Vie de l’association

La lettre n°74Vie de l'association

Assemblée générale du 24 septembre 2020

 L’assemblée générale devant se prononcer sur l’activité 2019 et les perspectives 2020 de l’association, prévue le 11 juin, annulée en raison du confinement sanitaire, s’est finalement tenue le 24 septembre, en formation réduite, deux jours avant le début d’un nouveau confinement annoncé par le gouvernement. Plus de la moitié des adhérents avait choisi d’envoyer une procuration et la salle du restaurant pédagogique l’Atelier a suffi pour accueillir les présents, tous masqués.

Les bilans 2019 ont été présentés avec le soin et la clarté habituels, accompagnés d’informations sur le fonctionnement des maisons depuis le début de la crise sanitaire, soulignant l’engagement des équipes éducatives pour y faire face.

Rapport moral

Alain Junqua, président du conseil d’administration, souhaite la bienvenue à l’Assemblée Générale de l’association Concorde. La remise des médailles aux quarante garçons et filles qui ont été reçus à des examens est reportée. Elle aura lieu en plusieurs fois et en nombre restreint pour éviter la promiscuité…

L’année de référence qui va nous occuper est 2019 mais il convient d’évoquer l’année en cours…

Elle est très compliquée depuis le début de l’épidémie de covid et il a fallu en permanence s’adapter aux circonstances pour accueillir nos jeunes sur la durée, suppléer les écoles et assurer au mieux le soutien à la scolarité, réorganiser les loisirs et veiller à la bonne santé de tous.

Le président remercie l’ensemble des personnels, des cadres, directeurs et chefs de service, et bien sûr la Direction générale des efforts accomplis. Contrairement à beaucoup d’entreprises qui ont été dans l’obligation de fermer leurs portes, l’association Concorde n’a pas manqué de travail, tous les jeunes étant présents en permanence dans les différents lieux de vie et pris en charge jour et nuit y compris pendant le temps scolaire.

Avant de passer aux travaux proprement dits de notre assemblée, il évoque la mémoire de deux de nos salariés qui nous ont quittés cette année, Sylvain LESUEUR et Peter IVI.

Sylvain était Directeur de la Maison de CHEVREUL. Il s’est éteint le samedi 2 Mai au terme d’une longue maladie qu’il a combattue avec courage et dignité. Concorde, où il ne comptait que des amis et dont il était le plus ancien des directeurs a été très présent malgré le confinement et a entouré sa famille avec tristesse et beaucoup de sympathie.

Le lundi 10 Août, Peter Ivi, surveillant de nuit à GAGNY1, est décédé des suites du covid après cinq mois d’hospitalisation… à quelques mois de sa retraite. Il était très apprécié de ses collègues du foyer et des jeunes qu’il côtoyait quotidiennement. Pour lui aussi, Concorde s’est mobilisé lors de ses obsèques.

L’activité a été soutenue notamment pour les deux dernières structures créées : le SEPAD ou placement à domicile d’Éric BERTHERAT et la Plate-Forme Filles et Garçons du Monde de Philippe ALLARD, qui ont poursuivi leur développement et, aujourd’hui, pratiquement atteint leur vitesse de croisière.

Malgré certaines restrictions budgétaires qui nous ont été imposées par les autorités, la situation financière est saine et globalement excédentaire.

L’assemblée procédera au renouvellement du conseil d’administration avec la nouvelle candidature de deux adhérents.

Un grand merci à tous ceux qui, malgré l’adversité, ont organisé notre assemblée et tout particulièrement Florence MAZERAT, Sandrine BAILLERGEAN et Maryse GERMAIN et bien sûr tous ceux et toutes celles qui ont travaillé sur les rapports qui vont vous être soumis.

Florence Mazerat, directrice générale, constate que l’année 2019 fut très contrastée, avec des évènements heureux : les 50 ans de Concorde, l’ouverture de la plateforme « Filles et garçons du Monde » et d’autres moins bons, tels la fin de la collaboration avec l’association Métabole et le décès du jeune Ali.

Elle invite les directeurs à faire le bilan de leur structure.

Stéphane Martin, directeur de la maison Chevreul rappelle que 2019 fut pour son établissement une année chaotique, marquée par le décès du jeune Mohamed Ali, le congé de longue maladie du directeur Sylvain Lesueur, le départ du chef de service Philippe Allard pour la direction de la plateforme Filles et Garçons du Monde, l’arrivée d’une cheffe de service, Amandine Duffosé sans binôme jusqu’à la nomination d’un directeur en titre le 1er novembre. L’équipe a su faire face. Réorganisée, elle a mené à bien ses missions dans l’accompagnement des jeunes et construit des projets pour une année 2020 plus sereine..

Rachel Emonot, directrice de la maison Marie-Foilaine Desolneux, met un focus sur un partenariat avec le Lions Club qui a permis d’organiser une journée de canicross, un stage catamaran et des baptêmes de l’air. Le potager éco responsable créé en 2018 sur une parcelle dédiée a fonctionné, et les jeunes ont participé à plusieurs nettoyages citoyens de la forêt et de la Dhuis.

Les accompagnements extérieurs se sont développés avec 192 visites médiatisées (rencontre du jeune avec ses parents en présence d’un tiers) et plus de 600 appels médiatisés gérés par les éducateurs. La préparation à l’autonomie se poursuit activement.

En raison des mutations internes nombreuses, l’équipe éducative est renouvelée de moitié en même temps que la moitié des jeunes sont aussi des nouveaux.

Toufik Oukaci, directeur du METADAP (redevenu DAP en 2020), acte, pour des raisons budgétaires, la fin de la collaboration avec l’association Métabole au 31 décembre 2019, qui assurait l’accompagnement psychologique, C’est aussi pour des raisons budgétaires que l’accueil au DAP (dispositif d’accueil personnalisé) passe de 16 jeunes en 2019 à 12 en 2020. Les jeunes en très grandes difficultés (les « TGD ») n’existeraient-ils pas ? Il constate que l’audit concernant l’accueil des TGD, n’a jamais été fait avant de considérer que les sites accueillant les grands ados ne sont pas efficaces !

Le recours à l’intérim a sensiblement diminué et 85% des salariés sont contractualisés. Les mutations de personnels ont été positives. Les jeunes arrivent à acquérir une certaine stabilité dans le contexte que leur propose le METADAP.

Laurence Nominet, directrice des maisons de Gagny est félicitée par le président et vivement applaudie par la salle pour la soutenance avec succès, la veille de notre assemblée, de son mémoire de master 2.

La revisite de l’agrément pour l’accueil de jeunes de 15-18 ans au lieu de 15-21 ans et l’arrivée de jeunes de 14 ans se traduit par un rajeunissement du groupe, ce qui induit de recalibrer les pratiques d’autant que le temps d’accompagnement est raccourci et qu’il y a peu de retours en famille.

Le départ de professionnels, notamment par le fait des mutations internes a pu déstabiliser le groupe à Aristide Briand ou deux anciens éducateurs sont restés sur neuf. Il a fallu faire face à des actes de violence et assurer la sécurité des jeunes et des salariés.

En terme de formation, l’équipe a été soutenue par la mise en place de l’analyse de la pratique qui est un outil très important ; une démarche réflexive poursuivie en 2020.

Éric Bertherat, directeur du SEPAD (service éducatif de protection et d’accompagnement à domicile), établit un bilan chiffré de l’activité 2019, première année complète de fonctionnement.

Sur 101 jeunes suivis à domicile, 24 ont été accueillis en 2018 et 77 en 2019 ; 60 garçons et 41 filles. 41 familles sont concernées avec 25 fratries (2 de 6 enfants, 2 de 5 enfants et 7 de 4 enfants). Avant l’intervention du SEPAD, 27 enfants étaient en établissement ou en famille d’accueil, 72 suivis dans le cadre d’une AEMO (Action Educative en Milieu Ouvert), 2 ne relevaient d’aucune mesure antérieure.

L’équipe constituée à l’origine de 2 éducateurs et d’une psychologue s’est enrichie d’une technicienne d’insertion sociale et familiale (TISF), de deux éducatrices spécialisées, deux monitrices éducatrices, une éducatrice de jeunes enfants (EJE), une conseillère en économie sociale et familiale (CESP), soit dix membres fin 2019.

Parmi les points forts, il souligne la place accordée à la formation de l’équipe et les actions collectives parents-enfants : séjour à la ferme, sorties, jeux de société, séjours aux Clarines et à la base de loisirs de Champs-sur-Marne. Le dispositif ADOPHE (accompagnement à domicile avec possibilité d’hébergement) en usage au SEPAD a permis de disposer de 10 lits de repli dans les maisons de l’AEPC quand il a fallu extraire pour un temps très court un jeune de sa famille.

Catherine Letourdou, directrice de La Caravane, accompagnée de son chien, explique que le dressage avec un éducateur canin, suscite des échanges intéressants sur la violence avec les enfants qui s’étonnent que les erreurs de l’animal ne soient jamais sanctionnées de coups.

Les 22 enfants accueillis vont plutôt bien. Le passage de 4 groupes à 3 (4,5 ans à 8 ans, 10 à 13 ans, 14 à 16 ans) permet un encadrement avec 3 éducateurs au lieu de 2 ; la répartition des lieux a été repensée.

Les visites médiatisées se multiplient ; les retours en famille se raréfient en raison de situations familiales dégradées. Les enfants peuvent s’aérer ailleurs qu’à La Caravane grâce aux familles relais.

A l’occasion des mouvements de personnels une éducatrice de jeunes enfants (EJE) a été recrutée.

La commission de sécurité multiplie des demandes nouvelles, telles un certificat de résistance au froid de l’escalier de secours…

Enfin, l’attrait de petits enfants pour la sexualité a conduit à des signalements.

Philippe Allard, directeur de plate-forme Filles et Garçons du Monde (PFGM), rappelle que ce service a vu le jour le 1er avril 2019, le premier jeune étant hébergé dans une famille logeuse (ils sont aujourd’hui répartis sans 25 appartements). Le 30 juin, 60 jeunes sont accueillis malgré la grève qui secoue la cellule d’accompagnement des mineurs non accompagnés (CAMNA) de la préfecture en raison de ses sous effectifs. Ils sont 65 en décembre et la fête de Noël est très réussie.

Fin 2019 apparaissent les premières difficultés en préfecture pour obtenir des régularisations et des autorisations de travailler.

Le climat social de Concorde et le soutien du siège, des personnels et des agents d’entretien permettent un travail efficace. Les mutations internes dont la PFGM a profité ont favorisé son développement en même temps qu’elles ont causé du désordre dans les équipes des autres maisons. Les liaisons avec les circonscriptions restent problématiques. Tous les retards de régularisation ont été rattrapés.

En septembre 2020, 85 jeunes dont 5 filles sont accueillis.

Jean-Paul Blanchard, chef de service des Sorbiers, établissement habilité par le ministère de la Justice, tient d’abord à exprimer sa peine après le décès de Sylvain Lesueur qu’il avait revu pendant sa rémission.

La maison accueille 9 jeunes plus 3 en semi autonomie. L’année 2019 s’est bien passée et 4 jeunes ont obtenu leur diplôme : 1 bac, 1 brevet des collèges, 1 BAFA, 1CAP carrosserie.

Pendant les deux mois et demi de confinement, en l’absence du veilleur de nuit, l’équipe a assuré une présence jour et nuit, et aucun jeune n’a fugué.

Des voisins qui signaient autrefois des pétitions contre le foyer ont passé Noël avec nous !

Gilles Barthélmy, administrateur, ancien chef de service éducatif au tribunal de Bobigny, témoigne de la très grande disponibilité de Jean-Paul et de son adjoint Mohamed Abassi, de leurs qualités humaines et professionnelles.

Le rapport moral est adopté à l’unanimité.

 

Rapport de gestion

Bernard Moulin, vice-président, et Yann Chatelin directeur général adjoint présentent le rapport de gestion.

Comme l’année dernière, l’Association connaît une sous-activité, à savoir que le taux d’occupation (autrement dit, le nombre de journées réalisées par rapport au nombre de places allouées) s’élève à 94,08 % (contre 87,49 % l’année dernière).

Autrement dit, nous avons réalisé 84.646 journées alors que les lettres de décisions budgétaires indiquaient 89.974 journées.

Ce phénomène s’explique principalement par la création de la « PFGM » (montée en charge progressive).

Durant cette année, notre Institution a accueilli en moyenne 232 jeunes contre 157 jeunes l’année dernière.

A la clôture des comptes de l’exercice 2019, l’Association employait 240 salariés (172 ETP).

Le résultat comptable des établissements s’élève à + 844 641,88 €, le résultat économique (compte administratif) à + 1.002.918,10 €.

Le résultat comptable « combiné » (ou consolidé) de l’Association s’élève à + 839 285,17 €.

Les financements sont assurés pour 86% par le CD 93, 2% par d’autres départements et 12% par le Ministère de la Justice.

Le total des investissements s’élève à 435.977 euros (dont 60.981 euros d’apport lié à la maison du Jura).

Les mesures exceptionnelles décidées par le gouvernement dans le cadre de la crise sanitaire liée au COVID risquent d’avoir des conséquences importantes sur nos comptes 2020.

Après la clôture des comptes, nous avons engagé des recours auprès du CD 93 concernant des dépenses rejetées principalement liées au « METADAP » pour l’exercice 2018 et des relances pour les exercices antérieurs. Ces dépenses prévues validées budgétairement ont été refusées partiellement.

Des pourparlers sont engagés avec le département pour créer un établissement dédié aux grands mineurs et jeunes majeurs pouvant accueillir 30 places, et ce dans le cadre de la semi-autonomie.

Le Commissaire aux comptes certifie les comptes.

Le rapport gestion est adopté à l’unanimité.

Le projet de budget 2021 est adopté à l’unanimité.

Renouvellement du conseil d’administration

Sur les six sortants, deux ne se représentent pas et quatre souhaitent poursuivre. Deux candidatures nouvelles ont été reçues : Kader Abdel, ancien chef de service de Concorde en retraite depuis deux ans et Vincent Olive, président de l’association La Passerelle.

Les six candidats sont élus à l’unanimité.

