delà du positif, tant dans le contenu que dans la réflexion et dans la forme ! Nous avons en 2019 étrenné le deuxième niveau de cette formation : la conclusion est la même : ENCORE !!!!
  • « Formassad » : Différentes formations ont été mises en place (les visites médiatisées, les entretiens familiaux) et prochainement, l’accompagnement aux écrits professionnels.

Parallèlement, nous travaillons avec OPCO santé* (anciennement UNIFAF) autour d’actions prioritaires sur des thématiques diverses allant du droit des étrangers au travail de nuit en institution en passant par la qualité de vie au travail…

Ce listing est loin d’être exhaustif, si cet aspect de notre accompagnement des salariés vous intéresse, je vous invite à vous plonger dans le rapport d’activités 2019 lors de notre prochaine Assemblée Générale en juin 2020, vous y trouverez dans le détail toutes les actions menées.

 

Sandrine BAILLERGEANT

Cadre Technique

* OPérateur de COmpétences du secteur privé de la santé

La lattre n°73Vie des maisons

Fête de noël au foyer Chevreul le 16 décembre

Première fête de noël pour notre directeur Stéphane Martin, notre cheffe de service Amandine Dufossé ainsi que pour certains éducateurs et jeunes au sein de la maison Chevreul.

Ce fut une grande réussite tout le monde s’est laissé envahir par la magie de Noël.

Un repas succulent et convivial, une belle distribution de cadeaux par un super Père Noel et ses petits lutins plus qu’engagés dans l’organisation de ces moments féériques.

Amandine Dufossé

Chef de Service Educatif

La lattre n°73Vie de l'association

Le temps est venu de te dire….. BONNE RETRAITE

Irène FERREIRA, notre maîtresse de maison, a choisi de rendre sa blouse pour profiter pleinement de ses proches et d’elle-même ! Elle a bien raison d’ailleurs….

C’est avec beaucoup d’émotion et de joie aussi que nous lui avons réservé une fête surprise le 12 décembre dernier. L’ensemble des jeunes et du personnel s’est retrouvé autour d’Irène afin de la remercier à sa juste valeur, la saluer dignement et lui montrer notre affection. Tous réunis autour d’une belle personne….

Irène, nous te souhaitons le plus beau à venir !

Les jeunes et l’équipe de Gagny 1 te remercient et souhaitent la bienvenue à Christine.

 

Cécile JOUBAIRE

Cheffe de Service Educatif Gagny 1

La lattre n°73Vie des maisons

La maison Chevreul investit les Clarines… pendant les congés d’automne……

Du 27 octobre au 3 novembre 2019, notre séjour aux Clarines fut un vrai retour à la campagne avec des activités centrées sur la nature : visite d’une ferme pédagogique avec soin aux animaux le matin et fabrication de fromages frais l’après-midi ; construction de nichoirs à oiseaux, visite du musée des mondes polaires, promenades en forêt, découverte des villages alentours…

Nous avions à cœur de proposer aux jeunes une échappatoire aux habitudes du foyer. Pari gagné : tous ont apprécié le séjour. Nous avons été surpris des efforts de comportement de chacun, lors des activités comme dans la vie au chalet même. Aussi notre règle « un séjour sans télévision » a été bénéfique puisque, pour la première fois, nous avons pu apprécier de voir le groupe se retrouver autour de jeux de société à chaque « temps mort » dans un emploi du temps pourtant bien rempli..

… et d’hiver

Pour la seconde semaine de vacances scolaires d’hiver, du 29 décembre 2019 au 4 janvier 2020, 6 jeunes sont partis en séjour éducatif dans la maison Les Clarines du Jura, encadrés par 2 éducateurs.

Au programme : ski, patinoire, visite du musée des mondes polaire, escapade au lac de Saint Point, aux cascades du Hérisson, randonnée, balade en forêt, herbier, ferme pédagogique avec soins aux animaux et fabrication de brioches maison, château de Joux, atelier pizza, jeux de sociétés, visionnage de films.

Le séjour s’est globalement très bien passé. Les jeunes ont apporté leur contribution au bon fonctionnement du groupe et dans la gestion de la vie de la maison. Tous ont su apprécier les repas variés proposés, et comme pour le séjour précédent la télévision a été proscrite et cela n’a posé aucun souci. Au contraire, nous avons pu en profiter pour passer de bons moments ensemble autour de jeux de société.

Le succès des activités proposées souligne une fois encore l’appétit de nos jeunes pour la découverte de nouveaux horizons, de la vie rurale et des activités culturelles.

Adeline Clément

Animatrice Socio-Educatif

La lettre n°72Vie de l'association

Un ancien jeune de Concorde à l’honneur des Mérites Bénévoles de la Ville de Montfermeil

Si Akilan n’est plus pris en charge à Concorde depuis quelques temps, force est de constater qu’il reste impliqué dans la vie de notre association. Il répond toujours présent lorsque nous le sollicitons pour nous prêter main forte, participe à toutes les actions transversales que nous menons : forum des associations, marché de Noël, organisation des 50 ans à Aristide Briand, assemblée générale… Nous avons naturellement souhaité qu’Akilan soit mis en lumière, et l’initiative des mérites bénévoles de la ville de Montfermeil était une très bonne occasion pour cela.

La surprise fut double pour Akilan. Il n’a, en effet, été informé de notre démarche qu’une heure avant la tenue de la soirée, et sa candidature a été retenue pour faire partie des trois lauréats. Son engagement associatif a été souligné et encouragé lors du discours de Monsieur le Maire.

La modestie d’Akilan a été mise à rude épreuve mais son frère, Arun, était là pour le soutenir !

Laurence Nominet, directrice des maisons de Gagny

La lettre n°72Vie de l'association

Tapis Rouge

C’est avec plaisir que nous avons suivi les aventures d’un de nos jeunes sur les célèbres marches de Cannes. Il a en effet participé au premier long métrage de Ladj Ly « Les Misérables ».

On peut grandir aux Bosquets, devenir réalisateur, être un jeune acteur de Concorde et prouver que l’on peut faire partie des meilleurs !

La lattre n°73Vie des maisons

Nettoyer la nature

Le samedi 28 septembre 2019, en partenariat avec la Maison de la nature de Coubron, neuf jeunes de la maison Marie-Foilaine Desolneux ont participé à un nettoyage de la nature. C’est action importante, qui permet de faire un geste en faveur de l’environnement, a rencontré un vif intérêt. Le groupe de jeunes a su apporter sa contribution directe à la préservation de l’environnement.

Ces quelques heures dans les champs ou la forêt ont aussi permis d’améliorer leurs connaissances sur la biodiversité : sentir du chèvrefeuille, trouver des champignons ou des araignées…

C’était aussi un moment où jeunes et adultes ont partagé des instants de complicité et d’entraide.

 

Sandra DENOS

Educatrice