Journée des germanistes : échange de bonnes pratiques

 

La première partie de l’atelier était consacrée aux outils de sondage et de quiz. Après une mise en jambes autour d’un Kahoot concocté par Katrin Dussud (Sorbonne), Ursula Klein-Hessling (Neoma Business School) a présenté Wooclap, une application très complète qui propose de nombreuses activités (sondages, nuages de mots, quiz, brainstorming…) tout en restant facile d’utilisation. Finalement, Jan Mertens (ESSEC) a exposé son usage de l’application Socrative dont il se sert pour organiser des évaluations formatives et normatives. Ces applications ont comme point commun de renforcer l’engagement des étudiants et de favoriser l’interactivité dans les cours à distance. S’agissant des cours hybrides avec une partie des étudiants en présentiel et une autre partie en visioconférence, ces applications mettent les étudiants sur un pied d’égalité alors qu’à l’oral, on a tendance à favoriser les étudiants physiquement présents. Il existe maintenant une multitude d’applications interactives et collaboratives (Klaxoon, Miro, Padlet, Mentimeter, AhaSlides, Beekast, Quizlet, LearningApps etc.), sans parler des LMS comme Moodle qui permettent également la création de quiz et de sondages. Puisqu’il est toujours chronophage de se familiariser avec un nouvel outil, il est important de pouvoir partager les exercices créés, ce que les collègues présents feront volontiers. La plupart de ces applications proposent gratuitement une version basique mais il vaut mieux être vigilant en ce qui concerne la protection des données personnelles.

Après une pause café dans les « breakout rooms » de Zoom qui permettent de discuter en petits groupes, nous avons enchaîné par des exemples de séquences de cours réalisées en distanciel. Jean-Yves Lalande (ESTACA) a organisé une simulation d’entretiens d’embauche sur Teams. Après un travail préparatoire (création d’entreprises, répartition des rôles, définition des profils recherchés, candidatures, …), les étudiants « candidats » sont passés devant les jurys de « recruteurs », avant d’inverser les rôles et de devenir eux-mêmes « recruteurs ». Ceci était possible grâce aux groupes de « conversation » sur Teams qui permettent de gérer des visioconférences en parallèle. Les étudiants, pourtant peu motivés au départ, se sont beaucoup investis dans ces jeux de rôles et le fait que ceux-ci se déroulaient par écran interposé a plutôt désinhibé les plus timides.

Une deuxième expérience a été rapportée par Hannelore Guerrand (EIGSI) qui a organisé un séminaire intensif d’anglais (24 h sur 4 jours) qui réunissait des étudiants des campus de La Rochelle et Casablanca et associait aussi l’école partenaire de Lübeck. L’activité phare était la création d’un Think Tank autour d’une thématique RSE. Grâce à l’implication des 190 étudiants et des dix enseignants, le séminaire a connu un franc succès, malgré le fait que l’outil google meet offre moins de possibilités que d’autres plateformes de visioconférence.

Cécile Lacoin (Ecole Centrale de Lyon) travaille avec la plateforme Zoom qui semblait avoir les faveurs des professeurs présents à l’atelier. Cécile a utilisé les fameux breakout rooms pour organiser un salon du tourisme à Berlin. Les étudiants ont fait une recherche en binôme sur un thème particulier du tourisme (culture, histoire, sport, nature…). Ensuite la moitié d’entre eux est devenue « personnel de l’office de tourisme » présentant un stand et l’autre moitié « visiteurs » à la recherche d’information. Les touristes sont passés de stand en stand (3mn chaque fois) pour s’informer et ensuite ils ont inversé les rôles. Cela nécessite une bonne organisation pour attribuer les « breakout rooms » toutes les 3 mn, mais avec zoom, ça marche bien et au final, chaque élève joue deux rôles et parle une bonne quarantaine de minutes sans interruption.

Par rapport à la précédente Journée des Germanistes qui a pu avoir lieu in extremis en février 2020, entre les grèves de la SNCF et le début du confinement, le nombre de participants avait quasiment doublé. En effet, il était plus facile pour des collègues habitant loin de Paris de se joindre à une visioconférence plutôt que de se déplacer physiquement. Néanmoins, tous espéraient se revoir « en vrai » le plus vite possible. En attendant, une deuxième rencontre sur Zoom est prévue courant avril qui sera consacrée à deux présentations pour lesquelles il n’y avait plus le temps le 6 mars.

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