A suite du décès de Monsieur Alain Junqua, le conseil d’administration de l’association Concorde réuni le 21 octobre dernier a élu Monsieur Claude Chirouse Président

 

 

 

 

La lettre n°74Vie de l'association

Du nouveau au restaurant pédagogique

Des travaux…

Nous avons mis à profit la fermeture estivale de notre cher restaurant pour rafraîchir les peintures. Fini le plafond vert et moche. Grâce à l’intervention de nos techniciens de maintenance, il est désormais blanc et lumineux.

Fini les néons et vive les spots à « LED », plus modernes.

Dès le 1er septembre, venez nous rendre une petite visite et déguster un bon repas avec Sophie, Philippe et nos jeunes

A vos papilles

 

Une exposition 

Julie Jjabat, artiste photographe expose ses photos à « l’Atelier » depuis sa réouverture.

Cette jeune femme talentueuse travaille en argentique et en numérique des photos « Street art » et  « Glitch art » (Le glitch art est un style visuel caractérisé par l’utilisation d’erreurs numériques ou analogiques dans le but de créer une esthétique bien particulière. Ce style peut être conçu de manière intentionnelle (« fake glitch ») en créant un design de toutes pièces, ou bien de manière complètement accidentelle).

 

Cette exposition photos sera renouvelée tous les deux mois.

Nous avons le plaisir de vous inviter à venir l’admirer tout en déjeunant.

(Réservation nécessaire auprès de Sophie 07 69 96 39 02)

Florence MAZERAT – Directrice Générale

La lettre n°74Vie de l'association

Coup de jeune pour la maison et nouveau projet au SAM !

Les éducateurs et les jeunes ont œuvré à l’embellissement de la maison durant le mois de juillet ; les peintures des chambres et de la salle à manger sont refaites. Suivront dès que possible les autres pièces. Car tous les travaux d’entretien de la maison sont réalisés par les jeunes avec les éducateurs (jardin, intérieur de la maison…). On peut les remercier et les féliciter !

Des travaux, notamment la salle de bain, ont été réalisés en août par la ville de Montfermeil qui nous loue la maison depuis 2003.

Par ailleurs, le projet de service de la structure va être réactualisé dans les mois à venir. Nous disposons déjà d’un outil éducatif nouveau, un appartement à Coubron, qui nous permet de travailler sur l’autonomisation des jeunes accueillis par notre service depuis février 2020. Ils y séjournent ponctuellement chaque semaine en fonction de leur degré d’autonomie. Néanmoins, le confinement nous a retardés dans notre travail notamment en raison des absences pour arrêt maladie et congés à prendre de l’équipe éducative.

Ce service de semi autonomie rattaché au module Chevreul accueille actuellement 6 jeunes de 16 à 18 ans. A 18 ans, ils doivent être orientés vers un autre service (FJT*, Essor 93….). Nous avons pu, pour la première fois, travailler sur l’orientation de l’un de nos jeunes ayant eu 18 ans pendant le confinement vers le nouveau service interne de l’association, le DAE**, en collaboration avec son équipe. Un autre jeune a été orienté lui à ESSOR 93.

Enfin pour terminer sur une belle note, félicitations à nos jeunes qui ont tous obtenu leur diplôme, pour l’un d’entre eux un BAC STMG avec mention assez bien et pour les deux autres le BEP, avant de poursuivre vers le BAC dès la rentrée !

 

Romain GUEHO

Coordinateur du service semi autonomie du module Chevreul

* FJT : Foyer de Jeunes Travailleurs

** Dispositif d’Accompagnement Externalisé

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Bol d’air pour le DAP *

Cet été, le DAP a choisi de prendre un grand bol d’air pur dans la Nièvre ! Sur ce vaste massif au cœur de la Bourgogne, le temps semble ralenti. Tels des explorateurs, du 15 au 29 août, au fil d’activités variées, bateau, canoë, équitation, piscine, vélo, parcours aventure, vélo rail, nos quatre jeunes accompagnés de deux éducateurs ont pris du plaisir à contempler la splendeur des paysages, à s’imprégner des senteurs des forêts verdoyantes, à vivre des sensations fortes, à partager des moments de convivialité au sein de la maison louée par l’association.

Faouzi BEN MIRA, Chef de service éducatif

 

*DAP : Dispositif d’Accueil Personnalisé

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Peter, surveillant de nuit de la maison Gagny 1, victime de la COVID 19, nous a quittés le 10 août

Ecrire pour te rendre hommage signifie que tu n’es plus….. et accepter cette réalité ! Réaliser que tu ne franchiras plus la porte d’entrée de la maison Gagny 1 avec ta bonne humeur, ton rire communicatif, tes anecdotes, ton expérience de vie, tes nombreux débats et tellement d’autres aspects….

Un immense vide s’est immiscé dans notre quotidien, nous apprenons à faire sans ta présence même si très régulièrement un souvenir avec toi est évoqué…

Un grand Homme est parti. C’est un honneur d’avoir partagé ce chemin à tes côtés. Un cœur énorme, une gentillesse hors du commun, un rire exceptionnel… tant de qualités, tant d’humanité…

Tu vas nous manquer Peter.

 

Jeunes et professionnels de la maison Gagny 1

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Obsèques de Sylvain Lesueur, directeur de la maison Chevreul

Lundi 11 mai 2020, se sont déroulées les obsèques de Sylvain Lesueur, directeur de la maison Chevreul. Autour de la famille, confinement oblige, seuls quelques représentants de Concorde ont pu assister à l’église Notre-Dame de Lourdes des Coudreaux à la bénédiction conduite par Bernard Moulin, diacre et vice-président de Concorde. Alain Junqua, président du Conseil d’administration, dans l’impossibilité d’être présent en raison de son éloignement de Montfermeil et des règles actuelles de circulation avait rédigé une intervention lue par Pierre Girault, vice-président. Florence Mazerat, Directrice générale a porté la parole des personnels de l’association.

La lettre n°74Vie de l'association

Intervention de M. Alain Junqua, président du conseil d’administration

Sylvain nous a quittés samedi 2 mai, entouré des siens, après une ultime visite de Florence, Yann et Philippe* comme un dernier au-revoir douloureux mais affectueux.

Il est parti après un long, digne et courageux combat contre la maladie, dont nous osions croire, même si l’espoir pouvait apparaître raisonnablement illusoire, qu’il parviendrait une fois encore à la surmonter.

C’est avec une infinie tristesse que tous ceux qui l’ont côtoyé à Concorde, qui ont travaillé avec lui, depuis septembre 1993, date de son entrée dans l’association, ont aussitôt ressenti l’absence de celui qui était le plus ancien de nos directeurs.

Sylvain a fait l’essentiel de sa carrière au sein de la Maison Chevreul à Montfermeil jusqu’à en devenir son directeur. Sa délicatesse et sa douceur envers les enfants qui lui étaient confiés, sa constante bonne humeur, sa jovialité communicative, son sens de l’humour n’excluaient pas l’autorité nécessaire dont il savait faire preuve avec mesure et discernement.

J’ai pu personnellement constater combien il aimait son métier et, au-delà de cet aspect, l’attachement qu’il portait aux jeunes sans exclusive.

Il était reconnu par tous comme un professionnel de qualité, disponible et attentif, solidaire et complaisant.

Il avait toute ma confiance et celle du conseil d’administration de l’AEPC. J’en veux pour preuve les nombreux messages que les administrateurs ont adressés ces derniers jours à Florence. Tous y ont exprimé leur peine.

« Rien de grand ne se fait sans passion » disait le philosophe allemand HEGEL.

Sylvain était précisément un passionné et nous l’aimions ainsi.

En cet instant, nos pensées communes à tous vont vers lui et nous l’accompagnons avec son épouse et ses enfants dans la solitude et la tristesse du départ mais aussi pour certains d’entre nous dans l’espérance.

 

* Florence Mazerat, directrice générale, Yann Chatelin, directeur général adjoint, Philippe Allard, longtemps coéquipier de Sylvain à Chevreul.

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Intervention de Florence Mazerat, directrice Générale

Oh capitaine, mon capitaine,

C’est bien comme capitaine du navire Chevreul que le bulletin municipal de février 2011 traçait de toi un portrait juste, sensible et chaleureux.

Assemblée générale de Concorde, le 22 mai 2017

Oui, Sylvain tu as bien été le capitaine du navire Chevreul mais aussi capitaine d’une équipe de football, une autre de tes passions.

Retracer ton parcours professionnel, depuis 27 ans que tu es dans la flotte de Concorde, n’est pas une mince affaire,

Le 1er septembre 1993 tu es arrivé à Chevreul en qualité d’éducateur, mais en juillet 1998, tu fugues deux ans et demi, prendre l’air à Nice.

De retour au bercail en janvier 2001,  tu rejoins le foyer Perdrigé jusqu’au 1er avril 2006.

Gérard Pringault, alors Directeur Général, te nomme chef de service de la maison mère Chevreul où tu resteras jusqu’à aujourd’hui, tout en y prenant de nouvelles responsabilités, puisque tu seras successivement directeur-adjoint en 2010 et directeur le 1er  septembre 2012.

Durant 14 ans après avoir été matelot, puis quartier maître, tu as bien été depuis 8 ans le capitaine du navire Chevreul.

Dans ton interview au bulletin municipal, tu disais et je te cite : « nous ne sommes que de passage… » et c’est tellement vrai.

La réalité nous a rattrapés.

Mais dans ce long passage de 25 ans cumulés, tu as œuvré corps et âme au service des jeunes et des personnels, toujours avec la même passion, l’éducation des jeunes ; très engagé, militant pour servir cette juste cause.

Tous les jeunes ne peuvent être présents aujourd’hui avec toi, car l’église serait trop petite pour tous les accueillir et pour le coup, en cette période d’urgence sanitaire, les distances ne seraient pas respectées.

Mais revenons à toi.

Tu as fait énormément pour que les jeunes qui nous sont confiés puissent avoir les mêmes chances que tous les autres et qu’ils soient finalement considérés comme n’importe quel autre jeune.

Je ne vais pas faire ici l’inventaire de toutes tes initiatives, car nous y serions encore demain matin, mais je vais en citer deux.

Tu as mis en place le permis de conduire pour les jeunes, car pour toi c’était essentiel pour leur devenir. Leur permettre de sortir de la maison honorablement avec un travail, un toit, un permis de conduire pour qu’ils deviennent des citoyens, des hommes libres de penser et capables de faire des choix. Telle était ton ambition pour eux.

Tu as accueilli la fête des voisins car pour toi, nous y avions une place. Chevreul a remporté plusieurs années consécutives le prix de l’organisation de cette fête. C’est à toi que cela revient, c’est toi qui as œuvré pour ouvrir les portes de la maison vers l’extérieur. Et tu as eu raison, puisque les autres maisons ont suivi cette belle initiative les années suivantes.

Tu as exercé ton métier avec passion, une douce autorité, une bonhomie et une bonne humeur légendaires.

Tous nos partenaires du secteur associatif reconnaissent ces traits de caractère. Ta présence au GRESA*, à l’ADC** fut l’occasion de vrais moments de complicité et d’éclats de rire. Tous s’en souviennent à lire les témoignages de ces derniers jours.

Avec tes collègues, ton équipe, tu as été un formidable collaborateur. Tu as toujours été attentionné, prêt à te mettre en quatre pour rendre service.

Au début de la semaine dernière, tes collègues directeurs et chefs de service me faisaient part de leur ressenti, en te perdant. Vous aviez formé un noyau, je dirai un noyau d’abricot eu égard à ton côté jovial, rieur. Et bien aujourd’hui, ce noyau dans lequel je m’inscris s’est fissuré et nous en avons perdu un bel éclat.

Alors je compte sur toi, de là où tu es, pour leur donner, pour nous donner, un petit coup de main pour que nous puissions traverser cette épreuve et nous donner l’envie, la force de continuer, toutes voiles dehors.

Nous avons été largement éprouvés ces derniers temps, et sans toi, ce sera plus difficile.

La famille Concorde perd une nouvelle fois un des siens.

Je pourrais encore et encore dire beaucoup de choses mais le temps m’est compté.

Alors sache que ton navire résiste à la tempête car tu l’as confié à Stéphane Martin, qui a été ton matelot et qui sera à la hauteur de la mission que tu lui as confiée,  j’en suis sûre.

Nous pensons très fort aussi à Sandrine ton épouse, tes enfants Mathis, Bastien, et Enzo à qui il faudra beaucoup de courage, mais ils en ont, et font face, pour surmonter ton absence. Je suis sûre que tu veilleras sur eux avec tout ton amour.

En nous quittant en pleine crise sanitaire, pensais-tu, avec ton imperturbable sens de l’humour,  partir à la cloche de bois ou filer à l’anglaise ?

Et bien c’est loupé. Tous réunis ici, famille, amis, famille de Concorde, nous sommes là, fidèles à l’homme que tu étais pour te rendre un hommage si mérité.

Mon Sylvain, tu t’es battu contre la maladie durant onze mois et nous espérons que maintenant tu es en paix. Ton rire si communicatif et si reconnaissable résonnera encore longtemps dans nos esprits et dans nos cœurs.

Alors comme le capitaine que tu étais, nous te laissons voguer et te demandons de veiller sur nous, ici tous réunis, avec ton éternelle bienveillance.

Bon voyage nous t’embrassons très très fort.

 

* Groupement de Recherche et d’Etudes du Secteur Associatif

** Association de Directeurs, cadres de direction du secteur social, médico-social et sanitaire

La lattre n°73Vie de l'association

COVID 19 : CONCORDE fait face

Lors des vœux du 22 janvier, je disais dans mon intervention « que 2020 soit une année plus douce pour faire une pause… » C’était sans compter sur le CODIV 19.

Depuis le 16 mars, toute la France est confinée mais aussi les 301 jeunes de nos maisons et services.

Dès le premier jour, la Direction Générale et tous les directeurs des maisons se réunissent afin d’organiser le confinement et d’élaborer un plan d’action pour structurer la vie des jeunes et limiter ainsi les angoisses de toutes sortes.

Depuis 15 jours maintenant nous observons, contre toute attente, des jeunes courageux et redoublant d’imagination pour accepter pareille situation.

