Les recommandations de la conférence de consensus CNESCO

Les recommandations de la conférence de consensus du CNESCO qui s’est tenue les 13 et 14 mars 2019 sont arrivées !

Cet article du site theconversation.com pointe le problème lancinant en France : Langues étrangères : les résultats décevants des élèves français. 

Parmi ces 10 recommandations la dixième nous interpelle.

1. Travailler sur l’oral de manière progressive, de la maternelle jusqu’au lycée
2. Guider les élèves vers l’autonomie, en s’appuyant notamment sur les outils numériques
3. Créer des ponts entre les différentes langues et cultures
4. Évaluation : reconnaitre un « droit à l’erreur » et mieux cibler les compétences réelles des élèves
5. Proposer des cours de langues d’une durée plus courte mais plus régulièrement
6. Amplifier, sur le temps scolaire, l’exposition aux langues étrangères
7. Favoriser la mobilité internationale de tous les élèves et des enseignants
8. Redonner une place à l’enseignement explicite des langues
9. Construire un « programme lexical » national
10. Repenser le recrutement et la formation des enseignants en langues

« La formation doit s’appuyer davantage sur le vécu des enseignants pour les amener à déconstruire leurs croyances autour de la langue qu’ils auront à enseigner et pour favoriser une pratique réflexive. La formation doit également être reliée de façon plus systématique aux résultats de la recherche. Cette double approche devrait notamment permettre de faire évoluer la posture des enseignants sur la place et le traitement de l’erreur en cours de langues. »

Notons que les besoins de formation mis en évidence par les enseignants de langues portent sur leurs compétences dans le domaine du numérique et ce, plus que leurs collègues d’autres disciplines.

Parmi les interventions très riches de cette conférence, citons celle d’Emmanuelle Huver sur l’évaluation.

La rapport scientifique de Christian Ollivier Enseigner pour aider à apprendre les langues pointe bien la difficulté de changer les postures enseignantes avec des préconisations trop éloignées de leurs croyances et pratiques personnelles. Ne dit-on pas qu’il faut prendre les étudiants là où ils sont pour tenter de les amener là où on veut ? Alors, ne devrait-on pas faire de même avec les enseignants ?