Pour chacune des maisons, un planning de travail a été élaboré.

7 h 30            Réveil, petit déjeuner, toilette et rangement des chambres.

9 h – 12 h 30    Travail scolaire avec les éducateurs grâce aux supports de cours donnés par les écoles. Chaque matin dès 8h30, le service général tire les photocopies des devoirs à effectuer.

12 h 45        Repas.

14 h    Participation des jeunes à l’entretien de la maison, en l’absence des agents de service. Nettoyage des parties communes, désinfection des poignées de portes, tables, etc…

Une fois cette « besogne » achevée, des activités sportives ou manuelles sont proposées par petits groupes. Dans notre malheur, nous avons beaucoup de chance d’avoir un temps clément et de beaux jardins pour permettre aux jeunes de respirer et souffler.

Avant le dîner, temps libre pour jouer ou rejoindre sa chambre.

Dîner et soirée avec des jeux de société ou programme télévision, films.

Coucher aux heures habituelles.

Le confinement nous oblige finalement à bouger nos pratiques éducatives, à stimuler l’initiative. Les jeux de société reviennent en force ainsi que les jeux collectifs tels que la marelle ,1 2 3 soleil, …

Du côté des personnels, nous avons comme partout des arrêts pour maladies, garde d’enfants ou sujet à risque. Au total nous recensons une soixantaine d’absents sur 256 salariés.

Actuellement, nous assurons sans trop de difficultés la continuité du service grâce à la mutualisation. Une formidable solidarité existe entre tous, mais ce n’est pas nouveau.

Nous avons aussi et il faut le dire, le soutien indéfectible de notre Président et plus largement du conseil d’administration. Ce soutien est important tant pour les équipes que pour les directions.

Les vacances scolaires se profilent dans quelques jours. Pas de séjours en régions mais des séjours « à la maison ». En effet, des éducateurs ont proposé de faire « comme si… », c’est-à-dire de fonctionner en mode vacances, de rester sur place pendant 4 ou 5 jours, nuits comprises, et de construire un programme d’activités ludiques avec barbecue, pique-nique… Ce fonctionnement permettra de « casser le rythme », de ponctuer le temps.

Mais la route est encore longue. Il faut encore tenir plusieurs semaines encore avant de reprendre une vie ordinaire.

Je fais confiance aux jeunes, aux équipes, pour s’armer de patience, redoubler d’imagination afin de passer ce confinement le plus tranquillement possible….

Florence MAZERAT,

Directrice générale

La lattre n°73Vie de l'association

2020, Concorde, toujours et résolument au service de la protection de l’Enfance

Tels sont les messages d’Alain Junqua, président du Conseil d’administration et de Florence Mazerat, directrice générale, lors de notre traditionnelle cérémonie des vœux, le 22 janvier dernier, dans la maison Marie–Foilaine Desolneux de Coubron.

Mesdames, Messieurs, Chers Amis,

Permettez-moi de commencer mon bref propos en vous adressant à toutes et à tous mes vœux les plus sincères et très chaleureux d’heureuse année nouvelle, pour vous et tous les vôtres, dans un monde que nous souhaiterions bien plus pacifique et fraternel. Je souhaite que nous sachions tous, et tout particulièrement ceux et celles qui sont investis de missions éducatives, y œuvrer dans la solidarité, la tolérance et le respect mutuel. Mes vœux, bien sûr, s’adressent principalement à tous nos jeunes pour lesquels nous espérons, qu’avec l’accompagnement attentif et vigilent et la patience de leurs éducateurs, ils sachent tirer le meilleur profit pour eux de leur séjour dans les foyers Concorde et les quittent plus forts et déterminés, maîtres de leur vie, c’est-à-dire libres, responsables, utiles à une société qui leur fasse une juste place à la mesure de leur capacité et de leur volonté à s’y intégrer.

L’association Concorde a beaucoup évolué ces dernières années, élargissant ses modes d’action, mettant en œuvre de nouveaux moyens plus diversifiés répondant à de nouvelles attentes. Ce faisant ses effectifs ont sensiblement augmenté ainsi que le nombre de ses personnels. Je veux y voir la marque de notre directrice générale et de son équipe qui font preuve quotidiennement d’esprit créatif et entendent répondre à toutes les problématiques aussi nouvelles soient-elles pour mieux prendre en charge tous les jeunes, de toutes origines, malmenés par la vie et souvent laissés pour compte.

L’année écoulée a été marquée par la célébration de notre cinquantième anniversaire. Beaucoup d’entre vous étaient présents le 28 juin dans les jardins de notre maison de Gagny. Ce fut une belle journée dans tous les sens du terme, ensoleillée, conviviale et amicale.

Les jeunes, entourés de leurs éducateurs très investis, ont participé par diverses activités, fort réussies, contribuant ainsi à en faire une véritable fête qui s’est achevée tard dans la nuit à la salle des fêtes de Montfermeil. Je renouvelle à tous un grand merci pour leur investissement et leur imagination.

Mais l’année 2019 fut aussi une année difficile, voire éprouvante pour la direction de l’association et pour plusieurs équipes éducatives. La solidarité de tous a été remarquable. Le décès violent d’un jeune confié au Foyer Chevreul nous a bouleversés et a constitué une épreuve pour tous. L’interpellation, totalement inattendue pour nous, d’un autre garçon dans une structure individualisée et dans des conditions très particulières auxquelles une institution comme Concorde n’est pas habituée, a été aussi source d’inquiétudes, de perturbations et d’interrogations. Enfin, un incendie volontaire dans une de nos maisons par un jeune de dix ans, s’il a montré les capacités d’intervention et de réactivité des adultes présents, n’appelle pas à la sérénité et, là aussi, laisse interrogatif.

Oui, l’année 2019 laissera un souvenir mitigé et nous avions hâte de passer à 2020. Une fois de plus je rends hommage à tous nos cadres et à l’ensemble des personnels de l’association Concorde sans lesquels, je le répète, rien ne serait possible.

Je connais l’investissement professionnel et l’engagement associatif de notre directrice générale. Elle l’a encore démontré, si besoin était, tout au long de l’année écoulée dans des circonstances parfois dramatiques auxquelles elle a fait face avec détermination et compétence mais aussi, et peut-être surtout, beaucoup d’humanité.

Avant de lui laisser la parole, je voudrais dire un merci tout particulier à la Maison Marie-Foilaine DESOLNEUX qui nous accueille aujourd’hui, à sa directrice et l’ensemble de ses collaborateurs ainsi qu’aux jeunes qui ont contribué à la bonne organisation de cette réception.

Et, bien sûr, je ne saurais terminer sans un grand merci à tous nos cuisiniers qui, ensemble, ont préparé le buffet qui nous attend dans quelques instants.

A son tour, Florence Mazerat prend la parole :

Je voudrais saluer la présence des aumôniers musulmans auprès du chef d’état-major des armées de terre et de mer, avec lesquels nous avons un partenariat pour l’un de nos dispositifs. Je suis très touchée par votre présence.

L’année écoulée a été dense, difficile, chahutée et ponctuée d’évènements parfois dramatiques.

Je voudrais en premier lieu saluer la mémoire de Gérard PRINGAULT, décédé le 16 mai dernier et qui était l’un des co-fondateurs de Concorde, avec Claude CHIROUSE ici parmi nous et remercier Monique GUITTON toujours présente, qui a tant œuvré au sein de l’association….

Récemment, la Protection de l’Enfance, dont l’Aide Sociale à l’Enfance, a été mise à rude épreuve avec la diffusion récurrente d’émissions à sensations dont la dernière, zone interdite, diffusée dimanche dernier 19 janvier tend à laisser penser que la cause est perdue, que les éducateurs sont dépassés et que, finalement, on ne fait que colmater les brèches.

Je déplore que les juges des enfants aient été les grands absents de ce reportage, car c’est bien eux, qui pour un grand nombre ordonnent les mesures de placements.

Tout n’est pas faux. Il peut y avoir de la maltraitance dans les institutions, mais à la marge, et il faut que celle-ci soit dénoncée.

Mais, chers collègues, à Concorde, la bienveillance est omniprésente, c’est une valeur au quotidien.  Je vous réaffirme ici toute ma confiance.

C’est vrai qu’il y a des difficultés.

Comme l’a illustré PAVO, notre dessinateur qui nous a accompagnés tout au long de la préparation des 50 ans, les temps ont changé : nous sommes dans les années zéro fric et confrontés aux difficultés de recrutement des éducateurs, du personnel technique, pénurie souvent liée à la question de la rémunération mais pas que….

Au-delà de la question des salaires, il faut se montrer imaginatif pour donner l’envie d’avoir envie de rejoindre nos équipes, afin accompagner nos jeunes.

Tout cela n’est pas insurmontable.

Comme je le disais au début de mon propos, 2019 a été une année très particulière, empreinte de joie et de tristesse.

Nous avons été frappés de plein fouet, le dernier semestre par des évènements douloureux :

  • Le décès d’un de nos jeunes le 2 octobre dernier, Ali Mohamed, à qui nous pensons fortement aujourd’hui.
  • Les décès successifs de famille très proches de nos salariés (maris, père, mère, frères, sœurs) ;
  • La maladie touchant particulièrement Sylvain LESUEUR qui lutte avec force, courage et ténacité. J’ai une pensée spéciale pour lui, aujourd’hui.

Nous avons accompagné tous ces évènements et soutenu nos salariés du mieux possible dans ces douloureuses étapes de la vie.

A l’occasion de ces épreuves, je peux affirmer qu’il y a au sein de notre Association une formidable solidarité, une entraide, une écoute, qui font que chaque salarié se sent considéré, soutenu et épaulé.

Nous avons connu aussi, et heureusement, des moments de joie, de fêtes avec les 50 ans de l’association le 28 juin dernier, événement qui a été un réel succès.

Le 1er avril, et ce n’est pas un poisson, l’association s’est agrandie avec l’ouverture du dispositif pour les mineurs et jeunes majeurs non accompagnés.

Philippe ALLARD en a été nommé Directeur, secondé par Touria MAVUMBU, cheffe de service qui a une longue expérience des mineurs non accompagnés.

En lien, nous avons procédé à des changements au niveau des cadres :

  • Monsieur Stéphane MARTIN, qui était chef de service à la maison MFD a été nommé Directeur de Chevreul le 4 novembre,
  • Denis BARON a été nommé Chef de service avec la lourde tâche de succéder à Stéphane,
  • Sabrina MAUBERT a été nommée cheffe de service à la Caravane,
  • Amandine DUFOSSE a été nommée Cheffe de service à Chevreul.

A toutes et tous, je vous souhaite de la réussite dans vos nouvelles fonctions.

Je désire, avant de conclure, adresser mes plus profonds remerciements au Président, au conseil d’administration, aux directeurs, aux chefs de service, aux éducateurs, à l’ensemble des personnels techniques, notamment nos techniciens qui interviennent sans relâche pour maintenir et améliorer le cadre de vie des jeunes et des personnels, pour leur soutien indéfectible dans les moments difficiles sans oublier mon fidèle lieutenant Yann Chatelin et ma fidèle et précieuse directrice technique Sandrine Baillergeant.

Au seuil de cette nouvelle année, je vous présente mes meilleurs vœux. Que l’année 2020 soit plus apaisée et plus douce.

La lattre n°73Vie de l'association

Administrateur de Concorde depuis 50 ans !

Durant la réception annuelle des vœux de l’association, la directrice générale Florence Mazerat a rendu un hommage mérité à Claude Chirouse, son co-fondateur avec Gérard Pringault.

« Claude, c’est bien grâce à toi, grâce à des gens militants, qui ont donné de leur temps sans jamais compter, que Concorde existe et résiste à toutes les tempêtes. Vous pouvez être fiers ; tu peux être fier de votre œuvre.

Claude, sois certain, qu’il y a encore des militants au sein de Concorde. Je veux parler de, notre Président, des membres du conseil d’administration, des salariés et des cadres qui nous l’ont prouvé durant les évènements de 2019, sur lesquels je reviendrai.

Depuis 1969, Gérard avait été successivement  directeur puis directeur général jusqu’au 1er janvier 2013, date de son départ à la retraite. Durant 44 ans grâce à sa pugnacité, son audace, ses valeurs, ce sont plus de 3 500 jeunes qui ont bénéficié d’une prise en charge éducative de qualité et à qui l’association a permis de devenir des hommes et des femmes libres de faire des choix.

Alors oui, Claude, aujourd’hui l’occasion m’est donnée au nom de tous et en mon nom, de te remercier très vivement pour tes 50 années passées à Concorde au service des jeunes, des salariés, de la vie associative, et j’espère que tu seras encore des nôtres durant de longues années. »

La lattre n°73Vie de l'association

Le SEPAD* a soufflé sa première bougie !

 

 

 

a fêté son premier anniversaire le 1e septembre 2019

 

Durant cette première année, l’équipe éducative composée de moniteurs éducateurs, d’éducateurs spécialisés, d’une éducatrice de jeunes enfants, d’une conseillère en économie sociale et familiale, d’une psychologue, a accompagné au total cent deux enfants de un à dix-sept ans au sein de quarante familles de dix communes du département.

 

Le placement à domicile a permis, grâce à un accompagnement intensif hebdomadaire, de ne pas séparer les fratries et de travailler avec vingt-deux fratries, dont les plus grandes comptaient cinq ou six enfants.

 

Sur les cent deux enfants, certains ont pu participer avec leurs parents à plusieurs actions collectives organisées par l’équipe :

  • Séjours Educatifs dans le Jura et à la base de loisirs de Champs sur Marne, suivis d’un vernissage à l’occasion de la présentation des photos prises dans ces occasions. Etaient invitées les familles qu’elles aient participé ou pas aux séjours.
  • « Café des Parents » à l’initiative de la psychologue et d’un éducateur sur différents thèmes : savoir poser le cadre, les limites, la sexualité à l’adolescence, vie de maman (être mère au quotidien)…
  • Repas multiculturel avec des plats préparés par les familles.
  • Atelier cuisine : « Top chef » avec plusieurs équipes de parents/enfants.
  • Goûter de Noël.

 

Durant cette première année, l’équipe du SEPAD a pu faire appel aux différentes maisons de Concorde pour disposer de lits de repli pour un temps de 72h maximum. Cet accueil a été nécessaire pour certains jeunes afin de faire retomber les tensions, les conflits rencontrés par les enfants et parfois par les parents.

 

Du SEPAD, nous pouvons dire que le placement de type ADOPHE** a toute sa place au sein du département. Les neuf dispositifs ADOPHE qui existent actuellement sur la Seine-Saint-Denis s’inscrivent bien dans une démarche de protection des mineurs, de soutien et d’accompagnement à la parentalité au domicile. Ils permettent de préserver le lien familial et de maintenir l’enfant dans son milieu naturel.

Directeur

Eric BERTHERAT

 

* Service Educatif de Protection et d’Accompagnement à Domicile

** Accompagnement à DOmicile avec Possibilité d’HEbergement

La lattre n°73Vie de l'association

Colloque de l’ADC sur l’E-directeur

Le colloque de l’ADC (Association de Directeurs, Cadres de direction du secteur social, médico-social et sanitaire) s’est déroulé les 26,27 et 28 Septembre à Nantes. L’ensemble des directeurs des structures ont pu profiter de ce colloque national et se mettre au travail à travers un programme dense et intéressant autour du thème de « l’être connecté ou l’E-directeur ».

Exposés, échanges, tables rondes et démonstration de robotique ont ponctué ces journées. Outre un apport théorique autour de thématiques en devenir, le colloque de l’ADC permet un travail de cohésion et liens entre les directeurs qui tout au long de l’année œuvrent souvent chacun de leur côté vers le même objectif : la réussite des jeunes que nous accompagnons.

Ce déplacement géographique permet aussi bien sûr des moments de détente, de découvertes dont chacun a pu profiter à sa manière. Ainsi, nous avons pu visiter « la fabrique de l’ile » et assister à une déambulation de leur éléphant, marionnette tractée géante, connue sur tout le territoire et donner du sens à une citation d’Aristote «  Le plaisir dans le travail met la perfection dans le travail. » !

Sandrine BAILLERGEANT

Cadre Technique

La lattre n°73Vie de l'association

Filles et Garçons du Monde, un dispositif de prise en charge des mineurs et jeunes majeurs étrangers

Rencontre avec Philippe Allard, directeur et Touria Mavambu, cheffe de service éducatif.

Le 1er avril 2019, s’ouvrait la « Plateforme Filles et Garçons du Monde » prévue pour accueillir à terme 100 mineurs et jeunes majeurs étrangers adressés par la CAMNA. Où en êtes-vous dix mois plus tard ?

Notre habilitation nous autorise à prendre en charge des jeunes de 15 à 18 ans, et par dérogation des 18 – 21 ans. A à ce jour nous accueillons 75 jeunes, surtout des 17 – 18 ans. Nous avons une référente à la CAMNA qui travaille très bien. Nos jeunes sont hébergés en appartements diffus de 2 à 6 places, loués par l’association. Les huit éducateurs actuellement en fonction travaillent en binômes qui assurent le suivi d’environ 25 jeunes. Deux chargés d’insertion mettent en place les projets professionnels, préparent les sorties de la structure. Une infirmière, trois veilleurs de nuit, dont un à mi-temps, et trois intervenants scolaires titulaires d’un diplôme FLE, deux à plein temps et un enseignant retraité à temps partiel, complètent l’équipe.

Avez-vous rencontré des difficultés pour recruter des personnels ?

Avec une montée en charge progressive nous étoffons notre structure au fur et à mesure des arrivées. La moitié des éducateurs actuellement en poste vient de maisons d’enfants de l’association. C’est pour nous un atout car ils connaissent nos structures et sont en situation d’accueillir leurs nouveaux collègues. Disons que nous sommes épargnés, mais que nous avons mis en difficulté les autres services.

Comment se déroulent les journées de vos jeunes ?

Dès leur arrivée ils passent des tests de connaissance au CIO de Clichy-sous-Bois. Ceux qui n’ont jamais été, ou très peu, scolarisés sont dirigés vers notre atelier scolaire qui fonctionne  toute l’année, y compris pendant les congés scolaires, de 9 h à 16 h. Les prises en charge sont personnalisées. Certains sont orientés vers une structure scolaire adaptée, telle une « UPE2A » ou une « Remob FLE » classe d’une vingtaine d’élèves. Ces classes existent au collège Jean Jaurès de Montfermeil. Il existe aussi une classe « NSA » au collège Romain Rolland de Clichy Sous-Bois. Nous nous mobilisons pour que tous aient accès à des structures de formation professionnelle telles les masterclass (préparatoires à l’apprentissage) du campus des métiers de Bobigny par exemple.

Quelles sont les principales difficultés auxquelles vous vous heurtez ?

Nous avons quelques soucis d’aménagement des logements mais nous déplorons surtout que les jeunes aient tant de difficultés à obtenir des rendez-vous à la préfecture pour régulariser leur situation administrative. Les prises en charge des jeunes majeurs doivent être d’au moins six mois pour permettre cette régularisation. Il nous faut faire respecter le droit du travail car certains employeurs ont tendance à abuser de la précarité de ces jeunes. Théoriquement, nous pouvons les garder un an et demi, mais pour que l’accueil que nous assurons soit vraiment profitable il faut que celui qui nous quitte ait un emploi et un logement. Ce qui est problématique si les prises en charge sont courtes et de fait les formations non terminées.

Au plan culturel, nous avons des liens avec les Ateliers Médicis et le Chapiteau de Clichy. Les ateliers scolaires organisent des sorties éducatives. Il faut du temps pour installer une relation éducative.

Actuellement, nous concentrons tous nos efforts dans la qualité de l’accueil, l’hébergement, la formation, pour construire l’avenir.

Propos recueillis par Pierre Girault, administrateur de Concorde.

La lattre n°73Vie de l'association

Formation « Gestion de la violence » niveau 2

Mai 2018 : un groupe (éducateurs, secrétaires, comptables, cadres) est constitué pour participer à une formation se déroulant dans une salle à Montfermeil. Il faut y venir en jogging et nous ne savons pas à quoi nous attendre ! Comment ça va se passer et puis nous ne nous connaissons pas… il y aura des tatamis… « Il faut se rouler par terre ! », pas envie d’y aller finalement !

Atmosphère détendue, la connexion se fait dans le groupe sans compter la bienveillance de notre formatrice, Nathalie ! Nous rencontrons des difficultés à nous quitter ! Nous ne parvenons pas à mettre des mots sur ce que nous venons de vivre…. Nous sommes heureux !

Novembre 2019 : niveau 2 de cette même formation ! Une joie immense de nous retrouver et nous « blottir » dans notre bulle durant 4 jours. Des apprentissages, des échanges, du partage, des rires, une intensité que nous ne parvenons toujours pas à nous expliquer mais on s’en moque car nous sommes tellement bien tous ensembles ! Un principe, ce qui se passe dans la salle reste dans la salle.

Une seule hâte, nous retrouver en 2021 pour le niveau 3…..

Cécile JOUBAIRE

Cheffe de Service Educatif Gagny 1

La lattre n°73Vie de l'association

Un plan de formations diversifiées

L’Association a depuis plusieurs années orienté sa politique de formation vers des actions collectives transversales visant un développement des compétences d’un plus grand nombre de salariés ainsi que vers la favorisation des accompagnements VAE (Validation des Acquis et des Compétences) permettant aux salariés une reconnaissance de leur expérience par la sanction d’un diplôme d’état.

De fait, nous avons créé un partenariat actif avec différents organismes de formation :

  • « Bienveillance » : Organisme avec lequel nous mettons en place une formation autour de la gestion de la violence. Ce programme s’adresse  à l’ensemble des catégories socio professionnelles confondues et forme à chaque session 16 salariés. Les retours des groupes sont systématiquement au-delà du positif, tant dans le contenu que dans la réflexion et dans la forme ! Nous avons en 2019 étrenné le deuxième niveau de cette formation : la conclusion est la même : ENCORE !!!!
  • « Formassad » : Différentes formations ont été mises en place (les visites médiatisées, les entretiens familiaux) et prochainement, l’accompagnement aux écrits professionnels.

Parallèlement, nous travaillons avec OPCO santé* (anciennement UNIFAF) autour d’actions prioritaires sur des thématiques diverses allant du droit des étrangers au travail de nuit en institution en passant par la qualité de vie au travail…

Ce listing est loin d’être exhaustif, si cet aspect de notre accompagnement des salariés vous intéresse, je vous invite à vous plonger dans le rapport d’activités 2019 lors de notre prochaine Assemblée Générale en juin 2020, vous y trouverez dans le détail toutes les actions menées.

 

Sandrine BAILLERGEANT

Cadre Technique

* OPérateur de COmpétences du secteur privé de la santé

La lattre n°73Vie de l'association

Le temps est venu de te dire….. BONNE RETRAITE

Irène FERREIRA, notre maîtresse de maison, a choisi de rendre sa blouse pour profiter pleinement de ses proches et d’elle-même ! Elle a bien raison d’ailleurs….

C’est avec beaucoup d’émotion et de joie aussi que nous lui avons réservé une fête surprise le 12 décembre dernier. L’ensemble des jeunes et du personnel s’est retrouvé autour d’Irène afin de la remercier à sa juste valeur, la saluer dignement et lui montrer notre affection. Tous réunis autour d’une belle personne….

Irène, nous te souhaitons le plus beau à venir !

Les jeunes et l’équipe de Gagny 1 te remercient et souhaitent la bienvenue à Christine.

 

Cécile JOUBAIRE

Cheffe de Service Educatif Gagny 1

La lettre n°72Vie de l'association

Un ancien jeune de Concorde à l’honneur des Mérites Bénévoles de la Ville de Montfermeil

Si Akilan n’est plus pris en charge à Concorde depuis quelques temps, force est de constater qu’il reste impliqué dans la vie de notre association. Il répond toujours présent lorsque nous le sollicitons pour nous prêter main forte, participe à toutes les actions transversales que nous menons : forum des associations, marché de Noël, organisation des 50 ans à Aristide Briand, assemblée générale… Nous avons naturellement souhaité qu’Akilan soit mis en lumière, et l’initiative des mérites bénévoles de la ville de Montfermeil était une très bonne occasion pour cela.

La surprise fut double pour Akilan. Il n’a, en effet, été informé de notre démarche qu’une heure avant la tenue de la soirée, et sa candidature a été retenue pour faire partie des trois lauréats. Son engagement associatif a été souligné et encouragé lors du discours de Monsieur le Maire.

La modestie d’Akilan a été mise à rude épreuve mais son frère, Arun, était là pour le soutenir !

Laurence Nominet, directrice des maisons de Gagny

La lettre n°72Vie de l'association

Tapis Rouge

C’est avec plaisir que nous avons suivi les aventures d’un de nos jeunes sur les célèbres marches de Cannes. Il a en effet participé au premier long métrage de Ladj Ly « Les Misérables ».

On peut grandir aux Bosquets, devenir réalisateur, être un jeune acteur de Concorde et prouver que l’on peut faire partie des meilleurs !

La lettre n°72Vie de l'association

Bonne chance, Blanche !

Une page se tourne pour Blanche N. accueillie au sein de notre association depuis 9 ans ; d’abord dans la maison Marie-Foilaine Desolneux puis au Métadap. Après un parcours semé d’embuches et un quotidien pas toujours simple, Blanche a su faire les efforts nécessaires pour s’en sortir, bien accompagnée par ses éducateurs. A l’occasion de son départ en famille d’accueil, une petite fête a été organisée en son honneur. Ce fut l’occasion d’inviter quelques personnes qui ont compté pour elle tout au long de son parcours comme Kader Akbal ou Rachel Emonot. Un moment fort en émotion en compagnie des éducateurs, coordinateurs et jeunes de la maison de Vauquelin.

Blanche, nous ne t’oublierons pas et te souhaitons bonne chance dans ta nouvelle vie.

Toufik Oukaci, directeur du METADAP

La lettre n°72Vie de l'association

Des diplômés à l’honneur

Comme chaque année, et maintenant depuis six ans, la cérémonie de remise des médailles « Concorde » aux diplômés scolaires a eu lieu le mardi 11 septembre 2019 à 18 h 30, au restaurant « L’Atelier », sous la présidence de Monsieur Junqua.

Pour les jeunes, c’est un moment privilégié qui salue le travail de l’année précédente et les efforts fournis. Des membres du Conseil d’Administration étaient présents pour les saluer et les encourager.

Trente-cinq d’entre eux ont été mis à l’honneur, tous accompagnés par leur éducateur référent. Les médailles décernées récompensent :

– 13 Brevets et Certificats de Formation Générale

– 2 Certificats d’Aptitude Professionnel Agricole

– 12 CAP et BEP

– 7 BACS dont 4 avec mention

– 1 BTS

Cette cérémonie a été un vrai moment de convivialité, de partage avant d’entamer une nouvelle année scolaire qui promet d’être aussi dense que les précédentes.

Ce fut aussi occasion de remercier tous les acteurs qui ont oeuvré pour que le jubilé de Concorde soit une parfaite réussite. Ainsi, des médailles ont été décernées, d’une part, à des membres du Conseil d’Administration, et d’autre part, aux salariés.

Sans nommer tout le monde, des remerciements particuliers aux administrateurs qui n’ont pas compté leur temps :

– Monsieur Claude Chirouse, co-fondateur

– Madame Maïté Melchior-Griffé

– Madame Sylvie Doudet

– Monsieur Pierre Girault

– Monsieur Jacques Carton

– Monsieur Bernard Moulin

– Et bien entendu, notre Président, Monsieur Alain Junqua

 

Un grand MERCI aux éducateurs, services techniques, services généraux, cadres, pour leur précieuse aide, leur engagement associatif et leur dévouement au service des jeunes.

 

Florence Mazerat, directrice Générale

La lettre n°72Vie de l'association

Forum des associations de Montfermeil

En cette année de célébration de notre cinquantenaire, nous ne pouvions faire défaut au forum associatif de la commune ! Ainsi, nous étions présents cette belle journée du 7 Septembre afin de nous faire connaitre et reconnaitre des Montfermeillois en prospection.

Nous avons pu fédérer autour de Concorde en recueillant de nouvelles adhésions et surtout porter notre message en direction des adultes mais aussi des plus jeunes : l’importance du « vivre ensemble » a de nouveau résonné.

La veille, nous assistions à la soirée des mérites bénévoles et nous avons eu le plaisir d’assister à la nomination puis l’élection d’un « ancien jeune » : Akilan qui s’est vu honoré pour sa présence et son aide constante lors de nos manifestations, ce depuis plusieurs années. Un grand merci à ce jeune qui a lui-même souligné et remercié l’association Concorde pour son accompagnement et son soutien.

« C’est une vraie famille », c’est ainsi qu’Akilan a conclu !

Sandrine Baillergeant, directrice technique

La lettre n°72Les 50 ans de ConcordeVie de l'association

28 juin 2019, Concorde a fêté ses 50 ans

Vendredi 28 juin 2019, midi, les nombreux invités de la cérémonie officielle sont accueillis dans le vaste jardin de la maison Aristide Briand de Gagny. Chacun reçoit un sac à l’emblème de l’AEPC, un stylo bille « AEPC Concorde 50 ans » et une brochure « Une belle aventure qui se poursuit ». C’est clair : nous sommes à une étape symbolique dans notre action résolue au service de la protection de l’enfance, pas une commémoration. Concorde entend rester fidèle à ses origines.

Les interventions de M. Alain Junqua, président de l’association, de Mme Florence Mazerat, directrice générale, et de M. Xavier Lemoine, maire de Montfermeil, commune siège de Concorde depuis sa création, sont à l’image du temps. Le soleil n’est pas seulement sur nos têtes mais aussi dans les cœurs. Ce que nous confirme aussitôt après, la chorale qui a créé une chanson pour la circonstance. Mme Laurence Nominet, directrice de la Maison Aristide Briand remercie les personnels, cuisiniers, techniciens, éducateurs, qui se sont totalement investis. Un atelier graf réalise devant nous huit tableaux en perpétuelles transformations, un pour chacune des lettres de CONCORDE. Dans le salon de la maison un court métrage passe en boucle …….

A partir de 19 heures la fête se poursuit à la salle des fêtes de Montfermeil. Tous les personnels sont conviés et ceux dont la présence n’est pas requise dans les maisons sont là. De très nombreux jeunes les ont accompagnés, mais aussi d’anciens jeunes qui gardent un lien affectif avec les maisons et les personnels qui les ont accueillis lorsque les aléas de leur vie les ont conduits à Concorde. Une pièce de théâtre, l’anniversaire, spécialement créée et jouée pour la circonstance par un groupe de jeunes, d’éducateurs et des comédiens de la compagnie El Duende, inaugure la soirée. Un texte drôle, touchant, plein d’humour et de fantaisie, une mise en scène dynamique conquièrent le public qui applaudit longuement et chaleureusement. La chorale au grand complet reprend la chanson des 50 ans, accompagnée par la salle.

Les tables se forment, l’apéritif et le buffet rassemblent des groupes qui évoluent au fil des rencontres. Le magicien Rémy circule de table en table, subjugue petits et grands. L’ambiance est très familiale et les générations se mélangent volontiers. Les danseurs répondent à l’appel des deux musiciens et de la chanteuse de My orchestra event… Préparée de longue date par un large comité de pilotage sous la houlette de Sandrine Baillergeant, directrice technique qui a coordonné les initiatives, de Philippe Allard et Éric Bertherat pour l’animation, la fête est un beau succès. Mais une surprise nous attend encore : le dessinateur Pavo, qui a suivi les différentes étapes de la préparation des 50 ans et la fête, prépare son compte rendu, façon BD…

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La lettre n°72Vie de l'association

Gérard Pringault nous a quittés

Gérard Pringault, co-fondateur et directeur général de l’association Concorde de 1969 à 2013, est décédé le 16 mai 2019. Ses obsèques ont rassemblé le 22 mai, autour de ses enfants et petits-enfants, une foule d’amis, de proches, d’élus, et de très nombreux personnels, administrateurs et anciens jeunes de Concorde. Nous publions les témoignages des intervenants qui se sont exprimés au cours des cérémonies d’hommage qui ont été rendus à Gérard.

Florence Mazerat, directrice générale de Concorde
Mon cher Gérard,
A travers ces quelques mots, au nom de l’association Concorde, nous venons te saluer et saluer ton œuvre.
Concorde a eu 50 ans en mars dernier et nous les fêterons le 28 juin prochain, mais tu as décidé de tirer ta révérence avant.
Parti d’un club de prévention aux Bosquets, très rapidement, avec Claude CHIROUSE, co-fondateur, vous avez décidé d’aller encore plus loin dans l’accompagnement des jeunes.
C’est ainsi que le 1er foyer « Perdrigé » a vu le jour en 1984 puis d’autres maisons ont suivi : Chevreul, Gagny 1 et 2, le Centre de Placement Immédiat « Les Sorbiers », le Service d’accueil des Mineurs – SAM, Marie-Foilaine Desolneux, le Dispositif d’Accueil Personnalisé – DAP, Aristide Briand.
Tu n’as eu de cesse de développer, construire des projets pour les grands et les petits, en t’entourant d’une équipe fidèle (personnels et Conseil d’Administration) ayant pour seul objectif de répondre aux besoins des jeunes et de surcroît les plus en difficultés.
Lors de ton départ à la retraite en janvier 2013, tu pouvais te féliciter d’avoir accueilli, épaulé, aidé d’une manière ou d’une autre 2 308 jeunes.
Quelle formidable aventure, quel beau travail qui mérite-là d’être souligné.
J’ai passé 27 ans à tes côtés, tu m’as transmis ton expérience du métier ; cela n’a pas toujours été un long fleuve tranquille, mais sache que je respecterai mon engagement à poursuivre ton œuvre, ton travail.
J’ai pris ta succession en 2013 à la tête de cette belle association dont tu étais, à juste titre, si fier.
Je peux t’assurer, au nom de tous, que nous resterons fidèles à tes valeurs et que nous les ferons vivre.
Repose en paix.
Au revoir Gérard.

Alain Junqua, président de l’Association
J’ai fait la connaissance de Gérard Pringault au mois de septembre 1988 lorsque je suis arrivé au tribunal de Bobigny. Très vite, il m’a été présenté et avec lui l’institution qu’il dirigeait, comme l’élément moteur de la protection de l’enfance dans le département. J’ai très vite compris qu’il était incontournable et qu’on pouvait compter sur lui.
Puis, quelques années plus tard, ayant quitté Bobigny, au hasard d’une rencontre de Vertault, Gérard et le président de l’époque, André Coulomb, m’ont demandé d’entrer au Conseil d’Administration, puis, ultérieurement, de me présenter à la présidence de l’association. C’est ainsi que j’ai mieux connu Gérard dont j’ai senti à quel point il était motivé, je dirais même passionné par son métier, consacrant entièrement sa vie au service de la jeunesse. Nos longues conversations, chez lui, au coin du feu, toujours empreintes de chaleur humaine, nous confortaient l’un et l’autre, dans un long cheminement vers le développement de Concorde et l’accueil des jeunes parmi les plus délaissés et démunis. Je pense à l’ouverture du CPI de Villemomble en alternative à l’incarcération, à celle du SAM à Montfermeil pour l’accueil des mineurs isolés, à la création des ateliers scolaires, tout cela n’avait pour seul objectif qu’une meilleure adaptation de nos structures aux problématiques des jeunes que nous recevions.
Je me souviens des propos qu’il tenait à ceux présents à sa remise des insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur en leur disant notamment que le sens qu’il donnait à son action c’était « d’aller avec eux vers cette terre de solidarité et de fraternité que nous souhaitons tous ».
Après quarante-quatre années d’une présence constante et inlassable à la tête de Concorde, en 2013, Gérard décidait d’y mettre un terme. Ce fut pour lui une longue et belle aventure couronnée de succès.
Parti de rien en 1969, si ce n’est de l’idée essentielle de se mettre au service de l’enfance et de la jeunesse de son département et d’y consacrer sa vie, il est arrivé plus de quarante année plus tard à une institution reconnue et respectée, utile pour ne pas dire indispensable. Il y a accueilli avec ses équipes, plus de 2 300 jeunes.
Gérard nous a quittés, mais son œuvre subsiste toujours et subsistera, je n’en doute pas, longtemps.

Pierre Girault, vice-président
C’est en 1989, en prenant mes fonctions de chef d’établissement au collège Picasso que j’ai vraiment rencontré Gérard Pringault. Je connaissais Concorde de nom, pour sa bonne réputation, pour ce qu’avaient pu m’en dire certains professeurs. Mais, pour la première fois, je rencontrais vraiment des jeunes qui fréquentaient le foyer Chevreul. Ils n’étaient pas des plus faciles, pourtant avec Chevreul, nous avions toujours des interlocuteurs. Le directeur, les éducateurs, étaient là pour les jeunes, avec les jeunes, ils étaient des partenaires fiables, sur lesquels l’école pouvait toujours compter. Les contacts s’établissaient naturellement, comme avec n’importe quelle famille soucieuse de la scolarité de ses enfants. Cette présence, cette disponibilité étaient communicatives et donnaient envie de partager les engagements du foyer. Alors, je suis devenu adhérent de l’association, présent aux vœux et aux assemblées générales aussi souvent que possible, et pas seulement pour la qualité de ses buffets ! J’ai découvert Gérard, attentif, chaleureux, toujours soucieux de faire partager ses exigences éducatives, quels que soient ses interlocuteurs. Et il savait convaincre.
Partager est un mot qui lui convient. Nous nous sommes rapprochés et lorsqu’à la veille du second millénaire, Gérard et sa femme Marie-Françoise discrète, chaleureuse et remarquablement efficace, ont décidé de soutenir le projet de leur fils Cyril de faire le tour de Corse à la nage, c’est presque naturellement que des gens qui ne se connaissaient pas, mais qui connaissaient Gérard, ont décidé eux aussi de partager cette aventure. En ces mois de juin et juillet 2000, Gérard était en Corse, en pointillé, sans que l’on sache vraiment si Concorde ne pouvait pas se passer de lui ou s’il ne pouvait pas se passer de Concorde. Nous l’avons vu, menant de front vie professionnelle et vie familiale, impliqué à Montfermeil comme à Bastia dans une belle aventure collective au service de la réussite de jeunes qui comptaient tant pour lui.
C’est pour faire partager ses engagements éducatifs qu’il crée en octobre 1993 La Lettre, le journal de Concorde dont il signe le premier éditorial, écrivant notamment : « Ensemble, nous sommes au service des jeunes les plus en difficulté. Nous ne pouvons que souhaiter d’être capables, par notre amitié, notre partage, de monter aux jeunes dont nous avons la charge, que chaque matin commence un jour nouveau qui prépare le lendemain. Cela suppose de tous beaucoup d’investissement, de solidarité et beaucoup d’attention constructive et repérante. »
Il y a dix ans, pour les 40 ans de l’association, Luciano Bruni, ancien vice-président de Concorde, ancien jeune de Chevreul devenu professeur agrégé d’espagnol dressait en peu de mots un portrait authentique de Gérard. Voici ce qu’il disait : « Enfin, je voudrais évoquer celui qui a créé, qui a porté à bout de bras, pendant 40 ans, l’association Concorde et qui l’incarne mieux que personne, Gérard Pringault. Son dévouement à la cause des jeunes, sa présence indéfectible à leurs côtés, la confiance qu’il sait leur témoigner, la bienveillante exigence dont il fait preuve à leur égard, tout cela est un acte d’une rare générosité. Et à mon sens, c’est cette générosité qui fonde la relation éducative. »
Aujourd’hui Gérard, je te dis revoir, et surtout merci.

Claude CHIROUSE, administrateur, délégué aux relations publiques
Gérard, 1969, 2013, 2019 : trois dates qui ont ponctué notre parcours.
1969, notre première rencontre par l’intermédiaire de monsieur Victor SAMMARCELLI qui était alors Président du tribunal pour enfants de Bobigny. C’était le point de départ de notre collaboration qui allait durer jusqu’à ton départ à la retraite en 2013.
2013, après quarante-quatre ans s’achevait pour toi cette fabuleuse aventure de Concorde dont j’avais plaisir à dire que tu avais constitué un empire éducatif, centré sur l’intérêt supérieur de l’enfant. Bien sûr, transmettre l’association n’a pas été facile : on ne confie pas son bébé sans crainte, sans appréhension. Florence MAZERAT qui te succède, secondée par Yann CHATELIN marchent tous les deux dans tes pas sur la voie tracée.
2019, le 28 juin, nous fêterons les 50 ans de l’association, tu seras au cœur de cette fête.
Catherine, Philippe et Cyril, tes enfants, Olivier, Vincent, Julie, Thomas, Chloé, Emilien, Lili, Agathe, Madeleine, Héloïse, tes petits enfants, vous avez eu une chance extraordinaire d’avoir comme parents et grands-parents Marie-Françoise et Gérard, des êtres exceptionnels. Souvenez-vous d’eux. De là où ils sont, ils continueront à veiller sur vous.
Marie-Françoise, Gérard, vous êtes partis tôt, beaucoup trop peut-être pour un jour, la bas, mieux nous accueillir.

Discours de M. le Maire de Montfermeil

Obsèques de monsieur Gérard PRINGAULT ,  adjoint au Maire de Montfermeil

Cher Monsieur Pringault,

Comment tout d’abord remercier votre famille qui si gentiment m’a demandé de prendre la parole, mais nous avions bien l’habitude, le dimanche après la messe de 11h15, d’échanger quelques rapides mots, pour que celui-ci soit un peu plus long.

A votre famille, il revient de dire ce que vous fûtes, ce que vous êtes toujours et à jamais pour eux. Aux Foyers Concorde il revient de dire le fondateur, le directeur que vous fûtes et continuez d’être tant l’empreinte donnée est forte et durable. Il revient au maire de Montfermeil de dire l’homme public que vous fûtes et restez toujours par votre exemplarité.

Votre famille, la grande famille des Foyers Concorde, le Conseil municipal, la ville de Montfermeil et bien des personnes au-delà de ces quelques cercles sont en deuil. Nous pouvons être tristes, c’est légitime, Jésus Christ Lui-même a pleuré sur son ami Lazare et nous sommes tristes. Mais pas seulement car je pense que toute personne vous ayant côtoyé ressent aujourd’hui admiration et reconnaissance.

Vous aviez votre caractère et votre manière à vous de voir et de faire les choses. Vous saviez aussi qu’au soir de votre vie vous entendriez ces deux questions, auxquelles nous aurons tous aussi à répondre. «Qu’as-tu fais de ton talent? » «Qu’as tu fais de ton frère?». Votre talent a été de vous mettre au service de toutes celles et tous ceux dont les circonstances de la vie avaient menacés, compromis, abîmés les talents qui étaient en eux. Vous n’avez cessé de les chercher, de les accueillir, de les rassurer, de les rassurer, de les réhabiliter, d’abord à leurs propres yeux et aux yeux de la société. En un mot, ces sœurs et ses frères vous les avez aimés car vous saviez que c’est l’amour seul qui donne Vie, qui fait grandir. Cette absolue conviction, avec toutes les conséquences, toutes les exigences que cela impliquait pour vous, vous n’avez cessé avec persuasion, avec obstination, sana relâche, sans jamais rien lâcher, de la faire comprendre, de la faire accepter, de la faire adopter et comme dans l’Évangile, parfois, l’on vous donnait moins par générosité et conviction que pour ne plus vous voir revenir à la charge. Vous aviez gagné au bénéfice de celles et ceux qui vous avaient été confiés.

Monsieur Pringault. Vous avez imprimé une marque, une marque de fabrique qui persiste et si les Foyers Concorde se voient aujourd’hui confier par les pouvoirs publics des responsabilités d’une grande complexité c’est parce que votre œuvre est solidement bâtie, digne de confiance, avec des résultats incontestables. Celles et ceux qui ont eut la joie de participer aux quarante ans de l’association gardent à l’esprit et dans le cœur les témoignages de ces jeunes qui vous furent confiés et qui, fiers et heureux, venaient vous dire et nous dire la femme, ou l’homme qu’ils étaient devenus. Dans quelques semaines vous fêterez les 50 ans de l’association. Quelle belle fécondité !

En 1987, vous étiez décoré de la Médaille de l’Éducation surveillée devenue depuis la Médaille d’honneur de la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Par décret du Président fr la République en date du 31 décembre 1996 vous êtes élevés Chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur, sur proposition d’Eric Raoult alors Ministre. Vous receviez le 19 janvier 2007 la Médaille d’Honneur de la ville de Montfermeil. Enfin lors de votre départ en retraite en 2012 c’est le préfet de la Seine Saint-Denis qui vous remettait la médaille du Ministère de l’Intérieur. Le 29 mars 2014, vous étiez élu 3e Adjoint au Maire et aviez la charge Loisirs Enfance Jeunesse complété des Affaires scolaires et périscolaires et de la restauration. Vous étiez également au Comité Technique et CHSCT des personnels communaux. Vous représentiez enfin le Conseil municipal auprès du Conseil d’administration du collège Pablo Picasso et de la Mission locale de la Dhuys que vous avez présidé un moment.

Monsieur Pringault. Nous ne provenions pas des mêmes univers intellectuels et politiques et s’il y a de nombreuses demeures dans la maison du Père, c’est bien dans sa Maison, à l’église, que nous nous retrouvions au-delà de nos différences. Je sais ce que je vous dois, ce que nous vous devons, en vous ayant observé, en vous ayant côtoyé, en ayant travaillé avec vous, et, après ce long apprivoisement, en ayant sollicité votre présence à nos côtés tout comme votre avis sur des sujets parfois épineux, en vous ayant accompagné comme nous avons pu dans la maladie et la disparition de Madame Pringault puis dans votre propre maladie et ici même ce matin.

Oui, cher monsieur Pringault, un très grand merci de, tous, nous avoir aidé à faire fructifier notre talent et celui de nos frères et sœurs. Et puissiez vous intercéder du Ciel pour que Montfermeil, la France, notre monde restent dans la Concorde, ce fruit de l’amour.

Adieu et merci monsieur Pringault

Montfermeil, le 22 mai 2019

La lettre n°72Vie de l'association

Assemblée générale 2019, des rapports combatifs et préoccupés des choix des autorités publiques.

Le 16 mai 2019 notre assemblée générale a réuni à Gagny dans une ambiance conviviale les adhérents de l’association, les administrateurs, les cadres et personnels des différents services ainsi que de nombreux jeunes.

Le rapport moral du président A. Junqua et celui de la directrice générale F. Mazerat ont déploré le manque de cohérence des autorités publiques dont nous relevons que les contraintes budgétaires et administratives nous imposent bien souvent des changements dans nos orientations et nos conditions d’accueil. Des changements parfois difficiles à comprendre et à admettre, notamment par les personnels. Alain Junqua a souligné également le manque d’envergure de la nouvelle loi concernant le suivi des jeunes majeurs issus de l’aide sociale à l’enfance.

Cette critique est appuyée par les responsables de la maison Marie-Foilaine Desolneux de Coubron, très inquiets de la forte dégradation des dispositifs de protection de l’enfance et particulièrement de ceux qui compromettent l’avenir des jeunes majeurs et les rendent ainsi vulnérables dès qu’ils atteignent 18 ans en les projetant brutalement seuls et démunis dans la société et la vie active.

Les responsables des différentes structures, invités comme chaque année à s’exprimer, dressent un bilan rapide de leurs activités annuelles et les adhérents présents découvrent à cette occasion le travail engagé par le nouveau service du SEPAD (service éducatif de protection et d’accompagnement à domicile).

Soulignons que tous se plaignent des difficultés engendrées par les restrictions budgétaires qui impactent le fonctionnement de leurs services et rendent leur travail de plus en plus difficile !

Mais la surprise nous vient des maisons de Gagny et La Caravane de Villemomble car les éducateurs de ces maisons ont choisi de laisser des jeunes de tous âges s’exprimer à leur place. Et c’est avec plaisir que nous les écoutons évoquer leur quotidien, leurs activités mais aussi leurs souhaits ! Leur participation à notre assemblée générale fut une belle éclaircie qui rend plus préoccupants encore, les tristes constats évoqués plus haut par les professionnels.

Une fois encore, les adhérents et les administrateurs se doivent de remercier avec conviction et estime les professionnels de notre association qui, chaque jour, malgré des conditions de travail qui s’aggravent, contribuent au bien-être des jeunes que nous recevons et permettent ainsi à l’AEPC de poursuivre sa mission d’accueil, de protection et d’éducation sans exclusive.

Maïté Griffé-Melchior,

administratrice

La lettre n°72Vie de l'association

Bienvenue à L’ANMECS 2019 sur le thème « Défi de la coéducation »

Mercredi 20 mars 2019, départ pour BIARRITZ, point de rendez-vous au siège de Concorde à 14h30.

Les 16 participant(e)s de différentes structures et de fonctions variées (éducateurs-trices, coordinateurs-trices, chefs-fes de service) ainsi que la Directrice Générale de l’AEPC, Madame Florence MAZERAT sont là ; les trafics sont prêts, les sacs sont à portée de mains, l’accueil est chaleureux. Dernières vérifications : pièce d’identité OK, billets d’avion OK, tout est OK ! En route pour l’aéroport, dans la joie et la bonne humeur ! Quelques heures plus tard, un hôtel nous attend avec des chambres vue sur mer. Le TOP !

Jeudi 21 mars 8h30, rendez-vous au Casino de Biarritz, lui aussi avec vue sur mer, pour débuter notre participation à l’ANMECS. Un cadre magnifique de travail.

Les conférences, les débats, les ateliers se sont succédé et voici ce que nous pouvons en retenir :

De nos jours, nous multiplions les actions de « CO » : construction, évaluation, voiturage… Nous sommes dans une aire de partage, de faire et de produire ensemble et la co-éducation est véritable défi au bénéfice des publics accompagnés et des professionnels impliqués pour la co-construction de projets. Qui dit co-éducation dit confrontation des points de vue jusqu’à, parfois, émergence de conflits qu’il faut accepter et dépasser pour poursuivre. Ce mode d’intervention se développe en réponse au changement de paradigme entre la loi du 5 mars 2007 qui parle de « difficultés éducatives des parents » avec une certaine euphémisation et la loi du 14 mars 2016 qui stipule que « la protection de l’enfance vise à garantir la prise en compte des besoins fondamentaux de l’enfant » et que « l’enfant est associé aux décisions qui le concernent selon son degré de maturité ». Ainsi, il s’agit, ensemble (enfants, parents/familles et professionnels de différentes institutions), de trouver et mettre en œuvre des réponses les plus justes possible et précisément issues de la mise en commun des potentiels/compétences/savoir-faire de chacun.

Alors oui, cette démarche d’intervention est un vrai défi car elle implique de partager son savoir et ses incompréhensions ; de considérer les autres avec leurs priorités et leurs rythmes ; d’accepter les erreurs et d’apprendre des erreurs ; de contribuer aux réussites en reconnaissant qu’elles sont collectives.

De manière synthétique, retenons que la co-éducation ne rend pas le professionnel plus intelligent. En revanche, la démarche d’accompagnement devient elle plus clairvoyante et les réponses aux besoins plus efficientes, à la condition d’accepter de devoir s’adapter en permanence.

En conclusion, ces journées ont permis de clarifier l’évolution qui s’opère ces dernières années, soutenue par les textes de loi relatifs à la protection de l’enfance, et surtout de lui donner du sens. Pour les sceptiques, citons deux proverbes africains à méditer : « Il faut tout un village pour éduquer un enfant » ; « Seul on va vite, à plusieurs on va loin ».

Enfin, cette manifestation nationale (674 participants) aura été l’occasion de partager un moment agréable et convivial, riche d’échanges et de rencontres avec diverses institutions et entre salariés de l’AEPC. Nous tenons à remercier tout particulièrement l’équipe/nos collègues qui ont fait en sorte que ce séjour se déroule dans de bonnes conditions, du transfert à l’aéroport, à la réservation des billets d’avion, sans oublier l’hôtel. Rien n’a été négligé et tout le monde l’a mesuré et apprécié. Merci à Madame Florence MAZERAT de nous avoir accompagnés et pris le temps de discuter avec chacun.

A l’année prochaine, destination Saint-Malo.

Les participants à l’ANMECS 2019

La lettre n°71Vie de l'association

23 janvier 2019 : des vœux offensifs !

En répondant aux appels à projet de l’Aide Sociale à l’Enfance et de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, Concorde élargit son champ d’intervention dans la prise en charge des mineurs. Les invités, que la neige tombée en abondance n’avait pas découragés, l’ont bien compris en écoutant les interventions que nous avons résumées.

Pour satisfaire à l’usage, je tiens à vous exprimer, au nom de Concorde, mes vœux les meilleurs et bien chaleureux d’heureuse année nouvelle pour vous et tous les vôtres. Permettez-moi de les adresser plus particulièrement à l’ensemble des salariés de l’association qui œuvre au quotidien au bien être des garçons et des filles dont ils ont la charge et qui, j’en suis témoin, leur manifeste attention et intérêt.

Mes vœux iront également et principalement à l’ensemble de nos jeunes. Je voudrais dire à chacun d’eux, en citant Victor Hugo : « La liberté commence où l’ignorance finit ».

L’année 2018 a été riche en évènements de toutes sortes dont certains ont témoigné de la place qu’occupe Concorde dans le dispositif de la protection de l’enfance comme, par exemple, sa participation à un colloque à Moscou.

L’association a poursuivi son développement avec l’ouverture d’un nouveau service, le S.E.P.A.D., Service Educatif de Protection et d’Accompagnement à Domicile, placé sous la direction d’Éric Bertherat. Il devrait assurer, dans un premier temps, le suivi de soixante jeunes, souvent des fratries et à terme, sans doute davantage (aujourd’hui 33).

Nous avons répondu, à la fin de l’année dernière, à un appel à projet du Département de la Seine-Saint-Denis pour l’accueil de mineurs non accompagnés encore appelés mineurs isolés. Notre projet porte sur cent jeunes au plus, il s’appuiera sur l’ensemble de nos structures autour d’une plateforme d’insertion.

Tout cela représente un travail préparatoire considérable et un suivi de tous les instants.

Dans le domaine d’action qui est le nôtre, l’intervention associative reste essentielle, chaque association apportant son expérience unique et sa spécificité autour de valeurs communes. Nous entendons revendiquer et défendre notre liberté d’action et que soit reconnue à sa juste valeur notre collaboration.

Monsieur le Directeur Interrégional de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, vous avez accepté de présider notre manifestation de ce jour. Je tiens, bien sûr, à vous en remercier très chaleureusement. Sous votre autorité, l’Association Concorde a renforcé ses liens avec la Protection Judiciaire de la Jeunesse, acceptant des missions nouvelles et délicates que nous assumons dans une confiance partagée.

Nous avons toujours pu compter sur votre soutien et votre compréhension ainsi que de la part de vos collaborateurs. Concorde a, dès sa création en 1969 à laquelle ont participé des éducateurs de justice et des magistrats, bénéficié pour toutes ses structures de l’habilitation du Ministère de la Justice. Elle y attache beaucoup d’importance. Celle-ci fait partie intégrante de son histoire déjà longue et nous avons la faiblesse de penser que notre concours, même s’il demeure modeste au regard du nombre total de mesures que nous exerçons, s’avère utile et efficace quant à la complexité des situations qui nous sont confiées par les juges et votre administration, notamment depuis ces dernières années. C’est avec plaisir que nous coopérons avec vos services et, là encore, j’en suis le témoin privilégié lorsque j’entends les différents directeurs et responsables de Concorde en parler. Soyez persuadé que nous poursuivrons notre mission et que nous répondrons, dans la mesure de nos moyens et de nos capacités, à vos demandes.

Je voudrais renouveler à Florence Mazerat, notre directrice générale, ma gratitude pour son action inlassable au service de l’association mais plus encore à celui des jeunes, ma totale confiance en ses qualités professionnelles et humaines et mes très sincères remerciements pour son engagement personnel et son investissement. Je lui demande de bien vouloir être mon interprète auprès de ses collaborateurs et de toutes ses équipes dans nos différents établissements en leur exprimant ma reconnaissance et celle du conseil d’administration pour la qualité de leur travail et leur disponibilité.

Un merci particulier à la maison Marie-Foilaine Desolneux qui nous accueille, à tous nos cuisiniers et cuisinières qui, une fois encore, se sont surpassés pour notre plus grand plaisir.

Florence Mazerat, directrice général

Comme chaque année, c’est pour nous un immense plaisir de vous recevoir pour un moment de rencontre, de partage, où nous laissons de côté nos tracas.

Pourtant, des tracas, il y en a eu beaucoup en 2018. Cela s’est traduit par : La modification de notre habilitation pour l’ensemble de nos maisons.

Désormais, nous ne pouvons plus accueillir nos jeunes que jusqu’à 17 ans et 364 jours. Cela signifie donc, que nous devrons les préparer à sortir dans le courant de leur 17ème année alors que le travail éducatif pour un grand nombre d’entre eux est loin d’être achevé.

 

Cela bouscule très fortement nos pratiques professionnelles et nos valeurs, nous, qui avions une expertise reconnue sur les prises en charge des jeunes majeurs.

La diminution de 5 places par établissement au profit du placement à domicile. C’est ainsi que le 1er septembre 2018, le SEPAD (Service Educatif de Placement A Domicile) a ouvert ses portes à Les Pavillons S/s Bois. Il s’est inscrit dans le dispositif ADOPHE (Dispositif d’Accompagnement à Domicile avec Possibilité d’Hébergement). Éric Bertherat en a pris la direction,  paulé par Floriane Dorléans, Cheffe de Service Educatif. A ce jour, 33 jeunes et familles sont suivies par le service.

Enfin, un appel à projet pour les Mineurs Non Accompagnés a été publié le 27 octobre. Nous nous en sommes saisis et il a été déposé le 7 janvier 2019. Répondre à un tel projet entre les vacances de la Toussaint et les vacances de Noël, soit sur des délais très courts, au regard de la complexité du cahier des charges relève du défi. La commission (le grand oral) aura lieu aux alentours du 8 février.
Différentes instances, je veux parler d’IDEE 93 (Inter-association Départementale pour l’Education et l’Enfance 93) et le GRESA (Groupe de Recherche des Etablissements et service Associatif) ont été d’un grand soutien pour tous les acteurs au travers d’échanges animés. 2019 sera tout aussi dense et difficile mais si je dois formuler un vœu, c’est celui de la réussite pour Concorde. Notamment pour le METADAP (Service des jeunes en grandes difficultés) qui est fragilisé, non pas sur la prise en charge des jeunes, même si elle est très
compliquée, mais le resserrement des financements. Il nous faudra être force de proposition pour sauver ce dispositif qui a toutes les raisons d’exister dans le contexte actuel.
Pour être plus optimiste, Concorde fêtera ses 50 ans en mars prochain, aussi, vous êtes tous conviés le vendredi 28 juin à 12 h à la maison Aristide Briand. Nous vous promettons une belle journée festive.

Comme le veut la tradition des vœux, je remercie l’ensemble du personnel, tous services confondus, pour leur implication, leur dévouement, leur engagement au service des jeunes et de l’association.
Je veux également saluer Yann Chatelin, Sandrine Baillergeant, les directrices et directeurs, les chefs de service qui sont les moteurs mêmes des maisons et services. Soyez ici vivement remerciés.
Merci à notre président, au conseil d’administration pour leur soutien sans faille.
Pour vous les jeunes, qui chaque jour, nous donnez l’envie d’être auprès de vous, nous repoussons les limites pour vous accompagner et vous aider à construire votre avenir.
Un immense MERCI également à vous tous, adhérents, amis, collègues, partenaires d’être là, d’avoir bravé la neige qui s’est invitée.
Tous ensemble, dans la cohérence et la concertation, nous pourrons relever tous les défis, surmonter les épreuves pour garantir à nos jeunes sécurité et sérénité dans leur parcours.

Un remerciement tout particulier aux équipes de cuisiniers et d’agents techniques pour avoir œuvré à la réussite de cette journée.
Enfin, permettez-moi de présenter à chacun d’entre vous tous mes vœux à l’aube de cette nouvelle année. Qu’elle puisse être porteuse de projets et d’ambition.
Je cède sans plus tarder la parole à Monsieur Simon, directeur de la Protection Judiciaire et de la Jeunesse, qui nous fait l’honneur de présider les vœux.

En sa qualité de Directeur Interrégional, Monsieur Simon avait souhaité visiter les établissements du secteur habilité de la Seine-Saint-Denis. C’est ainsi qu’en avril 2016, il a rencontré le personnel du CPI (Centre de Placement Immédiat) « Les Sorbiers ». Concorde avait soumis une expertise pour la prise en charge des jeunes en très grandes difficultés. La discussion avec le Chef de Service, Jean-Paul Blanchard, a été révélatrice de l’engagement, du professionnalisme des personnels et de leur capacité à repousser les limites avec la création de dispositifs d’accueil individualisé.

Dominique Simon, directeur interrégional de la PJJ

Monsieur Dominique Simon a brièvement évoqué sa rencontre avec Monsieur Junqua, lorsque celui-ci était encore magistrat à Nancy. Puis quelques années plus tard, alors qu’il était devenu Président de l’AEPC. Ce fut l’occasion de découvrir l’association, d’apprécier ses valeurs et ses méthodes de travail.
Rappelant que le comportement des jeunes est réversible, il s’est félicité de la capacité de Concorde à prendre en charge des mineurs aux comportements très problématiques dans des structures nouvelles, construites pour répondre à des situations complexes ; à répondre présent pour conduire une action éducative avec de jeunes adolescents dans un contexte criminel ; à élaborer avec l’accord de son conseil d’administration un dispositif qui a été présenté à Mme la garde des Sceaux. Il a également fait état de nouveaux appels à projet auxquels nous serions en mesure de répondre. Il a très chaleureusement remercié les cadres et tout le personnel pour leur dévouement auprès des jeunes. Monsieur Simon a commencé sa carrière en qualité d’éducateur, et à ce titre, reconnait le professionnalisme et la bienveillance de l’ensemble des personnels au sein de l’Association. Il a également remercié Norbert Ligny, directeur de THELEMYTHE, et tous ses collaborateurs pour le travail remarquable qu’ils effectuaient auprès des jeunes et a reconnu que ces résultats l’avaient réconcilié avec les psychologues.

Au regard de la situation complexe de la Seine-Saint-Denis, Monsieur Simon, sensible au rapport des parlementaires sur la réalité du département, s’est engagé à l’aider, en se donnant les moyens financiers et humains pour faire de l’année 2019, l’année de la Seine-Saint-Denis, par un soutien de ses services, sous l’égide de Monsieur Jean-Christophe Brihat, directeur territorial de la Protection Judiciaire de la Jeunesse de Seine-Saint-Denis et de son adjoint, Monsieur Jean-Yves Bassinot. Il a terminé son allocution en précisant qu’il était très honoré d’avoir été invité à présider ces vœux et que c’était avec grand plaisir qu’il avait accepté.

La lettre n°71Vie de l'association

Portrait : Patricia, « chargée de mission »

Trouver un emploi et une formation pour préparer la sortie des jeunes accueillis à Concorde, telle est la fonction de Patricia Corveddu, « chargée de mission » à Concorde. Elle a préféré ce nouveau titre à celui pourtant plus explicite de « chargée d’insertion professionnelle », mais qui rendait parfois plus difficiles les premiers contacts avec certains employeurs qui pensaient réinsertion sociale plutôt qu’insertion sociale et professionnelle.
Son champ d’investigations est large. Elle intervient directement pour les jeunes sortis du système éducatif et les mineurs non accompagnés, souvent très peu ou pas scolarisés avant leur arrivée dans une de nos maisons. Son souci : décrocher pour eux des contrats de professionnalisation ou des contrats d’apprentissage aidés par l’État et la Région pour les moins de 18 ans et obtenir une autorisation provisoire de travail.
Trouver des employeurs exige un gros travail de prospection. Patricia travaille en « escargot », explique-t-elle, recherchant d’abord des entreprises proches des foyers et élargissant Patiemment, depuis quatre ans qu’elle exerce ses fonctions, elle s’est constitué un carnet d’adresses qu’elle enrichit sans cesse, essentiellement en Seine-Saint-Denis, à Paris et en Seine-et-Marne. méthodiquement son champ d’investigations. Et le porte à porte finit par produire ses effets. Fidéliser des employeurs n’est pas tâche aisée mais c’est possible. Il faut s’organiser pour rencontrer certains d’entre eux après leur journée de travail, prendre en charge les formalités administratives, établir un rapport de confiance en jouant la carte de la franchise. On comprend que son mi-temps de départ se soit rapidement transformé en plein temps.
Disposant d’une liberté totale de mouvement, elle est disponible, travaille en étroite liaison avec les organismes de formation et les services de l’Etat. Interlocutrice unique des employeurs elle a en permanence sous la main tous les dossiers en cours et se montre très réactive dès qu’une question surgit.
Elle se rend volontiers dans les maisons d’enfants de Concorde et travaille étroitement avec les directeurs et les chefs de service, tous très impliqués par l’avenir des jeunes qui leur sont confiés. Quand des collégiens ou des lycéens, sont en panne pour trouver un stage en entreprise, elle ouvre son carnet d’adresses…
Patricia se passionne pour ce travail qu’elle organise avec rigueur. Elle parle de « périodes pleines », mais dès le premier trimestre, elle prospecte, négocie contrats professionnels et CDD ; les contrats d’apprentissage seront signés à partir du 15 juin. Le reste du temps est consacré aux recherches, au suivi des jeunes, aux liens avec les maisons de Concorde, à la préparation de la rentrée suivante…Y a-t-il vraiment des « périodes creuses » ?
Comme tant d’autres salarié(e)s de Concorde, c’est bien en professionnelle militante que Patricia conçoit sa mission.

Pierre Girault, vice-président

La lettre n°71Vie de l'association

Visite à Matignon

Monsieur le Premier ministre avait invité quelques jeunes de la Seine-Saint-Denis le 24 décembre 2018. Une délégation de Concorde s’y est rendue, avec Maëlanne et Madina de la maison Marie Foilaine Desolneux, Hira et Fatoumata du Relais Ados, Riley de la maison La Caravane, encadrés par Florence Mazerat, directrice générale, Touria Mavambu, chef de service éducatif de La Caravane, Haïdi Kacem, chef de service éducatif du Relais Ados.

A notre arrivée, tout le groupe s’est installé dans la salle de réunion pour un échange de questions/réponses sur le fonctionnement de Matignon, animé par un conseiller.

Ensuite, sous l’œil bienveillant du jardinier, une chasse au trésor était organisée dans le magnifique parc de trois hectares où le Premier ministre est venu nous rejoindre pour partager un moment avec les enfants. Puis, il nous a invités à se rendre dans son bureau pour leur expliquer ses missions et le déroulement d’une journée de Premier ministre. A l’issue de cette matinée, un buffet a clôturé la visite et chacun a reçu un porte-clés à l’effigie de l’Hôtel Matignon.

Les enfants sont repartis émerveillés et enthousiastes ; ils se souviendront longtemps du 24 décembre 2018.

Florence Mazerat, directrice générale

La lettre n°71Vie de l'association

J’ai ravivé la flamme sous l’arc de triomphe !

« Lorsqu’on m’a proposé de participer à la cérémonie du ravivage de la flamme du Soldat Inconnu avec l’aumônerie musulmane aux armées, j’étais de suite intéressé et à la fois intrigué car je n’ai jamais participé à une commémoration telle que celle-là.

En arrivant sur les lieux de la cérémonie, j’étais intimidé par l’ensemble de la population (touristes, lycéens, pompiers volontaires, armée, etc…).

J’ai, dans un premier temps, été rassuré par mon éducateur puis par un officier de l’armée qui m’a expliqué comment se déroulerait la cérémonie, ce qui m’a apaisé.

Puisque je devais déposer la gerbe sur la tombe du Soldat Inconnu, j’étais installé en tête de cortège. C’était pour moi un honneur car je me sentais un citoyen important.

J’étais impressionné par les agents de police lorsque ceux-ci ont bloqué l’avenue des Champs Elysées pour que nous puissions nous rendre sur la tombe. Arrivé sous l’Arc de Triomphe, j’ai déposé la gerbe avec l’officier de l’armée. L’importance de cet acte m’a fait comprendre que des milliers de personnes sont mortes pour la France et que c’est une des manières pour ne pas les oublier. Lors du salut, j’étais pris de panique car je ne connaissais pas le protocole du salut militaire.

Cette cérémonie a été pour moi un moment émouvant et j’espère pouvoir assister de nouveau à cette cérémonie et pourquoi pas à d’autres évènements tels que celui-là. »

Mohamed C.

La lettre n°71Vie de l'association

Forum famille – enfance en danger, à l’ambassade de France à Moscou

L’Association Concorde a eu le très grand bonheur d’être invitée le 21 novembre 2018 par l’Ambassade de France à Moscou, pour participer au forum des associations et des acteurs de la société civile sur le thème « Aider et accompagner les familles en France et en Russie ». Ainsi Florence Mazerat, directrice générale et Philippe Allard, chef de service ont été missionnés par Monsieur Junqua, président, pour représenter l’association. Madame Sylvie Bermann, ambassadeur de France et Monsieur François Croquette, ambassadeur de France pour les droits de l’homme, ont ouvert la journée. Quatre grands thèmes ont été abordés et animés par des tables rondes :

1 – Parentalité et travail

Problématique : Le taux d’activité des femmes est élevé en Russie et la problématique de la conciliation entre la vie professionnelle et la vie familiale y est bien sûr présente. Celle de la responsabilité des pères dans l’éducation au quotidien de leurs enfants émerge, le congé parental leur est ouvert depuis 2007. Une des questions centrales est celle de la garde des jeunes enfants, secteur dans lequel un développement des modes de garde associatifs et des associations d’assistantes maternelles est souhaité. Le thème de la parentalité et du travail peut également être lié à celui du développement du capital humain (augmentation des taux d’activité, élévation des compétences, qualité de vie et de santé, lutte contre la pauvreté, …) qui se veut être un des axes directeurs des politiques russes. Ces différentes problématiques qui traversent les sociétés russes et françaises, se prêtent à échanger.

2 – Des familles et des droits

Problématique : Comme dans d’autres pays, le stéréotype du « monolithisme » de la famille russe ne reflète pas la réalité : les familles sont diverses, les relations en leur sein évoluent, la proportion de familles monoparentales y est comparable à celle constatée en France et, comme ailleurs, il y a des couples sans enfant. L’autorité paternelle paraît pouvoir primer en droit l’intérêt de l’enfant à la différence du cadre posé par le Code Civil français mais ce point est débattu, notamment en matière de soins de santé. La facilité avec laquelle étaient prononcées les décisions de déchéance de l’autorité parentale est remise en question. Les violences domestiques en recul mais qui sont toujours un chancre de la société russe, pourraient donner lieu à de nouvelles dispositions législatives, susceptibles de créer de nouveaux droits pour les adultes ou les enfants qui en sont victimes. Dans ce contexte, les associations et les services sociaux interviennent pour aider, accompagner ou faire face à des situations de crise, comme pour faire avancer les représentations. La table ronde a pour but de susciter un échange entre les acteurs des sociétés civiles russes et françaises sur ces questions.

3 – Famille et handicap

Problématique : L’opinion et la société russe sont particulièrement sensibles à la place faite aux personnes handicapées, après une prise de conscience des situations de mauvais traitements et de violations de leurs droits dans les établissements mises à jour dans les années 1990 et au début de ce siècle. L’orientation prise par les pouvoirs publics est de faciliter l’éducation des enfants handicapés dans le milieu ordinaire et donc dans leur famille. Elle s’accompagne et en fait a été précédée par le développement d’une offre associative de services aux familles née dans la société civile, dynamique finalement assez proche de celle qu’a connue la France dans la seconde moitié du XXème siècle. Dans les établissements d’hébergement d’enfants ou d’adultes handicapés qui resteront nécessaires, l’enjeu est de construire des modes d’organisation et de prise en charge qui favorisent la sortie vers le milieu ordinaire. A nouveau, l’intervention des associations, notamment de volontaires, et des familles est indispensable pour favoriser l’ouverture et les liens avec l’extérieur.

4 – Protection de l’enfance en danger

Problématique : Dans les périodes les plus difficiles de son histoire, la Russie a connu des situations où des milliers voire des millions d’enfants étaient à la rue et la mémoire en reste encore dans les esprits. La réponse des autorités publiques a elle-même été longtemps le placement des enfants en internat. Cette époque est révolue, le nombre des enfants dans les orphelinats a été considérablement réduit avec les placements en famille d’accueil et l’adoption. Celle-ci suppose de nouveaux modes d’organisation et d’intervention des services sociaux dont le développement d’une offre de service associative. Les autres champs de la protection de l’enfance, protection judiciaire ou prise en charge de l’enfance délinquante, connaissent des évolutions identiques, avec cette particularité qu’il n’existe pas en Russie d’institution comparables au juge pour enfant qui garantit en France la légitimité et le caractère contradictoire des décisions prises. De ces évolutions – où les acteurs de la société civile jouent un rôle central -, dépendent, pour partie, l’image que la Russie peut se donner d’elle-même, de sa rupture avec un passé consommé maintenant lointain et de la place des familles en son sein.

Nous sommes intervenus à deux voix : Florence Mazerat a présenté le dispositif de la protection de l’enfance en France, le cadre juridique ainsi que les fondements de notre association. Quant à Philippe Allard, il a présenté la prise en charge effective des jeunes, l’organisation du travail, les missions éducatives. A l’issue de notre présentation, nous avons eu des débats passionnés et passionnants. Des contacts ont été pris entre les acteurs russes et nous-mêmes. Nous espérons très vivement une suite à ces échanges. Notre mission a été riche d’enseignements, pour nous comme pour nos homologues russes.

La lettre n°71Vie de l'association

Arbres de Noël à Concorde

Selon la tradition qui, chaque fin d’année, est respectée pour le plus grand plaisir des petits et des grands, nos différentes structures, Maisons, METADAP, Relais-ados, SEPAD, ont dressé des arbres de Noël bien enguirlandés et illuminés au cours de la semaine du 17 au 21 décembre.

Après un diner ou un buffet rassemblant tous les jeunes d’un même établissement, et souvent des anciens, entourés des salariés et d’invités dans la joie et la bonne humeur, ce fut la distribution, empreinte de chaleur et de sympathie, des cadeaux et de boites de friandises. L’ambiance était détendue et festive sans aucune fausse note. C’est toujours un moment difficile à vivre pour certains de nos jeunes qui ressentent parfois plus douloureusement la séparation d’avec leur famille. L’attention que leur portent leurs éducateurs, la gentillesse de tous les personnels et le savoir-faire des cuisiniers s’efforcent de la compenser, autant que possible.

C’est un moment privilégié de rencontres au cœur de la vie d’une maison que j’ai pu partager cette année encore aux côtés de Florence et j’ai, pour ma part, passé une excellente semaine.

Alain Junqua, président

La lettre n°71Vie de l'association

Pour une politique active de formation des équipes

La formation continue est un levier important de fidélisation des équipes. Le développement des compétences personnelles et professionnelles nous permet de lutter contre l’épuisement des salariés, tout en favorisant une politique de qualité de vie au travail.

Pour ce faire, nous avons établi des partenariats et développé des offres de formation récurrentes et ciblées. Pour exemple :  Nous travaillons depuis trois ans avec l’association « Bienveillance » sur la gestion de la violence. Les objectifs sont multiples : canaliser avec éthique pour faire diminuer la violence, comprendre et anticiper en équipe la gestion de la violence et les actions de prévention, savoir se protéger psychologiquement de la violence de l’usager, apprendre un protocole et des techniques physiques pour protéger l’usager de sa propre violence ainsi que ceux qui l’entourent. Cette formation s’articule sur deux ans (niveau 1 et niveau 2).  Nous mettons en place des actions de formation sur site qui s’adressent à l’ensemble de nos salariés, de manière transversale. Les thématiques sont proposées par les équipes elles-mêmes, – 2018 : le travail avec les parents : une approche systémique et le droit des étrangers. – 2019 : accompagner les jeunes victimes de harcèlement ; la vie affective et sexuelle en institution (focus sur le michetonnage) ; l’accompagnement des MNA (mineurs non accompagnés) et l’intervention à domicile en Protection de l’Enfance.  Nous collaborons avec UNIFAF (Fonds d’Assurance formation de la branche sanitaire, sociale et médico-sociale) dans le cadre des actions collectives prioritaires en direction des salariés et des cadres, ce qui nous permet de proposer des actions thématiques de formation en lien direct avec nos problématiques de travail : – Encadrer et prendre soin de son équipe – Améliorer la qualité de vie au travail – Prévenir les risques professionnels – Favoriser la participation et le pouvoir d’agir des adolescents – Sexualité et vie affective (focus sur la prostitution juvénile et les violences sexuelles) – Repérer et mieux prendre en charge les jeunes présentant des troubles psychiques – Les équipes face au refus de soin – Etc …  Nous avons monté un partenariat avec le théâtre « El Duende » afin de favoriser l’expression et l’échange entre professionnels et jeunes via l’extériorisation des sentiments et émotions.  Nous favorisons l’inscription à des colloques nationaux tels que ceux de l’ANMECS (Association Nationale des Maisons d’Enfants à Caractère Social), mais aussi l’organisation d’interventions en journée. Nous collaborons avec le GISTI (Groupe d’intervention et de soutien des immigrés), centre de ressources et d’échanges ouvert aux professionnels, le pôle formation du CRIPS Ile de France (Centre régional d’information et de prévention du sida et pour la santé des jeunes) et la Mission Métropolitaine de Prévention des Conduites à risques.

Nous souhaitions pérenniser et élargir nos partenariats afin de permettre à chaque salarié de se doter d’outils favorisant la compréhension des projets et l’appropriation des objectifs des missions qui lui sont confiées.

la lettre n°70Vie de l'association

Les jeunes de Chevreul au théâtre EL DUENDE

Après leur succès lors des journées de l’Association Nationale des Maisons d’Enfants à Caractère Social (l’ANMECS) en mars 2017 à l’UNESCO, nos jeunes artistes sont remontés sur « les planches » avec la compagnie EL DUENDE. Accueillis par l’ensemble de la troupe dans leur Théâtre, ils n’ont pas eu de cours avec un professeur mais ont beaucoup échangé avec les comédiens et ont rapidement fait partie de la « famille ». On danse, on chante, on joue la comédie, on fait le clown… mais surtout on rencontre des artistes qui sont à l’écoute et la magie opère. Les jeunes prennent confiance, se libèrent et nous offrent le meilleur d’eux-mêmes. Ils se surpassent, surmontent les peurs et les appréhensions, témoignent de leur affection et se respectent. Ils expérimentent également des attitudes qui leurs font tant défaut : l’écoute et la concentration. La représentation a eu lieu au Théâtre EL DUENDE à Ivry, le samedi 2 juin 2018, dans le cadre du « OUF FESTIVAL » de la Ville. Un immense merci à Servane, Morgane et Abdel pour leur investissement, leur rôle dans la pièce et leur bonne humeur. Une très belle aventure qui fait du bien à tout le monde.

Je sais déjà que je peux compter sur eux pour le prochain projet en 2019 à l’occasion du 50ème anniversaire de l’AEPC.

Philippe Allard, chef de service

la lettre n°70Vie de l'association

Les jeunes diplômés de l’AEPC à l’honneur pour la rentrée

Beau moment festif et rempli d’émotion pour l’hommage rendu jeudi 20 septembre aux jeunes diplômés 2018, dans le restaurant pédagogique géré et animé par l’association. Sur 43 candidats à divers examens : brevet des collèges, brevet professionnel, CAP, bac, 38 ont passé leurs épreuves avec succès. Avec un taux de réussite de 88,4%, les élèves des maisons d’enfants de Concorde s’inscrivent dans les moyennes nationales de réussite ou les dépassent. Parmi les présents réunis autour des jeunes : les membres du conseil d’administration, la direction, les équipes éducatives, le personnel administratif. M. Alain Junqua, président de l’AEPC et Madame Florence Mazerat, directrice générale, ont remis à chaque jeune lauréat une médaille et un diplôme de reconnaissance pour le travail accompli. Ce fut aussi l’occasion de faire un bilan positif des activités de l’été, de remercier les équipes éducatives. Concorde, qui fêtera dans quelques mois son 50ème anniversaire, se porte bien.

Jacques Carton, administrateur

la lettre n°70Vie de l'association

Le peintre Gustav Klimt séduit les jeunes de l’atelier scolaire

Situé entre Bastille et Nation, dans une ancienne fonderie du XI ème arrondissement parisien, l’Atelier des Lumières propose des expositions numériques immersives monumentales diffusées en continu. Avec 140 vidéoprojecteurs et une sonorisation spatialisée, cet équipement multimédia unique en son genre épouse 3 300 m2 de surfaces, du sol au plafond, avec des murs s’élevant jusqu’à 10 mètres. Pour son ouverture, l’exposition était consacrée à Gustave Klimt. Nous avons choisi cet endroit pour notre sortie de fin d’année estimant que pour les jeunes de l’atelier
scolaire il y serait plus abordable et ludique de découvrir un peintre que dans un musée classique où les toiles sont figées. Sans étonnement, tous ont apprécié le lieu et certains même se sont mis spontanément à danser en jouant avec la lumière des toiles projetées au sol et au son de la musique classique qui était diffusée. Dans un immense espace, il est possible de se déplacer pendant la projection. Cette exposition se prolonge jusqu’au 6 janvier prochain, et nous vous invitons à vous y rendre, en sachant qu’elle peut plaire à tout âge. Après un pique-nique dans un des nombreux jolis parcs de Paris, nous avons rejoint le port de la Bastille à pied et flâné le long des berges sous un beau soleil. Ce fut une très belle journée.

Carol Spence, éducatrice scolaire

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46 èmes Journées Nationales d’Etude et Formation de l’ADC

Cette année, c’est à Nîmes, ville d’Occitanie dont les arènes, l’amphithéâtre, la Maison Carrée et le pont sur le Gard font la renommée, que se sont déroulées les 26, 27 et 28 septembre, les 46 èmes Journées Nationales d’Etude et Formation de l’ADC ( Association des Directeurs, Cadres de direction du secteur social, médico-social et sanitaire ). La direction générale de l’AEPC au complet à savoir : Florence Mazerat (directrice générale), Yann Chatelin (directeur général adjoint), Sandrine Baillergeant (directrice technique) entourés des cinq directeurs des structures, modules et dispositifs de l’ AEPC ont, comme chaque année, activement participé à ces journées avec de nombreux autres cadres de direction venus des quatre coins de France. Thème étudié : « Prendre des risques en toute sécurité » ! Ainsi, les intervenants, docteur en philosophie, philosophe et psychanalyste, professeur au CNAM , directeur général d’ ANRAS ( Agence Nationale et d’Action Solidaire ), juge des enfants, psychiatre, formatrice IRTESS ( Institut Régional Supérieur du Travail Educatif et Social ), directeur général de l’ ARS ( Agence Régionale de Santé ) et directeur EHESP ( Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique ) ont, seuls puis en tables rondes, abordé « la philosophie du risque », « le risque de penser », « le risque d’agir » et « le risque de rêver ». Les cadres de direction de l’ AEPC sont repartis mieux formés et informés pour donner plus de sens encore au travail de terrain mis en œuvre avec l’ensemble des équipes pour l’accueil des enfants. L’année prochaine les JNEF de l’ ADC se dérouleront à Nantes (Pays de Loire) sur le thème : « l’Etre connecté ou l’E-Directeur ».

Éric Bertherat, directeur de la Plateforme Adophe – SEPAD